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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 22:10
Samba-Panza : "je garde le cap"

 

 

 

Interview avec Iréné Herman Houngbo, correspondant BBC Afrique à New York 29/09/15 (BBC)

 

La présidente de la RCA, Catherine Samba-Panza, répond aux questions de la BBC concernant sa décision d'écourter son séjour à New York où elle participait à l'Assemblée générale des Nations unies.

 

Elle serait attendue mardi en fin de journée à Bangui, où des violences meurtrières continuent pour la troisième journée consécutive, selon des sources proches de la présidence.

 

BBC Afrique : Pour quelles raisons étiez-vous présente à l’assemblée générale des Nations Unies?

 

Catherine Samba-Panza : Je suis venue à New York pour défendre un dossier sur la République Centrafricaine, pour convaincre les partenaires qu’il était très important de continuer à nous accompagner, non seulement sur la période de transition, mais également au-delà. Pour permettre aux nouveaux dirigeants qui seront élus démocratiquement d’avoir les moyens de leur politique en attendant que les programmes se mettent en place pour la République Centrafricaine.

 

BBC Afrique : Pourquoi un retour anticipé en RCA ?

 

Mme Samba-Panza : Le peuple centrafricain vit des moments difficiles et a besoin de savoir que son chef de l’Etat est à ses côtés pour partager ses difficultés. Le peuple a surtout besoin d’être rassuré, je pense qu’il faut que j’aille à Bangui rassurer le peuple centrafricain. Je l’avais fait quand j’étais maire de Bangui. Le 5 décembre 2013, lors d’attaques des ex-Seleka et des anti-balaka, j’étais vite rentrée. Cela a rassuré la population centrafricaine qui a pu se réorganiser et avoir de l’espoir à nouveau.

 

BBC Afrique : Pensez-vous que d’anciens dignitaires de la classe politique centrafricaine pourraient être derrière ces turbulences qui secouent aujourd’hui votre pays ?

 

Mme Samba-Panza : Nous savons que les anciens dignitaires du pouvoir en RCA ont la volonté de revenir aux affaires. Ce n’est un secret pour personne, Nairobi nous l’a démontré. Et depuis Nairobi, il y a eu des demandes incessantes d’une troisième transition avec l’inclusion de tous les anciens dignitaires du pays. Sur le terrain, nous savons quels sont les éléments qui instrumentalisent et qui alimentent cette insécurité.

 

BBC Afrique : Sur place à Bangui, des manifestants réclament le retour de l’armée régulière et le retrait des forces françaises. Que leur répondez-vous ?

 

Mme Samba-Panza : Sans la présence de la communauté internationale, nous n’aurions pas pu obtenir les avancées de la transition. Mais nous comprenons parfaitement l’impatience du peuple centrafricain qui aimerait vite voir le retour à la sécurité, à la normalité, et la présence des forces de sécurité qui sont en mesure partout à l’intérieur du pays de les protéger. Nous allons ensemble gérer cette crise avec la communauté internationale, et expliquer aux populations centrafricaines que nous avons besoin de la solidarité de nos frères africains et de nos frères de la communauté internationale pour continuer à mener ensemble le combat de la sécurité.

 

BBC Afrique : Certains réclament même votre départ…

 

Mme Samba-Panza : Depuis que je suis arrivée à la tête de la transition, il est constamment demandé ma démission. Mais je garde le cap. J’ai reçu mandat de la population de diriger cette transition à son terme et de manière apaisée. Je garde ce cap pour mon pays.

 

BBC Afrique : Pouvez-vous tenir les élections comme le souhaite la communauté internationale ?

 

Mme Samba-Panza : Les dates prévues des élections seront sans doute revues, compte tenu des difficultés sur le terrain rencontrées dans le cadre des opérations électorales. Il ‘s’agit d’une décision qui doit se prendre avec toute la classe politique, avec tous les acteurs centrafricains, pour qu’ensemble nous voyons d’ici la fin 2015 à quelle date nous pouvons organiser le référendum constitutionnel et les élections groupées présidentielles et législatives.

 

BBC Afrique : Vous quittez les négociations, alors que vous avez besoin d’environ 3 million de dollars américains pour boucler le budget des élections. Qu’allez-vous faire si vos partenaires ne réagissent pas à temps ?

 

Mme Samba-Panza : Il y a eu beaucoup d’annonces, beaucoup d’engagements, qui vont se manifester ces jours-ci. Nous étions fiers de venir annoncer cela lors du sommet sur la RCA. Malheureusement nous sommes obligés d’écourter notre séjour, mais nous avons des ministres qui ont toute la capacité de nous représenter lors de ces négociations.

 

 

Violences en Centrafrique : la présidente Samba-Panza rentre précipitamment à Bangui

 

http://www.france24.com/fr  29/09/2015

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza a quitté précipitamment l'Assemblée générale de l'ONU lundi pour rentrer à Bangui sous haute tension. Les violences intercommunautaires ont fait une vingtaine de morts depuis ce week-end.

 

La présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a quitté New York prématurément lundi 28 septembre alors qu’elle participait à l'Assemblée générale de l'ONU, pour rentrer précipitamment à Bangui en proie à de violents affrontements intercommunautaires.

 

Depuis trois jours, les barricades sont de retour, les pillages et les affrontements se multiplient. Lundi, plusieurs centaines de manifestants ont tenté de prendre d'assaut le palais présidentiel avant d'être repoussés par les forces de la Minusca (mission de l'ONU en Centrafrique). Ils réclament le départ du gouvernement de transition ainsi que le retrait des forces françaises Sangaris et des casques bleus de l'ONU, accusés de tirer sur les manifestants.

 

"Les habitants sont désespérés et les plus jeunes ne décolèrent pas. Selon une députée jointe par téléphone et qui vit près du centre, les barricades sont partout et les habitants ne peuvent même pas rejoindre les hôpitaux. Elle explique aussi que les anti-balaka se pavanent en armes, estimant que la Centrafrique a fait un bond en arrière", explique Matteo Guidoux, correspondant de France 24 à Bangui.

 

Un bilan qui s’alourdit, les ONG évacués

 

Malgré l'instauration d'un couvre-feu, la nuit de lundi à mardi a été agitée. Des tirs ont été entendus et les pillages ont repris dans le centre ville de Bangui. Les locaux des ONG, désertés depuis lundi par les personnels, ont été assaillis. "Médecins du Monde aurait fait les frais des pillards et de la population qui vient se servir", assure Matteo Guidoux.

 

Des humanitaires ont encore été évacués dans la nuit vers la République démocratique du Congo par la Minusca. Une mesure de sécurité nécessaire face à l’insécurité croissante. Selon une source de la gendarmerie, plusieurs centaines de détenus se sont évadés lundi de la prison de Ngaragba, la principale prison de Bangui.

 

Les violences ont fait entre 20 et 30 morts depuis ce week-end, selon des sources hospitalières et humanitaires. Lundi, trois manifestants ont été tués et sept blessés à la mi-journée. Les manifestants accusent les casques bleus de la Minusca, qui a démenti avoir ouvert le feu.

 

Pour Samba Panza, l’ombre de Bozizé plane sur les manifestations

 

Interrogée par France 24, la présidente du gouvernement de transition Catherine Samba-Panza estime que ces manifestations sont orchestrées par les partisans de l'ex-président François Bozizé, renversé par la rébellion de la Séléka en 2013.

 

"Nous savons que les anciens dignitaires du pouvoir en République centrafricaine ont la volonté de revenir aux affaires, ce n'est un secret pour personne. (...) Et sur le terrain, nous savons quels sont les éléments qui agitent, qui instrumentalisent et qui alimentent cette insécurité", accuse Catherine Samba-Panza. Quand notre journaliste, Gallagher Fenwick, lui demande si l’ancien président fait partie des agitateurs, elle répond sans hésiter : "Très certainement !"

 

L'ex-président Bozizé, exilé en Ouganda depuis son renversement, accuse de son côté le gouvernement en place de vouloir l'exclure de la prochaine élection présidentielle. "La démocratie a été assassinée à ciel ouvert en Centrafrique. La seule solution possible c'est le dialogue politique inclusif qu'on n'a jamais voulu faire réaliser jusqu'à présent", a-t-il déclaré à la presse.

 

L’ONU préoccupé

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé lundi soir sa "profonde préoccupation" concernant la situation en Centrafrique et a appelé à l'"arrêt immédiat des violences". Il a réitéré son "soutien aux autorités de transition, dirigées par Catherine Samba-Panza", et appelé à la tenue d'élections libres et transparentes "d'ici la fin 2015".

 

Ravagée pendant deux ans par un chaos indescriptible et des violences intercommunautaires sanglantes ayant suivi un coup d'État, la République centrafricaine reste en déliquescence, malgré la présence des forces onusiennes et françaises, et en dépit d'une aide internationale massive.

 

Même si le niveau des violences a considérablement baissé en Centrafrique, le pays connaît une insécurité persistante. Le processus de transition engagé en janvier 2014 devait en effet aboutir à la tenue d’élections présidentielle et législatives le 18 octobre prochain, mais tout le monde s’attend désormais à ce qu’elles soient reportées

 

 

Centrafrique : Catherine Samba Panza coupe court à sa visite à New York

 

http://www.voaafrique.com/  29.09.2015 01:21

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé sa profonde préoccupation devant la flambée de violence de ces derniers jours à Bangui et appelé à une fin rapide d’une telle violence.

 

La présidente de la transition a quitté New York pour Bangui lundi après-midi, en raison de la situation qui prévaut dans son pays.

 

Selon des sources contactées par VOA Afrique, le chef de la mission de l’ONU en République centrafricaine, Parfait Anyanga Onyanga, accompagne Mme Samba Panza.

 

Avant de quitter New York, elle avait lancé un appel au calme :

 

De leur côté, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont exprimé leur profonde préoccupation devant la flambée de violence de ces derniers jours à Bangui, et ils ont appelé à une fin rapide d’une telle violence. Ils ont fermement condamné ces violences, y compris toutes les attaques contre les civils, la violence intercommunautaire, ainsi que les attaques contre le personnel humanitaire. Les responsables répondront de leurs actes devant la justice, ont-ils rappelé.

 

Le Conseil de sécurité a réitéré son appel à toutes les milices et aux groupes armés de déposer les armes et de cesser immédiatement toute forme de violence et activité de déstabilisation.

 

 

Centrafrique: la présidente appelle au calme, 40 morts selon l'Onu

 

http://www.lamontagne.fr/

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a appelé au calme la population de Bangui, en proie depuis trois jours à une vague de violences populaires, et écourté un voyage aux Nations unies à New York pour rentrer en Centrafrique.

 

"Je lance un appel au calme à vous mes compatriotes. Je vous demande de regagner vos domiciles. Je sais que quand je m'adresse à vous, vous m'écoutez", a affirmé la présidente dans un message en langue nationale sango diffusé mardi matin par la radio nationale.

 

Près de 40 personnes ont été tuées dans les récentes violences en Centrafrique, et au moins 27.400 autres ont été déplacées en quelques jours tandis que 500 détenus se sont échappés, s'est alarmé mardi l'ONU.

 

"Nous craignons que la violence que nous voyons à Bangui soit un retour aux jours sombres de la fin 2013 et de 2014, lorsque des milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliers ont dû fuir leurs foyers", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Leo Dobbs, lors d'un point de presse à Genève.

 

Selon des sources proches de la présidence, Mme Samba Panza, qui participait à New York à l'Assemblée générale des Nations unies, était attendue mardi en fin de journée à Bangui. "Je serai de retour dans quelques jours et nous verrons ensemble comment sortir de ces nouvelles violences", a-t-elle indiqué dans son message.

 

Pour la troisième journée consécutive, la capitale centrafricaine était paralysée mardi par des barricades tenues par des manifestants réclamant notamment la démission de la présidente après les violences du week-end suivies de pillages dans plusieurs quartiers.

 

Des tirs sporadiques ont encore émaillé la nuit de lundi à mardi et étaient toujours entendus dans la matinée après la levée de couvre-feu, à 06H00 (05H00 GMT).

 

Selon une source militaire jointe par l'AFP, ces tirs venaient des forces de sécurité qui tentaient de disperser des groupes de pillards qui ont vandalisé les locaux de plusieurs organisations humanitaires, évacués auparavant par le personnel pour des raisons de sécurité.

 

Selon le Haut-comissariat aux Réfugies de l'ONU, les violences ont déja fait 36 morts et quelque 27.400 éplacés. Médecins sans frontières (MSF) avait évoqué lundi 21 tués et "plus de 100 blessés', tandis que l'Unicef faisait état d'"une trentaine de tués".

 

- Peur des pillards -

 

Nombre d'habitants restaient cloîtrés dans leurs maisons, de crainte de nouvelles violences ou d'être attaqués par des pillards. Plusieurs milliers de Banguissois ont également fui leurs domiciles pour se mettre à l'abri dans des camps de déplacés, notamment près de l'aéroport, où sont basées les forces internationales.

 

Des bâtiments des ONG Première urgence ou Cordaid ont notamment été la cible de pillards ainsi que des locaux du Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM), selon la gendarmerie centrafricaine, qui indique avoir repoussé des pillards devant plusieurs locaux d'ONG.

 

Dans la ville, où sont présentes les forces de l'ONU (Minusca) et française Sangaris, des barricades empêchaient quasiment toute circulation et seuls de très rares taxis étaient visibles.

 

Le meurtre d'un conducteur de moto-taxi musulman samedi a servi de détonateur à cette nouvelle explosion de violences dont la capitale centrafricaine est coutumière depuis deux ans.

 

Les violences ont débuté dans le quartier de PK-5, épicentre des massacres intercommunautaires à Bangui et dernier bastion des musulmans chassés des autres quartiers par les milices chrétiennes anti-balaka. Violences et pillages de commerces, d'entrepôts et de maisons se sont ensuite étendus aux quartiers limitrophes.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, un des pays les plus pauvres au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir.

 

Des élections présidentielle et législatives doivent être organisées avant la fin 2015. Un referendum sur l'adoption d'une nouvelle Constitution - préalable à toute élection - était fixé au 4 octobre. Or les opérations de recensement électoral ne sont toujours pas achevées, alors que le 1er tour de la présidentielle avait été fixé au 18 octobre.

 

C'est également dans ce contexte de troubles persistants que le pape François est attendu les 29 et 30 novembre à Bangui, dernière étape d'une tournée africaine.

 

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