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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 22:08

 

 

 

Par RFI 29-09-2015 à 20:41

 

Depuis quatre jours, la capitale centrafricaine est en proie à une nouvelle série de violences. Tout est parti, samedi, de l'assassinat d'un chauffeur de moto-taxi. Malgré un couvre-feu décrété à Bangui, les esprits continuent de s'échauffer. Et si ce mardi matin, la situation était sous contrôle, ce calme reste extrêmement précaire.

 

S'il n'y a pas eu de manifestation ce mardi matin, la situation s'est tendue dans l'après-midi puisque des affrontements et des tirs à l'arme lourde sont signalés dans le quartier Combattant, le long de l'avenue des Martyrs, qui relie l'aéroport au centre-ville.

 

Cet axe est jonché de barricades depuis plusieurs jours. Une situation qui a empêché ce mardi les vols commerciaux de se poser sur l'aroport de Bangui Mpoko puisque les passagers qui débarquent ne peuvent être conduits en sécurité en ville.

 

Il semble donc que la Minusca, appuyée par les troupes françaises de la force Sangaris, ait décidé de mettre un terme à cette situation et de démanteler ces barricades. Les tirs sont nourris, et d'après nos informations, les casques bleus progressent lentement le long de cet axe.

 

Mais ce matin sur cette même avenue un incident meurtrier a été signalé. Un convoi de la Minusca a été la cible d'un jet de grenade. Les casques bleus ont alors riposté et aurait tué deux hommes qui se situaient sur ce barrage.

 

On ignore le bilan total des combats pour le moment. « Le calme est vraiment précaire, il n’y a même pas de circulation et la population circule à pied, témoigne un habitant du quartier Combattant. Il y a toujours des barricades, même devant ma porte, il y a des jeunes du quartier qui ont mis des barricades. On ne peut donc pas accéder au centre-ville, on ne peut pas aller au bureau et on ne voit pas les forces centrafricaines sur la voie. »

 

Depuis le début de la soirée, le calme semble revenir peu à peu à Bangui même si des tirs sporadiques se faisaient toujours entendre dans la zone de l'aéroport. Selon une source onusienne, la route de l'aéroport est désormais rouverte.

 

Plus de 27 000 déplacés

 

Dans la nuit de lundi à mardi, le couvre-feu n'a pas été respecté. Les bureaux de plusieurs ONG ont été pillés, vandalisés. Des tirs étaient par moment perceptibles. Dans un tel contexte, il est bien difficile soigner les blessés.

 

Médecins sans Frontières a accueilli une centaine de blessés, par balle ou par machette, qui sont obligés de se déplacer par leurs propres moyens, à pied ou à moto, comme l'explique Axelle de la Motte, responsable de projet pour MSF : « On a reçu près de 100 blessés en trois jours. Nos équipes ne se déplacent pas, car il y a des barricades, des mouvements de population, des manifestations qui ne permettent pas des déplacements en toute sécurité. Lundi, on a reçu une quinzaine de personnes qui avaient vraisemblablement été blessées la veille, mais qui n’ont pu accéder qu’à ce moment-là à l’hôpital ».

 

Autre conséquence de cette insécurité : les populations fuient en masse se réfugier dans le camp de Mpoko, près de l'aéroport. En deux jours, selon les Nations unies, près de 27 000 personnes auraient convergé vers ce camp de réfugiés.

 

Face à la gravité de la situation, la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a décidé de quitter New York où elle participait à l’Assemblée générale des Nations unies. Ce matin, elle a fait diffuser un message, un appel au calme sur les ondes de la radio nationale centrafricaine.

RCA: pas de manifestation, mais encore des violences à Bangui
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