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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:33

 

 

 

Depuis quelques jours, le président du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) Désiré NZANGA KOLINGBA fait l’objet d’attaques personnelles en tout genre, d’un niveau de bassesse jamais atteint dans un débat démocratique digne de ce nom. Ces attaques notoires qui agitent la haine et l’inquisition à l’égard d’un homme politique qui n’a rien à prouver dans un pays dirigé depuis plusieurs années par d’indécrottables profito-situationnistes sont inadmissibles et indignes de leurs auteurs. Après tout le drame que traverse encore le peuple centrafricain, quoi de plus irresponsable et odieux que d’alimenter la haine tribale et ethnique avec les conséquences que chacun reconnait. Même si l’on sait pertinemment que les vautours ne doivent la vie qu’aux traînées de carcasses, mais il y a des limites du tolérable à ne pas dépasser.

 

En effet, ceux qui agitent la haine tribale et/ou confessionnelle n’ont rien compris à la crise qui frappe le peuple centrafricain. Les clivages ethniques constituent une catastrophe pour toute société humaine en général et, en particulier, pour la société centrafricaine. Au stade actuel des choses, chaque citoyen devra comprendre qu’appartenir à une ethnie ou une tribu n’est pas un défaut, ni même un délit (surtout qu’on ne la choisit pas) ; mais elle est une énorme richesse pour tout le pays. L’unité dans la diversité est une source de fierté nationale pour les Humains ; il n’y a donc pas de raison que ce ne soit pas le cas en Centrafrique. Pourquoi avoir honte de son ethnie ? Pourquoi la renier ? Pourquoi juger ou regarder les gens en fonction de leur appartenance ethnique ou tribale ? Je suis yakoma, banda, gbaya, kaba, mandjia, ngbaka, etc … et alors… Pourquoi nous devrions-nous faire le procès de nos ethnies et nos tribus ? Quelle aberration de s’entretuer parce que tel est yakoma, tel est kaba ou gbaya ? Combien d’innocents ont perdu la vie lors des tristes événements survenus dans le pays simplement parce leur seul tort est d’appartenir à une ethnie détestée ou en conflit avec une autre (alors que personnellement et individuellement ils sont irréprochables ou y sont pour rien dans les causes de ce conflit) ?

 

Il en est de même pour les patronymes que nous portons ! Je m’appelle POLISSE-BEBE et fier de porter ce nom et de le faire porter à mes enfants. Au nom de quoi mes enfants ne pourront-ils pas faire valoir leurs compétences (si elles étaient reconnues) simplement parce qu’il porte mon nom ? Pourquoi un fils KOLINGBA ou PATASSE (par exemple) ne pourrait-il pas briguer la magistrature suprême alors qu’il en a la capacité ? En quoi être fils de (…) constitue-t-il un obstacle à l’ambition de quelqu’un ? Faut-il juger les gens pour les erreurs commises par leurs ascendants ? Ou condamner les enfants pour la faute de leurs parents ???

 

Pour tout parent soucieux de la réussite de ses enfants, ce serait une injustice inqualifiable. Et si mon pauvre père était devenu Président de la République, rien ne m’aurait empêché de penser à le devenir à mon tour, pas par dynastie, mais par ambition personnelle de servir mon pays. D’ailleurs, quand je me rase le matin, … Suivez mon regard !

 

Cela me laisse penser que le reproche fait habituellement aux fils de (…) de faire carrière dans tel ou tel domaine, a fortiori postuler à la magistrature suprême, est un faux procès. Il est, dans ce cas, préférable de s’assurer de la compétence et surtout de la capacité de l’individu à gérer le pays, plutôt que de vouloir l’empêcher de s’assumer. Cela dit, pourquoi s’en prendre à Désiré NZANGA KOLINGBA à cause de son patronyme ? Quelle petitesse intellectuelle de susciter un faux débat de ce type sur un sujet qui, ailleurs, notamment aux USA, (à l’exemple des BUSH) ne préoccupe personne ? 

           

Alors, entendons-nous bien ! Ce qui est révoltant dans ces attaques minables, ce n’est nullement le débat démocratique qui devrait, à mon sens, porter sur les projets des candidats, leur vision politique et leur capacité à conduire la destinée de ce pays dévasté, mais plutôt les diatribes infondées portant sur leur vie privée, leur situation familiale, leur patronyme et leur appartenance ethnique, tribale ou confessionnelle; ce débat-là n’a pas droit de cité dans une société au bord de la déflagration. Car, ne l’oublions pas, le spectre de la scission plane encore sur Centrafrique, et ce n’est pas l’instrumentalisation de la haine tribale et confessionnelle qui l’en épargnerait. Cela dit, ceux qui se livrent à des exercices consistant à fouiller dans les poubelles de l’histoire pour exhumer le passé douloureux des centrafricains (comme  l’histoire des Kaba/Yakoma, Gbaya/Goula, Nordistes/Sudistes, Chrétiens/Musulmans) sont autant responsables du désastre de Centrafrique que les assassins qui ont soumis à la désolation tout un peuple.

 

S’agissant de Désiré NZANGA KOLINGBA qui fait l’objet de manœuvres dilatoires tendant à ternir son image et jeter le discrédit sur sa personne, l’on ne peut  que déplorer l’obsession, l’acharnement et l’obscurantisme avec lesquels ses détracteurs s’activent. La plupart de ces derniers sont pourtant les transfuges du RDC ou les opportunistes patentés dont la volonté effrénée de ravir la fédération France-Europe-Amérique s’est évaporée un certain temps grâce à la vigilance des militants et qui souffrent aujourd’hui du manque d’intérêt, voire (pour reprendre leur propre terme) du « mutisme » soit disant des dirigeants. Sinon, comment comprendre qu’un militant discipliné puisse faire avec délectation l’étalage, sur les sites internet et réseaux sociaux, de ses états d’âmes et critiques obsessionnelles contre, non pas la politique, mais la personne de celui qui est désigné par le congrès pour porter le projet du parti  auprès de ses concitoyens ? Comment comprendre qu’un militant sensé puisse déclarer publiquement qu’il ferait campagne pour les députés et non le candidat de sa formation politique aux présidentielles ? Comment comprendre qu’un militant à qui l’opportunité a été donnée de faire part des problèmes personnels qu’il a avec ses dirigeants (on ne sait trop pourquoi ?) et qui se dit démissionnaire, refusant ainsi tout dialogue, puisse se défausser tout azimut sur ses anciens camarades du parti ?

 

Tout cela est triste et pathétique… Bref, évitons de tomber plus bas !

 

Par ailleurs, il est tout de même important de rappeler que, dans la situation actuelle, Centrafrique a besoin d’un homme de Paix, d’Unité, de Rassemblement, un homme calme et plein de sang-froid (et non d’un belliqueux, un va-t’en guerre ni même un fou furieux) pour faire sortir ce pays du désastre dans lequel il a été plongé. De ce point de vue Désiré NZANGA KOLINGBA ainsi qu’Emile Gros Raymond NAKOMBO sont des vaillants cadres du RDC (entre autres) qui répondent à cette exigence, et dont les énormes qualités peuvent aider la République centrafricaine à éviter le pire. Et s’il y en a qui fantasment encore sur l’extrême tension, voire une rupture entre ces deux frères (au profit de qui ???), je vous recommande de cesser de prendre vos chimères pour des réalités. Pour avoir eu le privilège de travailler à leur côté, je puis vous assurer qu’il n’y a pas l’ombre d’une divergence politique entre les deux, ni même un doute sur l’engagement ou le soutien de l’un en faveur de l’autre pour les prochaines échéances.

 

Je recommande à ceux qui se livrent à ces manœuvres indignes du niveau de la crise que traversent les centrafricains de cesser immédiatement ces attaques de bas étages à l’égard des candidats aux élections présidentielles et législatives, et d’élever le débat en cette période préélectorale plutôt au niveau de la confrontation des projets de société, des programmes d’actions et des différentes visions politiques. Ce pays meurtri a besoin d’aller à ces élections dans des conditions apaisées, surtout dans l’unité et la dignité. Je lance, de ce fait, un vibrant appel à tous les militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique Centrafricain et, à travers eux, à tous ceux qui aiment ce beau pays de Centrafrique de redoubler de vigilance afin de barrer la route à toutes les velléités de déstabilisation d’où qu’elles viennent, ainsi qu’à tous les apôtres de malheur et de la haine tribale ou confessionnelle qui soufflent indéfiniment sur les braises de la crise centrafricaine dans le seul but de maintenir cyniquement le statu quo total et ainsi pérenniser la souffrance des populations centrafricaines.  

 

En définitive, j’ai envie de dire que la politique est belle et noble, pourvu qu’on la fasse bien ! On ne s’improvise pas politique. Je comprends pourquoi sous d’autres cieux, elle est une affaire de spécialistes.

 

Médard POLISSE-BEBE

POURQUOI S’EN PRENDRE A Désiré KOLINGBA ? par Médard Polisse Bébé

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