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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 19:28
Panique à Ouagadougou

 

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) 2015-09-21 15:56:56 - Les populations de la capitale burkinabè, Ouagadougou, sont actuellement entre espoir et angoisse, à l’annonce de l’arrivée des autres unités militaires du pays pour désarmer les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde présidentielle, auteur d’un coup d’Etat mercredi dernier.


L'information selon laquelle toutes les autres forces nationales du Burkina Faso sont en train de converger vers la capitale Ouagadougou pour désarmer le RSP, a semé la panique au sein des Ouagalais.


Certains des rares services qui étaient fonctionnels ce lundi, ont vite fait de fermer et demander à leurs agents de rentrer chez eux. « On nous a dit de rentrer chez nous parce qu'il se préparerait une attaque du camp de la garde présidentielle'', a confié é APA un habitant de la capitale burkinabé.


A l'aide de téléphones ou des réseaux sociaux, les messages sont en train de circuler. Les uns et les autres invitent leurs proches é la prudence.


Les chefs de corps des Forces armées nationales du Burkina, ont, dans un message, demandé aux éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) de « déposer immédiatement les armes et de rejoindre le camp Sangoulé Lamizana ou ils seront sécurisés eux et leurs familles''.


« Toutes les Forces Armées Nationales, dans leur ensemble, sont en train de converger vers Ouagadougou dans le but de désarmer le (RSP) sans effusion de sang'', ont-ils dit dans leur message.


Trois colonnes de l'armée burkinabé, provenant de l'ouest du pays (Dédougou et Bobo-Dioulasso), du Centre-Nord (Kaya), de Fada N'Gourma(Est) et du Nord (Ouahigouya), font route vers la capitale, a-t-on appris lundi, de source sécuritaire.

Des sources jointes au téléphone par APA, en mi-journée, ont confirmé avoir vu des cargos militaires quitter ces villes, ce lundi matin en direction de Ouagadougou.

Le RSP, composé de 1300 hommes, s'est manifesté de nouveau au Burkina mercredi, en prenant en otage le président de la transition, Michel Kafando, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida et deux membres du gouvernement, surpris en en pleine réunion du Conseil des ministres au palais présidentiel.


Ils ont dans la foulée mis en place un Conseil national pour la démocratie (CND) placé sous la direction du Général de brigade Gilbert Diendéré, ancien proche de Blaise Compaoré.


Les présidents Macky Sall du Sénégal et Thomas Yayi Boni du Bénin ont, au nom de la CEDEAO, mené durant trois jours, une médiation qui a abouti é un préaccord de sortie de crise devant étre présenté mardi é Abuja au Nigéria lors d'un sommet extraordinaire des dirigeants de l'institution sous-régionale.


Dans ce document en 13 points, il est mentionné entre autres le retour des institutions de la transition avec comme président, Michel Kafando, l'organisation d'élections inclusives, au plus tard le 22 novembre 2015, l'amnistie pour les auteurs du coup d'Etat.


Les Organisations de la société civile (OSC), favorables é la transition, ainsi que la classe politique affiliée é l'ex-opposition rejettent toutes ces propositions au motif qu'elles font la part belle aux putschistes.


Un calme plat régnait ce lundi matin dans la capitale burkinabé, Ouagadougou, au lendemain de la médiation de la CEDEAO.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834344#sthash.W3UqdRKt.dpuf

 

 

 

Burkina: les présidents du Niger et du Tchad demandent aux putschistes de regagner les casernes


Niamey - AFP / 21 septembre 2015 19h56 Les présidents du Niger et du Tchad ont demandé lundi aux militaires putschistes du Burkina Faso de regagner les casernes et de céder le pouvoir au régime de transition burkinabè qui a été renversé par le coup d'Etat du 17 septembre.


Qu'ils (militaires putschistes) déposent les armes et qu'ils regagnent les casernes, et qu'ils laissent la transition aboutir conformément au programme qui a été déjà établi, a affirmé le président tchadien Idriss Déby Itno en visite au Niger, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou.


Le régime de transition burkinabé, mis en place après la chute du président Blaise Compaore l'an dernier, devait se conclure par des élections présidentielle et législatives le 11 octobre.


Les putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (l'unité d'élite qui a fait le coup d'Etat) sont des soldats et ce sont des enfants du Burkina, alors je leur demanderai de ne pas aller à contre-courant (de l'histoire) et prendre en otage tout un peuple, a lancé M. Déby.


Nous souhaitons que le peuple burkinabè soit entendu, soit écouté, il n'y a pas de solution durable en dehors des réponses aux aspirations du peuple, a estimé le président du Niger, Etat voisin du Burkina Faso.


La société civile et de nombreux habitants à Ouagadougou et dans les villes principales du Burkina ont manifesté lundi leur hostilité aux putschistes et au plan de sortie de crise proposé par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).


Dans un communiqué conjoint, les deux présidents ont également invité les acteurs civils et militaires du Burkina à plus de responsabilité et d'attachement à la démocratie et au patriotisme.


Le Niger est d'autant plus préoccupé qu'il est déjà confronté à des menaces sur ses frontières avec la Libye (au nord), avec le Mali (Ouest) et au sud les menaces de Boko Haram au Nigeria, a souligné M. Issoufou. Nous ne souhaitons pas qu'il y ait une quatrième frontière du Niger qui puisse encore entraîner notre zone dans l'insécurité.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=631999 

 

Burkina: le chef des putschistes insiste sur l'accord de la médiation


Ouagadougou - AFP / 21 septembre 2015 19h56 Le général Gilbert Diendéré, à la tête des putschistes au Burkina Faso, a déclaré lundi qu'il respecterait l'accord de sortie de crise controversé de la médiation régionale qui prévoit le retour à la tête du pays du régime renversé le 17 septembre.


Nous confirmons notre engagement à remettre le pouvoir aux autorités civiles de la transition à l'issue de l'accord définitif de sortie de crise sous l'égide de la Cédéao, a affirmé le général dans une déclaration diffusée par la télévision nationale, sans faire aucune référence à l'avancée d'unités militaires sur la capitale et qui exigent son départ.

Un sommet extraordinaire de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est prévu mardi à Abuja, au Nigeria, pour examiner le plan de sortie de crise élaboré notamment par le président sénégalais Macky Sall. Ce plan, qui prévoit l'amnistie des putschistes et la participation des candidats pro-Compaoré aux prochaines élections, a suscité la colère de la population, de la société civile et des responsables du régime renversé.


Après les négociations qui ont abouti à un projet d'accord et face à la gravité de la situation sécuritaire caractérisée par les risques d'affrontements pouvant entraîner le chaos, la guerre civile et la violation des droits humains, nous, Général de brigade Gilbert Diendéré (...) déplorons les pertes en vies humaines, les blessés et les dégâts matériels, a déclaré le général.


Celui qui fut le bras droit de l'ex-président Blaise Compaoré jusqu'à ce qu'il soit chassé du pouvoir par la rue en 2014 a également annoncé qu'il acceptait de libérer le lieutenant-colonel Isaac Zida, Premier ministre du régime de transition placé en résidence surveillée depuis le coup d'Etat jeudi.


Nous nous engageons à oeuvrer pour la cohésion de l'armée et nous présentons toutes nos excuses à la Nation, à la communauté internationale, a ajouté le général Diendéré.

Quelques heures à peine avant la diffusion de cette déclaration, les chefs de corps de l'armée burkinabè intimaient l'ordre aux putschistes de désarmer, tandis que des unités loyales au régime de transition faisaient route, en trois colonnes, vers Ouagadougou.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=632000 

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