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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 22:19
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
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Calme relatif à Bangui, Samba-Panza appelle à la retenue et au patriotisme

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 29 septembre 2015 13:25

 

Un calme précaire règne en ce moment à Bangui au quatrième jour d'une violente manifestation qui paralyse la Capitale centrafricaine. Dans un discours radiodiffusé le 28 septembre 2015, le Chef d’État de la transition, Catherine Samba-Panza a appelé les centrafricains à la retenue et au patriotisme.


" J'appelle tous les protagonistes de cette énième nouvelle crise de tous les bords à la retenue et au respect des engagements pris devant l'opinion nationale et internationale lors du forum national de Bangui afin d'accorder la primauté au dialogue et à la réconciliation ", a déclaré Catherine Samba-Panza. " J'en appelle au patriotisme des forces vives de la nation de s'impliquer sincèrement dans la recherche de la paix et au maintien de la cohésion inter-communautaire en évitant à tout prix de jeter l'huile sur le feu " , a-t-elle ajouté avant de réitérer sa " ferme volonté de conduire le pays vers des élections apaisées, démocratiques et incontestables en vue du retour à l'ordre constitutionnel ".


L'ONU et la CEEAC s'en mêlent

 

Dans une déclaration sur la République centrafricaine et attribuée au porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, l'organisation" déplore l'éruption soudaine de violence en République centrafricaine et la perte tragique de vie de plus de 30 personnes ainsi que les plus de 100 blessés". Tout en condamnant tous les actes de violence, le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU " appelle à un arrêt immédiat de la violence inacceptable et des attaques de représailles. Il exhorte les Autorités de transition de la République centrafricaine à faire tout ce qui est dans leur pouvoir pour prévenir de nouvelles violences". 


De son côté, la présidence de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) invite les parties prenantes au processus de sortie de crise en RCA "au calme et à  plus de retenue, et à privilégier le dialogue  et la concertation pour sauvegarder les acquis obtenus jusqu'ici dans le retour à la paix  et la stabilité, grâce aux sacrifices et efforts de la  Communauté internationale, et des acteurs nationaux".


Maintenir la pression

 

Alors que plus de 500 détenus ont réussi à s'évader de la prison centrale de Ngaragba ce 28 septembre 2015, la société civile maintient son appel à la désobéissance civile. Gervais Lakosso, son Coordonnateur explique que " le mouvement "Le temps de Béafrika" est un mouvement pacifiste et citoyen qui n'a aucun lien avec la marche qui a eu lieu avec la tentative de déstabilisation des institutions de la République". Il précise par ailleurs que les revendications de la société civile restent fondamentalement " le redéploiement des FACA et la stricte application du mandat de l'ONU ". Toutefois, renchérit Gervais Lakosso, " le rassemblement citoyen qui devrait avoir lieu ce mercredi 30 septembre 2015 est maintenu". A cet effet, les habitants de Bangui sont invités à se rassembler à la place des Martyrs afin de revendiquer leurs droits à la sécurité et ce, "sans armes à feu ni armes blanches, sans sacs à mains et sans sacs au dos".


Cet appel à la désobéissance civile lancé par le groupe de la société civile est soutenu par le Collectif des Jeunes Leaders Centrafricains (COJELCA). Bienvenu Paradis Gbadora, Coordonnateur dudit mouvement demande à la jeunesse et au peuple centrafricain " sans esprit de manœuvre, de considération ethnique et autres méfaits de maintenir pacifiquement la pression de la rue sans bavures en évitant de tirer sur les forces étrangères, de s'adonner aux braquages, aux pillages et à la destruction des biens publics et privés".


Le Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine (CNJCA) met en garde pour sa part le gouvernement centrafricain et la communauté internationale en leur exigeant de s'assumer en traquant sous 72 heures les auteurs des derniers crimes intervenus dans le pays. "Nous demandons au gouvernement et à la communauté internationale de prendre leurs responsabilités et de traquer dans un délai de trois jours tous ceux qui ont massacré les paisibles populations centrafricaines", a déclaré Jean Félix Riva, président du CNJCA.


" Si le gouvernement et la communauté internationale refusent de prendre leurs responsabilités, les forces armées centrafricaines doivent s'assumer et la population va les soutenir ", martèle le président du CNJCA qui affirme par ailleurs que " nous n'avions plus confiance en personne car personne n'est aujourd'hui capable de défendre les populations centrafricaines ".


Dans un communiqué rendu public ce 29 septembre 2015 par le Directeur général de la police centrafricaine, il est demandé aux officiers généraux, les officiers supérieurs, officiers et hommes de rang de la police centrafricaine présents à Bangui de se faire enregistrer.


Quartier consigné

 

" Le Gouvernement demande à tous les policiers, gendarmes et militaires   qui n’ont pas encore  rejoint leurs  casernes respectives, de le faire sans délai, le quartier  étant consigné  jusqu’à nouvel ordre.  Tous ceux qui prendront le risque de rester dans le camp des  ennemis de la paix, seront considérés comme déserteurs avec toutes les conséquences de droit " peut-on lire dans une déclaration publiée le 28 septembre par Dominique Saïd Paguindji, ministre de la sécurité publique et porte parole du gouvernement centrafricain.

 

" Tous les  officiers de l’armée et les gens qui sont derrière ce coup de force sont bien  identifiés et suivis. Le moment venu, le Gouvernement prendra ses responsabilités car toutes ces agitations sont contraires aux engagements pris publiquement lors du Forum de Bangui, à savoir que  les FACA  sont et resteront apolitiques et  souveraines" , souligne le communiqué gouvernemental.


" Toutes les dispositions sont prises pour garantir la libre circulation et  la sécurité des populations par le déploiement des patrouilles  dans la ville, la levée des barricades sur certaines artères de la ville de Bangui, l’ouverture de quatre stations services Total et Tradex à Pétévo, Bamag et marché Central et Oubangui, et l’ouverture d’un numéro vert  à partir duquel toutes les  personnes en besoin de protection  peuvent joindre les forces de sécurité intérieure", conclut le communiqué signé parDominique Saïd Paguindji.


Selon un bilan encore provisoire, les violences qui paralysent la Capitale centrafricaine depuis quatre jours ont déjà fait plus de 40 de morts, une centaine de blessés et plusieurs maisons incendiées.

 

 

Centrafrique : Plusieurs prisonniers se sont évadés à la prison centrale de Ngaragba

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 29 SEPTEMBRE 2015

 

De nombreux prisonniers ont réussi à s’évader, le lundi soir de la prison centrale de Bangui. Selon nos informations, c’est dans la foulée d’un mouvement d’ensemble que ces prisonniers ont réussi à quitter la prison.

 

Pour le moment, il est difficile de connaitre le nombre exact des prisonniers qui se sont évadés, ni les circonstances exactes de ces évasions. Mais de sources bien informées, ces évasions ont eu lieu en présence des gardiens de prison.

 

Un témoin a confié au RJDH que les prisonniers ont cassé les cellules avant de devancer le portail. La même source a fait savoir qu’un prisonnier a été tué. « Il y a un prisonnier qui a été tué lorsque tous voulaient sortir mais l’intimidation n’a pas dissuadé la foule. C’est ainsi que plusieurs prisonniers sont entrés dans les quartiers. Beaucoup sont montés par la colline pour s’évaporer. Il n’y a plus personne là-bas » a-t-elle expliqué.

 

De sources concordantes, la prison a été pillée par une foule qui est entrée après le départ des prisonniers. Ce matin, selon le constat du RJDH, le portail de la prison centrale de Bangui était ouverte. Plusieurs effets dont des chaussures, ustensiles de cuisine et des assiettes trainaient devant la maison d’arrêt.

 

Un prisonnier que le RJDH a pu rencontrer s’est dit satisfait. Pour lui, retourner en prison n’est pas envisageable. Ce dernier n’a pas souhaité commenter sa libération ni donner des précisions sur les circonstances de son évasion. Toutefois, cet ancien prisonnier reconnait que les choses leur étaient facilitées par qui, il refuse de donner le nom.

 

Aucune réaction des autorités n’est pour le moment enregistrée sur ces évasions. Les responsables de la maison d’arrêt sont restés injoignables. Selon nos informations, certains prisonniers considérés comme dangereux dont le chef Anti-Balaka Andjilo, ont été transférés au camp de roux quelques jours avant cette évasion de masse.

 

La prison centrale de Bangui réhabilitée par la Minusca, est sécurisée par les forces internationales et nationales. Notons dans la foulée, une villa de la cheffe de l’Etat en construction et son poulailler ont été pillés par la même occasion.

 

Maitre Tiangaye appelle les centrafricains à se parler entre eux

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 29 SEPTEMBRE 2015

 

Le président du parti Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) Me Nicolas Tiangaye appelle les centrafricains à se calmer et à promouvoir le dialogue. Un message lancé le lundi 28 septembre lors d’une rencontre avec la presse.

 

« Je demande à la population de Bangui de ne pas jeter l’huile sur le feu devant cette situation. Il faut que les centrafricains se parlent entre eux pour que le pays subsiste », a-t-il lancé.

 

Face à la montée des violences, le président de CRPS se dit inquiet. «  Je vois avec beaucoup de tristesse, ce qui se passe ces derniers jours dans le 3ème et 5ème arrondissement de Bangui, et je suis très préoccupé de la situation  qui prévaut en ce moment » a-t-il souligné.

 

L’appel au calme de Me Tiangaye intervient après le regain de violence enregistré dans la capitale centrafricaine. La mort d’un conducteur de taxi-moto, dans le 8ème arrondissement de Bangui a été l’élément déclencheur des violences de ces derniers jours.

 

 

Centrafrique : « bannir l’esprit de vengeance », lancent les leaders religieux

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 29 SEPTEMBRE 2015

 

Les membres de la plate-forme interconfessionnelle ont demandé aux Centrafricains de bannir l’esprit de vengeance et de règlements de comptes, pour le bien de tous.

 

« Notre pays a trop souffert. Quand allons-nous sortir du gouffre ? Il est temps pour que nous puissions dire au monde qui nous observe, que nous sommes maintenant adultes », a dit l’Imam  Kobine Layama, président  de la Communauté Islamique Centrafricaine.

 

Cette même réaction est enregistrée chez le président de l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique (AEC), Nicolas Guerekoyamé. Ce dernier qui a vu sa maison incendiée par des manifestants a affirmé que   « c’est la ruse du diable et  que chacun doit se ressaisir pour éviter le pire. C’est la volonté des ennemis de ce pays de le détruire. Disons non à la ruine de notre pays ».

 

Nicolas Guerekoyamé a invité la population centrafricaine à ne pas se livrer à la vengeance car, « la vengeance appelle la vengeance ».

 

Ces réactions enregistrées ce matin par le RJDH, interviennent après des affrontements entre groupes armés dans la ville de Bangui, depuis le samedi 26 septembre.

 

 

Grande affluence sur le site de déplacés de M’Poko et celui de la Mosquée centrale

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 29 SEPTEMBRE 2015

 

De nombreux déplacés ont rejoint les sites de l’aéroport M’Poko et de la mosquée centrale, suite aux violences de ces derniers jours à Bangui. Selon un bilan du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), ce sont plus de 27 000 personnes qui ont abandonné leurs domiciles, fuyant les violences.

 

Sur le site de l’aéroport Bangui M’Poko, ils étaient plus de 4000, les déplacés qui ont passé la nuit à même-le-sol. Ce matin, on peut voir des familles assises sur des nattes. Les enfants qui n’ont rien à manger pleurent. « Nous ne pouvons plus les contenir », a relevé Bertrand Botto, coordonnateur du site.

 

Ces personnes sont venues de différents quartiers, entre autres, Bazanga, Kolongo 2, Ngbenguéwé,  dans le 5ème arrondissement.  « C’est douloureux et émotionnel, parce que ces personnes manquent à l’heure actuelle une assistance humanitaire. Ils manquent de vivres et des matériaux pour la construction des huttes », a-t-il expliqué.

 

A la mosquée centrale  2000 personnes ont regagné le site. Parmi ces personnes on note la présence de plus d’une cinquante de non musulmans venus des  quartiers  Ramadji et Fondo.  Selon  Haroun Com, responsable de ce site, ces déplacés  manquent de vivres et de médicaments.

 

Sur ces sites « ceux qui ont perdu leurs maisons, leurs documents et leurs proches, sont traumatisés », affirment les deux coordonnateurs des sites joints par le RJDH.

 

Selon le bilan provisoire du HCR, plus de 27.000 personnes sont déplacés et 36 ont perdu la vie, suite aux violences de ces derniers jours.

 

 

Centrafricaine : « l’insécurité empêche les blessés d’accéder aux hôpitaux », déplore MSF

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 29 SEPTEMBRE 2015

 

Depuis le 26 septembre, Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA) est en proie à une nouvelle éruption de violence. Malgré les obstacles, notamment sécuritaires, les équipes de Médecins Sans Frontières maintiennent leur présence et prennent en charge les blessés qui « parviennent  difficilement à rejoindre l’une de nos trois structures médicales de la ville », déplore MSF.

A l’origine suscitées par l’assassinat d’un chauffeur de moto-taxi, les représailles et la violence se sont depuis généralisées et propagées à d’autres quartiers de la ville : manifestations contre le gouvernement de transition en place, heurts notamment avec les forces internationales, mouvements de foule, barricades et barrages routiers érigés, bâtiments détruits et pillés, y compris les bases d’ONG internationales, a fait observer MSF.

 

« Les équipes MSF travaillant depuis plusieurs mois ou années dans le camp de déplacés de Mpoko et dans les hôpitaux Castor et Général de Bangui y ont activé les plans d’urgence afin de faire face aux afflux de blessés. Entre le 26 et le 28 septembre, près de 84 patients ont pu être pris en charge et/ou stabilisés sur nos structures de Mpoko et de Castor. Dans le même temps, 97 blessés ont été reçus à l’Hôpital Général, l’une des rares structures chirurgicales et traumatologiques de référence encore opérationnelles à Bangui », relève MSF.

 

« Parmi la centaine de blessés reçus, 15 étaient des cas graves et deux étaient déjà décédés à leur arrivée. La majorité ont été blessés par balle, mais nous avons aussi pris en charge des blessures par arme blanche ou explosions de grenade et opéré 45 patients », décrit Thomas Lauvin, coordinateur médical MSF à Bangui.

 

« Du fait de l’insécurité, nos ambulances ne circulent plus. Lorsque c’est possible, nous assurons les transferts de patients, en taxi, vers nos structures. Mais la plupart des blessés, des malades, des patients en général doivent les rejoindre par leurs propres moyens, à pied ou en moto. Ainsi, le 28, aucune femme n’est venue accoucher à Castor, alors que normalement 30 bébés y naissent, en moyenne, chaque jour », constate Emmanuel  Lampaert, chef de mission MSF en RCA.

 

Le 27, tous les accès étant bloqués, les blessés du quartier PK5, de Castor et de Mpoko n’ont pas pu être transférés vers l’Hôpital Général et certains sont décédés sur place. De même, dans la nuit du 27 au 28, seuls 15 blessés ont pu rejoindre la structure.

 

« Au vu de ce qui se passe en ville, le nombre de blessés qui parvient jusqu’à nous semble faible. Nous pensons que – malheureusement – nombre de personnes n’ont pas du tout accès aux soins d’urgence à Bangui aujourd’hui ; soit parce qu’elles ne parviennent pas à rejoindre les structures de santé, soit parce que nous ne pouvons pas accéder à elles », conclut Thomas Lauvin.

 

Autre conséquence de la violence et de l’insécurité : des mouvements de population en quête de sécurité ont lieu à partir de certains quartiers de Bangui vers les camps de déplacés préexistants. Ainsi, les équipes MSF de Mpoko – site en place près de l’aéroport international de Bangui depuis la crise du 5 décembre 2013 – ont constaté l’arrivée de plusieurs milliers de personnes ces derniers jours.

 

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Centrafrique-Presse.com