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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:19
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Des hommes en armes dépouillent et emportent un véhicule de JUPEDEC entre Sibut et Damara

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 3 SEPTEMBRE 2015

 

Quatre hommes armés assimilés aux Anti-Balaka ont braqué dans la soirée du 02 Septembre un véhicule appartenant à l’Ong Jeunesse Unie pour la Protection de l’Environnement et le Développement Communautaire (JUPEDEC). L’acte s’est produit au village Ombela entre Sibut et Damara. Les braqueurs ont dépouillé l’équipage avant d’emporter le véhicule en direction de Bangui.

 

Selon les faits relatés par un passager, l’acte s’est produit proche d’un pont alors que le chauffeur du véhicule ralentissait pour le traverser. « Un homme armé est sorti stopper le véhicule avant que trois autres le rejoignent. Ils ont autorisé au chauffeur et son équipage de quitter le véhicule et de se vider les poches », a-t-il expliqué.

 

Tous les matériels du véhicule ont été réquisitionnés par les malfrats et emportés. « Une moto, des ordinateurs de bureau, des bidons de carburant et des sacs », a-t-il cité au RJDH.

 

Une cinquième personne non armée est sortie de la brousse et a pris le volant du véhicule en direction de Bangui.

 

Notons que ces hommes armés n’ont tiré aucun coup et aucun blessé parmi les passagers. Les personnes dépouillées ont atteint Damara à pieds. D’après les informations du RJDH, le climat entre JUPEDEC et une partie de la population de Damara n’est pas au beau fixe.

 

Encore une psychose généralisée à Bambari

 

jeudi 3 septembre 2015 14:46

 

La peur s'est installée à nouveau ce jeudi 3 septembre 2015 au sein de la population de la ville de Bambari dans la Ouaka au centre-est de la République Centrafricaine. A l'origine de cette phobie, la présence massive non justifiée des miliciens Antibalaka dans les quartiers de la rive droite de Bambari. 


Entre temps, ces miliciens avaient déserté leurs positions au profit des des hommes armés de l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), du général de l'ex-coalition Séléka Ali Ndaras. L'afflux inexpliqué de ces Antibalaka a obligé nombreux habitants de la rive droite à fuir leurs logements pour regagner les sites des déplacés internes.

« C'est depuis dix jours que les éléments de l'UPC du général Ndaras ont érigé leur barrière sur la rive droite mettant en fuite les miliciens Antibalaka de la zone. Aujourd'hui, aux environs de 2 heures du matin, ils sont tous sortis de leur cachette et occupent presque tous les quartiers de la rive droite. Les populations s'inquiètent pour la simple raison que leur intention n'est pas bien connue. Est-ce qu'ils sont sortis s'affronter avec les hommes de l'UPC ? Beaucoup de personnes ont quitté leur domicile pour regagner les sites de la paroisse Notre Dame des Victoires et de la Sococa » a expliqué un habitant de la ville joint ce jeudi au téléphone. 


Une réunion de crise est annoncée ce jeudi, initiée par la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique, Minusca mettant autour de la table les Antibalaka et des éléments d'Ali Ndaras. Pour l'heure, Radio Ndeke Luka ne dispose pas encore d'informations détaillées concernant cette réunion.


Entre temps, une équipe de l'ONG Jeunesse unie pour la protection de l'environnement et le développement communautaire (JUPEDEC), a été prise à partie ce mercredi 2 septembre 2015 par des hommes armés au niveau du pont de la rivière Ombella à environ 90 kilomètres de la capitale centrafricaine. 


Les ravisseurs ont emporté le véhicule de l'ONG, une moto neuve, trois ordinateurs portables, des téléphones portables et une somme d'argent d'un montent de 500.000 francs CFA, environ 762,245 euros. Cette équipe se rendait à Sibut, chef lieu de la Kémo, pour l'installation des membres du bureau local de cette organisation.

« J'amenais les responsables suivi-évaluation recrutés pour démarrer leurs activités ce 3 septembre », a indiqué Thibaut Dounia-Koumboti, directeur technique de la JUPEDEC qui a souligné que « C'est compliqué avec cet aspect sécuritaire sur nos zones d'intervention. Pour le moment, nous attendons qu'il y ait quand même une sécurité surtout sur l'axe Damara-Sibut, là où les bandits s'installent ». Car, « Concernant nos activités, nous allons essayer petit à petit d'assister les mamans, les personnes vulnérables. Si nous laissons, la vie de ces personnes va être menacée », a signalé le directeur technique.


Mercredi, des éléments supposés ex-Séléka ont massivement investi la ville de Batangafo. Selon des témoignages recueillis auprès des habitants de cette ville par le correspondant de Radio Ndeke Luka, ces éléments ont tenté d'attaquer le site des déplacés de la ville, mais ils en ont été empêchés par la Minusca. Le lendemain, jeudi, un groupe de ces ex-Séléka, sur une quinzaine de motos, a pris la route de Bouca. Ils ont, à six kilomètre de la ville, pris quatre jeunes en otage et ont abattu le quatrième. Toujours selon ces témoignages, le groupe a, dans sa progression, tué des personnes à soixante kilomètres, mais le nombre de victimes n'a pas été précisé.

Mercredi, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca tenue à Bangui, le chef de communication de la Mission onusienne, Myriam Dessables, a pourtant rassuré la population que le calme se rétabli peu à peu dans la Ouaka et la Nana Gribizi ces derniers temps.


« La situation sécuritaire s'est améliorée à Bambari et à Bria. A Bambari, la force de la Minusca a démantelé toutes les barricades des jeunes afin de permettre la libre circulation sur la route principale d'approvisionnement n°3 et des patrouilles régulières sont effectuées de part et d'autre de la rivière de la Ouaka en vue de prévenir toutes confrontations inter-communautaires. A Bria, la force de la Minusca assure en permanence la sécurité des autorités de l’État afin qu'elles puissent assurer leurs fonctions quotidiennes et continue évidemment à assurer des patrouilles pour rassurer la population locale ». 


Une assurance qui est mise à mal par des observateurs de la vie politique par rapport aux différentes recrudescences de violences à travers le pays.

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