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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:27
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Bangui, ville sans circulation

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 28 SEPTEMBRE 2015

 

Les avenues sont restées barricadées dans presque toute la ville de Bangui. Dans une partie de 8ème arrondissement notamment au quartier Combattant, la population a procédé au concert de casserole vers 9 heures.

 

Des troncs d’arbre, des pneus des cailloux  sont brulés sur les voies, bloquant  la circulation des engins des particuliers. Des crépitements d’armes sont retentis partout. Mais difficile de  savoir d’où viennent les tirs. A cela s’ajoute les différentes banderoles qui sont aussi  placardées contre les murs et les arbres.

 

Sur l’avenue des martyrs, des jeunes hommes,  des femmes et des enfants de moins de 15 ont barricadé la route. A la sortie de l’aéroport Bangui-M’Poko jusqu’à la place Oumar Bongo, on peut compter plus de sept barrières érigées par des jeunes.

 

Même constat fait sur l’avenue de l’indépendance. Du croisement de 4ème jusqu’au niveau du siège du Conseil National de Transition, trois barrières ont été érigées et tenues par des miliciens Anti-Balaka. Juste en face d’eux sont positionnés des ex Séléka cantonnés. C’est la particularité des barricades car les autres sont tenues par des manifestants non armés.

 

Sur l’avenue Barthelemy Boganda, des tentatives de démantèlement de ces barricades ont été effectuées, mais elles connaissent  toujours des ripostes.

 

Dans le cinquième arrondissement de Bangui, les activités restent  paralysées. Les habitants de la localité ont regagné le site de M’poko. Cependant l’insécurité devient grandissante dans le secteur. D’après le constat fait par le  RJDH, les dégâts matériels sont considérables.   Les maisons détruites et incendiées.

 

Dans la matinée, un calme précaire règne dans le troisième arrondissement, les habitants sont restés chez eux.  Les activités commerciales quasi-inexistantes. Quelques leaders communautaires sont en concertation afin de trouver un terrain d’entente qui pourra conduire à l’apaisement et au retour de la paix, la réconciliation et la cohésion sociale, a-t-on appris d’une source religieuse au KM5.

 

En plus des barricades, des manifestants ont atteint le centre ville de la Capitale ce matin. Ils ont été repoussés par des tirs des forces de la Minusca. Selon le bilan encore non officiel, au moins 3 personnes ont trouvé la mort et plus de 10 blessées.

 

La mort d’un conducteur de taxi-moto, le samedi 25 septembre a été à l’origine de ce regain de violence qui a entrainé la mort  d’une trentaine de personnes et plusieurs blessés. La société civile a appelé à la désobéissance civile.

 

 

Thierry Vircoulon appelle à la mise en œuvre du DDR pour arrêter les violences en Centrafrique

 

http://rjdh.org/ PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 28 SEPTEMBRE 2015

 

Interrogé  ce 28 septembre la Radio BBC au sujet de la résurgence de la crise centrafricaine, le Directeur d’International Crisis Group a dit pour sa part que l’absence d’exécution du processus Désarmement Démobilisation et Réinsertion des groupes armés de Centrafrique est à l’origine de la crise. Ce processus qui devait être porté par les Nations-Unies n’a pas évolué sinon que la signature des accords de DDRR du mai 2015, en marge du forum de Bangui. Une réaction qui fait suite au dernier développement de la situation sécuritaire dans certains quartiers de la capitale centrafricaine.

 

« Le pré-DDR devrait en principe se mettre en œuvre avant la tenue des élections. Or là présentement, c’est le contraire que nous observons. Les Nations Unies ont pris l’engagement de porter ce processus de DDR mais en réalité rien n’a été fait jusque-là si ce n’est que la signature des accords de DDRR du mai dernier », a indiqué Thierry Vircoulon de Crisis Group.

 

Dans un rapport publié par la même organisation le 21 septembre 2015, le mode de désarmement des groupes armés est décrié. Thierry Vircoulon l’a repris dans cette interview, « L’approche actuelle du désarmement des groupes armés, formalisée par l’accord signé lors du forum de Bangui en mai dernier, sous-estime la dimension communautaire de la violence ainsi que la criminalisation et la fragmentation des groupes armés ».

 

Dans le milieu des groupes armés, la question est également évoquée et les critiques sont également faites. C’est le cas de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une faction de l’Ex-Séléka dirigée par Ali Darass. Le 26 septembre dernier, dans un entretien de Ali Darass aux confrères de la RFI, celui-ci a ramé dans le sens de Thierry Vircoulon.

 

« Il y a des difficultés. Le DDR, c’est d’abord un processus politique. Plusieurs groupes armés ne respectent pas les accords signés. Le gouvernement a traîné. Le comité de suivi a été mis en place tardivement. Pour l’instant, on est au stade du pré-DDR. Rien n’est fait. Que voulez-vous qu’on fasse de plus ? On est dans le processus, on est engagé en faveur de ça. Mais avant tout le désarmement, il faut que la sécurité revienne. C’est l’unique préalable », a-t-il fait savoir.

 

Du côté des partis politiques, le débat a évolué. Pour Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, (MLPC), la question du désarmement n’est pas à négliger. Il s’insurge également contre ceux qui lient le désarmement et la sécurité aux candidats des prochains scrutins. « C’est la question de la sécurité de la population que nous devons nous en préoccuper prioritairement et non celle des candidats aux élections », dit-il en insistant.

 

Ces réactions font suite au regain de violence dans la capitale centrafricaine, depuis samedi 26 septembre. La mort d’un conducteur de taxi-moto a été à l’origine de cette violence.

 

 

Le retour des FACA est « la solution dans le cafouillage actuel en Centrafrique », selon Gaston Mandata Nguerekata

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 28 SEPTEMBRE 2015

 

Dans une interview accordée aux rjdh, le candidat à la présidentielle Gaston Mandata Nguerekata a dénoncé les évènements qui ont paralysé la ville de Bangui. Pour lui, cette situation est le fait de l’incapacité des autorités et de la Minsuca à assumer leur rôle face au peuple centrafricain. Le professeur Gaston Mandata Nguerekata appelle au retour immédiat et sans condition des FACA seule alternative à l’heure actuelle.

 

RJDH : Gaston Mandata Nguerekata, bonjour

 

Gaston Mandata Nguerekata : Bonjour

 

RJDH : Comment vous réagissez au regain de violence qui a secoué la capitale centrafricaine depuis le 26 septembre dernier.

 

GMN : C’est avec consternation que je réagis à ces violences aveugles qui n’honorent personne dans ce pays. Cette flambée de violence a des origines lointaines. Mais il est clair qu’elle est favorisée par l’immobilisme légendaire des autorités de la Transition qui ne savent rien faire et surtout la faiblesse débonnaire des forces multinationales de la Minusca. Je crois que cette flambée de violence est la preuve, une fois de plus de l’échec des autorités qui n’ont pas su assumer leur mission fondamentale qu’est la protection des civils. Il s’agit en fait d’un échec partagé par les ténors de la transition et la Minusca.

 

Autant je condamne avec fermeté, ces violences et leurs auteurs autant je regrette que les autorités aient été incapables de rassurer depuis deux ans aujourd’hui. Tout en souhaitant prompt rétablissement  aux blessés, je présente mes condoléances et ma compassion aux victimes et leurs familles attristées.

 

RJDH : Que faut-il faire face à cette situation ?

 

Je pense que les autorités actuelles de la transition doivent prendre la mesure des choses et prendre la décision qui convient. Déjà, il est capital que la cheffe de l’Etat puisse écourter sa visite aux Etats-Unis pour rentrer afin de reprendre les choses en main.

 

La solution dans le cafouillage actuel en Centrafrique, c’est le retour immédiat et sans condition de nos forces de défense et de sécurité. Ce sont nos FACA qui rétabliront l’ordre. Nous avons vu les forces internationales à l’œuvre pendant plus de deux années aujourd’hui. Mais pour quels résultats ? Tout le monde peut juger. C’est pourquoi pour moi, il faut permettre aux FACA de reprendre les choses en main. Ceux qui disent venir rétablir l’ordre, ne se cachent pas pour dire qu’ils ne sont pas là pour mourir à notre place. Alors avec un peu de volonté politique, les FACA pourront sécuriser la RCA avec ou sans dotation extérieur. C’est l’unique voies aujourd’hui qui nous reste à explorer. Je lance alors cet appel à la reprise des FACA par tous les moyens. C’est ce que le peuple attend et que j’ai toujours demandé.

 

RJDH : Ces évènements vous inquiètent-ils par rapport à la tenue de prochaines élections ?

 

A moins d’un miracle, ces élections ne sont pas tenables aux dates fixées depuis quelques mois. Il n’y a rien qui prouve que la RCA se prépare pour aller aux élections. Il est certain que ces évènements vont impacter sur le processus mais déjà bien avant, on savait que les choses n’étaient pas au beau fixe. Mais pour le moment, nous sommes mobilisés pour la sécurisation de la RCA, les élections peuvent attendre car ce n’est qu’un pays en paix qui peut aller aux élections et la RCA n’est pas dans ces conditions-là, c’est ce que ces évènements veulent dire à la conscience collective même si les autorités ne veulent rien reconnaitre.

 

RJDH : Gaston Mandata Nguerekata, je vous remercie

 

Propos recueillis par Sylvestre Sokambi

 

 

Le calme, loin de revenir à Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 28 septembre 2015 13:31

 

La Société Civile a appelé ce lundi les Centrafricains de la capitale à la désobéissance civile à travers un mouvement dénommé « Le temps de Beafrika ». L'action vise à paralyser à compter du 28 septembre 2015 pour une durée illimitée les activités dans la ville afin d'exiger le redéploiement immédiat des forces armées centrafricaines (FACA). La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale élargie aux syndicats et au patronat tenue ce dimanche au complexe sportif Barthélémy Boganda.


Une marche pacifique organisée ce lundi et largement suivie, aurait été violemment réprimée par les soldats onusiens, assurant la protection à la présidence de la République. Il y aurait au moins six morts et des blessés. 


Suite à ce regain de tension, le Premier ministre de transition Mahamat Kamoun a instauré un couvre feu.

 
Le chef du gouvernement lance un appel au calme et à la reprise des activités ce lundi dans la capitale. « A compter de ce jour le couvre feu est instauré de 18 heures à 6 heures du matin dans la capitale. Les forces internationales et les forces de défense et de sécurité sont instruites afin que cette mesures soit strictement respectée. J'invite les forces internationales de la mission de paix en Centrafrique notamment la Sangaris et la Minusca à prêter main forte aux forces de défense et de sécurité nationale ».


Mahamat Kamoun a annoncé également la prise en charge des victimes de ces événements douloureux.


Des réactions


La plate-forme religieuse, à travers l'Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga appelle les Centrafricains à se ressaisir et arrêter de se rendre justice eux-mêmes, mais de laisser la justice établir les responsabilités.


Des tirs à l'arme automatiques et lourdes ont été entendus dimanche nuit au centre ville et dans certains quartiers de Bangui. Depuis samedi, la situation est restée tendue. Déjà dimanche, des barricades ont été érigées sur plusieurs artères de la ville, paralysant la circulation. Des organisations non gouvernementales internationales ont été pillées notamment OIM, Cordaid, Première Urgence, War Child et la Croix Rouge Française.


Ces nouvelles violences font suite à l’assassinat d’un jeune musulman par des inconnus non loin de l’aéroport Bangui-M'Poko. Les représailles ont fait au moins une vingtaine de morts, plusieurs dizaines de blessés et d'importants dégâts matériels dont des organisations non gouvernementales internationales.

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