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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 15:01

 

 

 

30/09/15 (La Croix) 30/9/15 - 09 H 15

 

Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, explique comment apaiser la société centrafricaine.

 

ENTRETIEN Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui 

 

 « La Croix »  : Que s’est-il passé cette fin de semaine à Bangui ? 

 

 Mgr Dieudonné Nzapalainga : Dans la nuit du 25 au 26 septembre, un jeune musulman a été tué dans un quartier de la capitale centrafricaine. Au matin du 26 septembre, son corps a été porté à la mosquée centrale de Bangui. Cette mort a réveillé des vieux démons. Depuis le début de ces événements, je suis dans la ville.

 

Dimanche, j’ai fait le tour des hôpitaux afin de réconforter les blessés et prier avec les parents des victimes. Ce 29 septembre après-midi, les forces de la Minusca et de Sangaris sont en train d’enlever les barricades qui ont été dressées par des bandes. Des motos circulent et la ville semble calme. Toutefois, les prisonniers se sont évadés, ce qui accentue les risques de troubles.

 

 Comment expliquer cette poussée de violence ?

 

Notre crise n’est pas confessionnelle. Il faut le répéter. J’accueille actuellement chez moi des imams venus des provinces du pays pour une réunion à Bangui et qui se sont trouvés bloqués ici par les événements. Des gens profitent de ces troubles pour souffler sur les braises. Ils s’engouffrent dans la brèche et font sortir les armes dans les rues. Elles traînent partout dans Bangui, car on n’a pas procédé à un désarmement efficace. Ces gens qui agitent cette violence pensent qu’elle peut les enrichir. Les braquages sont en augmentation. Nous sommes une société fébrile, pour ne pas dire fragile. Certains exploitent cette faiblesse.

 

 Que faire pour apaiser la situation ? 

 

Nous nous appliquons avec l’imam de Bangui à transmettre un message commun de paix. Ensuite, il est important d’expliquer aux Centrafricains qu’il ne sert à rien de s’en prendre aux étrangers, comme, par exemple, aux travailleurs humanitaires. Nous sommes incapables de trouver seuls les solutions à nos problèmes. Nous avons besoin de l’aide des étrangers pour nous entendre. C’est important.

 

Recueilli par Pierre COCHEZ

Mgr Dieudonné Nzapalainga : «En Centrafrique, la crise n’est pas confessionnelle»

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