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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 17:09

 

 

 

18 septembre 2015

 

Au sortir d’une audience avec le Ministre de la Sécurité Publique et de l’Emigration-Immigration, l’ambassadeur de Centrafrique Charles MALINAS s’est confié au service de la communication du Ministère. Un tour d’horizon sur les questions brûlantes de l’actualité et qui engagent la responsabilité du département de la sécurité publique. Et entre aux questions, l’organisation des prochaines élections liée à la fin de la transition.

 

Entretien.

 

Journaliste (J) : Monsieur l’ambassadeur, vous avez honoré le Département de la Sécurité Publique et de l’Emigration-Immigration par une visite. Que peut-on retenir de cette visite ?

 

Charles Malinas (CM) : Bien, écoutez ! C’est une visite qui fait suite à mon retour à Bangui après quelques semaines de voyage en France et en Europe dans le cadre des vacances et pour le travail. Nous avons eu aujourd’hui, avec le Ministre de la Sécurité notre premier entretien dans son bureau ; on a fait le tour des questions qui préoccupent la Centrafrique et aussi la coopération entre la France et la Centrafrique dans ce domaine.

 

J : Monsieur l’ambassadeur, la ville de Bangui et même certaines provinces centrafricaines ont du faire face à la montée de la criminalité ces derniers temps, le Département de la Sécurité Publique a-t-il à compter sur le soutien de la France pour y faire face ?

 

CM : Je vous avoue que la montée de la criminalité, c’est une phrase que j’entends toujours et j’attends de voir en quoi elle monte. Je suis arrivé dans ce pays en décembre 2013, pendant les quatre premiers jours de mon séjour, 05, 06, 07, 08 Décembre 2013, il y a eu plus de mille morts. Ensuite, il y a eu des centaines de personnes qui ont été tuées, qui ont été victimes d’exactions. Aujourd’hui, il y a une situation apaisée qui permet aux bandits et aux criminels d’exercer leurs activités, c’est-à-dire de voler, de braquer et éventuellement parfois malheureusement de tuer. Mais quand je regarde l’évolution de la situation, je me rends compte que les choses évoluent plutôt vers le mieux. Les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) font un très bon travail, les Forces de la Minusca, bien sûr la Minusca-police font un gros travail, la Sangaris appuie en termes de besoins, ces forces là. Et au total, je crois qu’on peut circuler à Bangui ou aller dans des endroits qu’on veut en provinces sans difficultés. Je n’oublie pas qu’il y a encore des endroits où la situation est compliquée mais dans l’ensemble, le positif est là. Je ne pense donc pas que la criminalité augmente autant. Il y a de la criminalité, c’est vrai et il faut la combattre résolument. La France est aux côtés de la Centrafrique pour faire en sorte que la criminalité ne soit pas dans une voie d’augmentation.

 

J : Le premier défi sécuritaire au jour d’aujourd’hui est la tenue des prochaines élections et à cela s’ajoutent d’autres défis notamment la formation des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) y compris le rajeunissement de ce corps. Le Département de la Sécurité de la Sécurité Publique peut-il compter sur le soutien de la France ?

 

CM : Les élections auront lieu dans un délai très bref, dans quelques mois, je dirai même dans quelques semaines et la formation, la mise sur pied d’un corps prendrait beaucoup plus de temps. Ce qu’il y a pour la sécurité, c’est qu’il y a dispositif de la Minusca, ce qui est un très bon dispositif auquel la Sangaris participe en tant qu’actrice et les Forces de Sécurité centrafricaines sont associées et intégrées à ce dispositif. Mais je pense que pour avoir des informations précises, il faudra que vous interrogiez la Minusca.

 

J : Certains partis politiques ont réclamé la démission des Institutions de la Transition, ce qui a jeté de l’effroi au sein de l’opinion nationale à quelques semaines des échéances électorales. Quelle est la position de la France sur cette question ?

 

CM : Vous connaissez la position de la France, une position qui est très simple. Le pays est en transition depuis deux ans, l’Union Africaine (UA) et la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont prolongé la transition de manière exceptionnelle jusqu’à la fin du mois de décembre. Il faudrait que les élections se tiennent avant cette date de telle sorte que les nouvelles autorités puissent prendre le relai de la transition. Ceux qui demandent qu’il n’y ait pas d’élections, des élections plus tard, des élections un autre jour, quand on aura le temps, de préférence  jamais, ce sont des gens qui prennent leur responsabilité. Je respecte leur liberté, je n’ai pas à les juger. Ce que je sais, c’est que les partenaires de la République Centrafricaine, ses voisins lui disent régulièrement qu’il faut permettre au peuple centrafricain de s’inscrire massivement sur la liste électorale. Aujourd’hui nous sommes le 14 Septembre, j’ai appris tout à l’heure qu’il y a environ 1,5 million de personnes inscrites sur la liste électorale ce qui fait 67% des électeurs. Je sais que cela bouge très vite, dans les préfectures il y a encore du retard. Ce qui fait qu’il y a 1,5 million de centrafricains et ce n’est pas fini qui veulent voter. C’est pourquoi ils se sont inscrits sur la liste électorale. Je me dis que mon devoir, comme ami de la Centrafrique est d’aider les centrafricains.

 

J : Monsieur l’Ambassadeur, merci !

 

CM : C’est moi qui vous remercie.

Lu pour vous : « IL Y A 1,5 MILLION DE CENTRAFRICAINS ET CE N’EST PAS FINI, QUI VEULENT VOTER. C’EST POURQUOI ILS SE SONT INSCRITS SUR LA LISTE ELECTORALE » DIXIT CHARLES MALINAS

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