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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 00:09

 

 

 

29/09/15 (AFP)

 

Près de 40 personnes ont été tuées dans les récentes violences en Centrafrique, et au moins 27.400 autres ont été déplacées en quelques jours tandis que 500 détenus se sont échappés, s'est alarmé mardi l'ONU.

 

"Nous craignons que la violence que nous voyons à Bangui soit un retour aux jours sombres de la fin 2013 et de 2014, lorsque des milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliers ont dû fuir leurs foyers", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Leo Dobbs, lors d'un point de presse à Genève.

 

Selon lui, au moins 27.400 personnes ont été déplacées "depuis samedi". Environ 10.000 d'entre elles se sont réfugiées dans le camp de l'aéroport M'Poko à Bangui, où se trouvaient déjà quelque 11.000 personnes.

 

Depuis samedi, au moins 37 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées, a par ailleurs indiqué un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville.

 

En outre, des propriétés privées, des bâtiments religieux et les bureaux d'organisations humanitaires internationales ont été pillés, a-t-il dit.

 

La capitale centrafricaine était paralysée mardi matin pour la troisième journée consécutive par des barricades tenues par des groupes de manifestants qui bloquaient les principaux axes routiers après une nuit marquée par de nouveaux pillages, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Dans la soirée, 500 détenus de la prison centrale Ngaragba à Bangui se sont évadés, selon les Nations unies.

 

Un assassinat a servi de détonateur à cette nouvelle explosion de violences dont la capitale centrafricaine est coutumière depuis deux ans.

 

Selon des habitants, un conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin au PK-5, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman. Le PK-5 a été l'épicentre des massacres intercommunautaires à Bangui et il représente le dernier bastion des musulmans chassés des autres quartiers par les milices chrétiennes anti-balaka.

 

 

DÉCLARATION DE MME SAMBA PANZA PRÉSIDENTE DE TRANSITION DEPUIS NEW YORK


Centrafricaines,


Centrafricains,


Mes chers compatriotes,


Depuis le samedi 26 septembre 2015, la capitale de la République Centrafricaine, Bangui vient encore d’être secouée par des événements tragiques ayant entraîné des pertes en vies humaines, des blessés et des dégâts matériels importants. Ces événements interviennent au moment où je me trouve à New York aux Etats Unis d’Amérique, sur invitation du Secrétaire Général des Nations Unies afin de défendre le dossier de la République Centrafricaine devant les partenaires internationaux.


Je vous avoue que cela ne pouvait pas mal tomber pour l’image de notre pays où nos partenaires internationaux rencontrés depuis mon arrivée à New York se réjouissent pour les avancées de la Transition sur les volets de la sécurité et de la réconciliation et félicitent le peuple centrafricain qui a su faire montre d’un engagement ferme pour le dialogue inclusif et se prépare à aller aux elections. Pourquoi les démons de la division, de la haine intercommunautaire et de la vengeance ont-ils choisi ce moment crucial pour l’avenir de notre pays pour frapper ce coup ? Aimons-nous vraiment notre pays pour ne pas mettre son intérêt supérieur au-dessus de nos égoïsmes ?


Dans l’intérêt supérieur du pays, tout sera mis en œuvre pour faire la lumière sur l’élément déclencheur de cette énième crise dans la crise avec l’intention manifeste de saper tous mes efforts pour obtenir des appuis conséquents auprès de la communauté internationale afin de laisser aux nouvelles autorités un pays debout. En même temps, je déclare clairement et fortement que je ne me laisserai pas intimider par les actes absurdes des ennemis de la paix à la solde des fossoyeurs de la République.


De New York où je me trouve, je suis minute par minute, heure par heure ce qui se passe à Bangui et donne au Premier Ministre, Chef du Gouvernement avec qui je suis en contact permanent les orientations nécessaires à la maîtrise de la situation pour éviter tout débordement. Je rassure d’ores et déjà la population Centrafricaine que tout sera mis en œuvre pour ramener le calme et la paix à Bangui.


Je condamne avec la dernière énergie cette recrudescence de la violence intercommunautaire, ces destructions et incendies de maisons, ces pillages et actes de représailles qui replongent encore le pays dans l’insécurité et la désolation, en même temps qu’ils compromettent tous les efforts de cohésion sociale et de vivre ensemble harmonieux déployés avant et après le Forum National de Bangui.


Je présente mes sincères condoléances aux familles éprouvées et ma compassion aux blessés et victimes des dégâts matériels.


J’appelle tous les protagonistes de cette nouvelle crise de tous les bords à la retenue et au respect des engagements pris devant l’opinion nationale et internationale lors du Forum National de Bangui d’accorder la primauté au dialogue et à la réconciliation. J’en appelle aussi au patriotisme des Forces Vives de la Nation de s’impliquer sincèrement dans la recherche de la paix et dans le maintien de la cohésion intercommunautaire en évitant à tout prix de jeter l’huile sur le feu.


Je demande aux forces internationales déployées en Centrafrique d’apporter tous les appuis nécessaires au Gouvernement de Transition afin d’assurer la protection effective des populations civiles, de traquer les fauteurs de troubles de tous les bords qui empêchent le peuple centrafricain de vivre dans la quiétude et de prévenir la recrudescence des conflits intercommunautaires.


J’appelle la jeunesse centrafricaine à la vigilance et à ne pas céder à la manipulation.


J’appelle les femmes de Centrafrique qui ont payé le lourd tribut lors des crises précédentes à se mobiliser pour dire « plus jamais ça ».


Rejetez le nouveau cycle de violence que les ennemis de la paix veulent ramener dans notre pays.


Enfin, j’en appelle à l’ensemble de la société civile, y compris les confessions religieuses et les medias qui ont tous œuvré sans faille de se mobiliser pour dire non aux nouvelles violences.


Je réitère encore à cette occasion ma ferme volonté de conduire le pays vers des élections apaisées, démocratiques et incontestables en vue du retour à l’ordre constitutionnel que tous les Centrafricains attendent avec impatience en s’inscrivant massivement sur les listes électorales.


Vive la République Centrafricaine dans la paix et l’espoir du relèvement effectif,


Vive la coopération internationale et la solidarité entre les Nations.


Que Dieu bénisse notre pays

Centrafrique/violences: près de 40 morts, au moins 27.400 déplacés (ONU)

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