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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 15:53

 

 

 

27/09/2015 (AFP)

 

Plus de vingt personnes ont été tuées et une centaine blessées dans les violences qui ont frappé samedi Bangui, où le calme était revenu dimanche matin, selon un nouveau bilan de source médicale.

 

Des habitants et une source hospitalière avaient fait état samedi de 10 morts et 38 blessés dans ces violences qui ont touché le quartier majoritairement musulman du PK-5, dans le centre de la capitale centrafricaine.

 

"Selon un bilan établi à partir des principales formations sanitaires et qui reste encore provisoire, il y a plus de 20 morts et une centaine de blessés", a indiqué dimanche un médecin militaire à l'AFP sous couvert d'anonymat. "Profitant de l'accalmie, les secouristes vont poursuivre le ramassage (d'éventuelles autres victimes) et le bilan pourrait s'alourdir", a-t-il ajouté.

 

Un hélicoptère des forces internationales déployées en Centrafrique survolait la ville dimanche matin. Seuls quelques tirs sporadiques ont été entendus dans la nuit de samedi à dimanche et les habitants qui avaient fui leurs maisons par crainte de nouveaux affrontements commençaient à rentrer chez eux, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

Cette flambée de violences a été provoquée par l'assassinat d'un conducteur de moto-taxi au PK-5.

 

Selon des habitants, le conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin, pour une raison encore indéterminée, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman qui fut l'épicentre des massacres inter-communautaires à Bangui de fin 2013 à début 2014.

 

Dans un communiqué, le gouvernement de transition a fermement condamné ces "violences inutiles qui interviennent à un moment où la Centrafrique en général et la ville de Bangui en particulier aspirent à la paix et à la sécurité".

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, déjà très instable et l'un des pays les plus miséreux au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014, dont elle peine toujours à se relever.

 

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé. Mais des groupes armés sévissent toujours dans certaines parties du territoire et de très nombreuses armes de guerre circulent dans le pays et sont régulièrement utilisées pour des actes de banditisme. Des élections présidentielle et législatives sont officiellement prévues avant la fin 2015 pour clore le cycle de violences. Mais l'organisation des scrutins a pris beaucoup de retard, rendant plus que vraisemblable un nouveau report des élections.

 

 

Centrafrique- Insécurité    Bilan provisoire du regain de violences à Bangui : 21 morts et une centaine de blessés          

 

APA- Bangui(Centrafrique) 2015-09-27 12:27:11 Le bilan provisoire du regain de violences noté à Bangui est de 21 morts et une centaine de blessés, selon des données fournies ce dimanche par l'hôpital communautaire de Bangui qui a lancé également un appel à l’aide pour faire face à l’afflux de patients.


Les déplacés internes se multiplient à travers la ville donnant l'aspect du début de conflit en Centrafrique de 2013 et 2014


Cependant ce dimanche matin, des tirs continuent d'être entendus dans les quartiers du 3ème et 5ème arrondissement de Bangui lieux où ont démarré la veille les représailles organisées par de jeunes musulmans suite au décès d'un des leurs, conducteur de taxi moto dans le 8ème arrondissement de Bangui. 


Au micro de Ndeke Luka, une radio privée de Bangui, le 2ème Conseiller de la Mairie du 3ème arrondissement, M. Roufaï a condamné les violences et demandé aux esprits surchauffés de laisser la justice faire son travail. 


"Je demande à mes administrés du 3e arrondissement de se ressaisir et de laisser la justice mener les enquêtes pour savoir de quoi il s'agit parce qu'on peut être manipulé des deux côtés. 


Soulignant que "cette situation est vraiment désastreuse'', il a expliqué : ‘'Nous sommes presque au bout de tunnel pour la paix et la cohésion sociale. Mais le fait qu'on a amené un corps d'un musulman au niveau de la mosquée Ali Baboro a suscité un autre problème".


Par ailleurs, les Antibalaka ont rejeté toute leur responsabilité dans ces violences communautaires. Sébastien Wenezoui leur ancien porte-parole a déclaré à la presse : « Nous condamnons fermement cette bavure et ce désordre avec la dernière énergie et demandons aux auteurs de cesser immédiatement ces actes de violence inutile et de revenir sur la voix de la paix. Dans le cas contraire, nous contribuerons à aller les chercher, à les rendre à la justice pour décliner nos responsabilités, car nous ne tolérerons pas qu'on salisse le nom des ex anti-Balaka qui sont des véritables patriotes. » 


Certaines rues de Bangui restent barricadées par les jeunes qui lancent des propos injurieux aux casques bleus qu'ils accusent d'être incapables de contrôler les violences dans la capitale centrafricaine.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834799#sthash.b3tWwnCK.dpuf

Centrafrique : plus de 20 morts dans les violences samedi à Bangui (nouveau bilan)

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