Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 23:00

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 27 SEPTEMBRE 2015

 

Le Coordonnateur humanitaire intérimaire, Marc Vandenberghe, et l’ensemble de la communauté humanitaire en République centrafricaine (RCA) condamnent les nouvelles violences qui se sont produites contre la population civile à Bangui durant les affrontements qui ont marqué la journée du 26 septembre. Il appelle toutes les parties prenantes à respecter le droit humanitaire international, à ne pas porter atteinte aux civils et à leur permettre de quitter les zones de tensions en toute sécurité, a appris le RJDH dans un communiqué de presse.

 

Dans le communiqué, OCHA rappelle que « des violents affrontements ont eu lieu le 26 septembre entre le PK5 dans le 3eme arrondissement et le 5eme arrondissement de la capitale Centrafricaine après la mort d’un jeune taxi-moto musulman. Ce nouveau pic de tension a fait des dizaines des blessés et plusieurs morts. D’autres quartiers ont été aussi le théâtre de pillages et plusieurs maisons ont été incendiées. Des milliers des personnes auraient fui les zones des tensions pour se mettre à l’abri, notamment chez les familles d’accueil et vers les anciens sites des déplacés ».

 

« Je suis extrêmement préoccupé par le grand nombre de personnes qui ont perdu la vie au cours des affrontements, ainsi que par le grand nombre de personnes blessées, de maisons incendiées et par la nouvelle vague de déplacements. Cette nouvelle situation représente un grand pas en arrière sur les plan de retour des déplacés mis en place par l’Equipe Humanitaire Pays», a indiqué Mr. Vandenberghe, « Je voudrais exprimer mes sincères condoléances aux familles des victimes et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés », indique le communiqué de presse.

 

« En vertu du droit international humanitaire, je lance un appel pour le respect des obligations qui incombent à toutes les parties pour la protection de toutes les populations civiles en RCA et de préserver les structures de soin, et de permettre tant à tous les blessés, aux autres patients qu’aux agents de santé d’y accéder librement et en toute sécurité,» a ajouté Mr. Vandenberghe.

 

Bangui compte encore 30 sites, qui accueillaient, avant les évènements du samedi 26 septembre, un total de 27.315 personnes déplacées. Au cours des dernières années, le pays a connu une crise politique majeure qui affecte la quasi-totalité de la population. Environ 2,7 millions de personnes, plus de la moitié de la population, sont dans le besoin urgent d’assistance.

 

 

Bangui paralysé par des nouvelles violences et barricades

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 27 SEPTEMBRE 2015

 

La population de Bangui s’est réveillée ce matin par des nouvelles violences, suite à celle de la veille dans une partie du 5e et de 3e arrondissement. Des barricades ont été érigées dans plusieurs rues et avenues de la capitale par des civils qui dénoncent les violences.

 

Selon les informations du RJDH, des hommes armés se sont affrontés vers les 5e et 3 e arrondissements, replongeant les secteurs dans la psychose.

 

Certains habitants de Bangui, pris de colère ont érigé des barricades ce matin en guise de protestation contre ces violences. Pour certains des manifestants interrogés, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) devraient reprendre du service afin d’assurer la sécurité de la population. « Hier, quand certains habitants armés du KM5 attaquaient les secteurs du 5e arr, des forces internationales étaient derrière eux sans les empêcher. Nous trouvons que c’est inadmissible. C’est pourquoi nous demandons le retour des FACA », a dit un manifestant du quartier Miskine joint par le RJDH.

 

A l’origine de ces nouvelles violences, la mort d’un jeune taxi-moto dont le corps a été retrouvé vers le quartier Combattant près de l’aéroport. Le bilan provisoire fait 24 morts, plus de 100 blessés, des maisons et commerces brulés. L’église Elim et la paroisse Saint-Michel ont été touchées, des biens pillés.

 

Des réactions n’ont pas tardé.  La Minusca a déploré ce qu’elle qualifie de «  brusque montée de tension survenue samedi matin, 26 septembre 2015 à Bangui, à la suite du meurtre d’un jeune homme de confession musulmane ».

 

« La MINUSCA, en coopération avec les forces de sécurité intérieures, la force française SANGARIS et l’EUMAM, a mobilisé ses Casques bleus pour assurer la protection des populations civiles, conformément à son mandat, et prévenir une exacerbation de la violence », note le communiqué de presse.

 

La société civile par le billais de Gervais Lakosso menace d’organiser dès lundi « la désobéissance civile », pour protester contre ce qu’elle juge de « manipulation étrangère ».

 

Le gouvernement appelle au calme. Une conférence de presse du premier ministre est prévue pour cette situation qui replongent la capitale dans le chaos, au moment où la chef de l’Etat de Transition, Catherine Samba-Panza prend part à 71e conférence des Nations-Unis.

 

Des barricades sont toujours visibles dans certains coins de la capitale. Plusieurs milliers de personnes affluent sur les sites des déplacés.

 

Des manifestants affichent des hostilités à l’egard des forces internationales de la Sangaris, casques bleus et humanitaires. Des journalistes sont aussi menacés par certains manifestants.

Centrafrique : Le Coordonnateur humanitaire appelle à la protection de civils à Bangui
Centrafrique : Le Coordonnateur humanitaire appelle à la protection de civils à Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com