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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 18:26

 

 

Burkina: Ban demande aux militaires de faire preuve de retenue


Nations unies (Etats-Unis) AFP / 17 septembre 2015 18h48- Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé jeudi aux militaires burkinabés de faire preuve de retenue et de respecter les droits de l'homme et la sécurité de la population.


M. Ban, cité par son porte-parole, a réitéré sa ferme condamnation du coup d'Etat dans le pays et a estimé que les responsables de ce coup d'Etat et de ses conséquences devaient rendre des comptes.


M. Ban a aussi exigé une nouvelle fois que tous les responsables burkinabés qui sont détenus soient libérés immédiatement et que la transition politique puisse reprendre son cours comme le prévoit la Constitution.


M. Ban a déploré la violence intervenue à la suite du coup d'Etat. Il a souligné que son représentant spécial pour l'Afrique de l'Ouest Mohamed Ibn Chambas reste à Ouagadougou pour tenter de résoudre cette crise en liaison avec l'Union africaine et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest.


Au moins une personne a été tuée par balle et une soixantaine ont été blessées depuis mercredi, selon un bilan d'un médecin du principal hôpital de Ouagadougou.

Un général proche de l'ancien président Blaise Compaoré a pris la tête des putschistes qui ont renversé jeudi les autorités de transition au Burkina Faso. Les militaires d'élite de l'armée quadrillaient la capitale, tirant pour disperser des manifestants hostiles au coup d'Etat.


Le Conseil de sécurité de l'ONU avait condamné mercredi soir le coup et ses 15 membres devaient tenir jeudi après-midi des consultations à huis clos sur la situation.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=630994

 

Burkina : le président du CNT se déclare chef d'Etat intérimaire et appelle à la résistance

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) - 2015-09-17 13:43:01 Le président du Conseil national de la transition (CNT) Moumina Shériff Sy a, dans une déclaration rendue publique jeudi, annoncé qu’il assumait les fonctions de chef d’Etat intérimaire et que par conséquent il appelle le peuple à la résistance.


‘'Depuis hier mercredi 16 septembre 2015, des éléments du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) ont fait irruption dans la salle de conseil des ministres au palais de Kosyam et ont pris en otage le Président de la Transition, son Premier ministre et ses ministres'', a affirmé M.Sy dont la déclaration est reprise par certains sites d'informations dont Lefaso.net.


Selon le président du CNT, malgré le dialogue engagé avec les putschistes, durant toute la nuit par la haute hiérarchie militaire pour amener les éléments du RSP à la raison, ceux-ci ont persisté sur la voie d'un putsch sans issue.


‘'Manifestement la volonté de ce groupe armé n'est pas de dialoguer, mais de prendre le pouvoir justement en connexion avec les partis politiques de l'ancien régime'', a-t-il déploré.


Pour Shériff Sy, vu que le chef de l'Etat et le Premier ministre et le gouvernement sont actuellement séquestrés, il assume désormais les pouvoirs dévolus au chef de l'Etat. 

‘'Et c'est à ce titre que j'invite le chef d'Etat major des armées et les chefs d'Etat-major des différentes régions militaires à prendre immédiatement toutes les dispositions pour que cette forfaiture soit arrêtée puisque c'est un groupe armé qui s'oppose à la volonté du peuple, c'est pour cela j'en appelle aux forces républicaines, militaires'', a-t-il indiqué.


‘'La nation est en danger'', selon M. Sy qui ajoute : ‘'aucun sacrifice ne doit être trop grand pour préserver les acquis de la marche vers le renouveau que notre peuple a acquis de haute lutte à l'issue de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014''.


Le président de la Transition exprime sa reconnaissance à ‘'l'Organisation des nations unies, à l'Union européenne, à la France, à l'Union Africaine, à la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour leurs soutiens sans faille qu'elles continuent de manifester aux institutions de la transition''.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834049#sthash.fwQCr0P8.dpuf

 

 

Coup d'Etat au Burkina: les militaires français sur place n'ont pas à interférer


Saclay (France) AFP / 17 septembre 2015 13h41 - Le contingent militaire français présent au Burkina Faso n'a pas à interférer dans les évènements en cours à Ouagadougou, où des militaires putschistes ont renversé les autorités de transition, a déclaré jeudi le président français François Hollande.


Ce contingent sur place, fort de 220 soldats des forces spéciales qui participent à l'opération antiterroriste Barkhane au Sahel, n'a pas à interférer, a dit à la presse M. Hollande, en marge d'un déplacement en banlieue de Paris.


Je condamne ce coup d'Etat, je le condamne fermement parce qu'un processus électoral était en cours, les dates étaient arrêtées, le corps électoral était recensé et il y avait donc un processus, a-t-il souligné.


Il ne peut pas être expliqué que des groupes puissent empêcher cette transition démocratique qui était en cours. J'appelle donc ceux qui ont commis cet acte à libérer les personnes qui sont retenues, et notamment le président de la transition qui encore aujourd'hui est pris en otage, et j'appelle ces groupes à cesser immédiatement leur action, a ajouté François Hollande.


Des élections présidentielle et législatives étaient prévues le 11 octobre au Burkina pour mettre un terme à la transition mise en place depuis que la rue a chassé l'ex-président Blaise Compaoré en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir. 


La France a une relation d'amitié à l'égard du Burkina Faso et la France ne peut pas laisser faire ce qui se produit aujourd'hui, a aussi déclaré le chef de l'Etat français sans autre précision sur ce que Paris peut faire.


Toutes les mesures sont prises pour s'assurer de la sécurité des ressortissants français dans le pays, a-t-on précisé dans son entourage.


Le ministère des Affaires étrangères avait appelé dans la matinée les Français résidant à Ouagadougou à rester confinés à leur domicile. L'ambassade de France sur place a par ailleurs annoncé la fermeture, pour la journée de jeudi, des établissements scolaires français dans la capitale et à Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays.


Le nombre de Français recensés au Burkina, une ancienne colonie française, est de 3.500 personnes, dont 92% d'expatriés, qui vivent pour la plupart dans la capitale, selon le ministère des Affaires étrangères. De nombreux Français se rendent également chaque année au Burkina, destination privilégiée pour les associations et ONGs.

En octobre 2014, lors de la chute de Blaise Compaoré, Paris avait assuré ne pas avoir fait intervenir ses militaires. La France avait reconnu ensuite avoir facilité la fuite de M. Compaoré vers la Côte d'Ivoire.



(©)

 

 

L'UA rejette la «destitution» du président de la Transition au Burkina Faso 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) 2015-09-17 18:44:23 La Présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, a rejeté comme « nulle et de nul effet » l’annonce par des militaires de la «destitution» du Président de la transition au Burkina Faso Michel Kafando et du Premier Isaac Yacouba Zida, soulignant que « l’enlèvement et la séquestration des responsables de la Transition constituent un acte terroriste ».


« La Présidente de la Commission réitère la ferme condamnation par l'UA de cet enlèvement injustifiable et la séquestration continue des responsables de la Transition, qui constituent un acte terroriste à tous égards, ainsi que de la tentative inacceptable de remise en cause totale de la Transition engagée au Burkina Faso depuis novembre 2014 », indique un communiqué.


Mme Dlamini-Zuma, souligne que ces actes sont d'autant plus répréhensibles qu'ils interviennent à moins d'un mois des élections présidentielles et législatives qui doivent marquer l'aboutissement de la Transition.


Par ailleurs, elle se félicite de la condamnation unanime par la communauté internationale de ces actes, qui constituent une menace grave à la paix, à la stabilité et à la sécurité pour le Burkina Faso, la région et le reste du continent, appelant tous les Etats membres de l'UA et la communauté internationale dans son ensemble à faire échec à cette tentative de remise en cause de la Transition. 


L'UA rejette, ajoute le texte, comme nulle et de nul effet l'annonce par des militaires de la « destitution » du Président Michel Kafando et la prétention de lui substituer de « nouvelles autorités ».


« La Présidente de la Commission exige la libération immédiate et inconditionnelle des responsables de la transition et leur rétablissement dans leurs fonctions. Elle souligne que les éléments du RSP impliqués dans cette situation seront tenus responsables de leurs actes et de toute atteinte à l'intégrité physique des personnalités qu'ils retiennent », poursuit le communiqué.


La Présidente de la Commission, rappelant les instruments pertinents de l'UA, y compris la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, saisira le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA, qui se réunit vendredi, de la grave situation qui prévaut au Burkina Faso pour permettre au CPS de prendre toutes les mesures qu'appelle cette situation.


La Présidente de la Commission réitère l'impératif de la soumission des forces de défense et de sécurité à l'autorité politique. Elle souligne que les tentatives répétées de déstabilisation dont se sont rendus coupables des éléments du RSP depuis le début de la Transition mettent en relief la nécessité d'une réforme du secteur de la défense et de la sécurité au Burkina Faso dans le cadre des efforts visant à approfondir la démocratie et à renforcer l'état de droit dans ce pays.


La Présidente de la Commission réaffirme en outre, l'engagement de l'UA, œuvrant de concert avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les Nations unies et l'ensemble de la communauté internationale dans le cadre du Groupe international de soutien et d'accompagnement de la transition au Burkina Faso (GISAT-BF), à continuer d'apporter son appui total aux autorités actuelles de la Transition et au peuple burkinabé, en vue d'assurer l'aboutissement du processus engagé dans leur pays dans les délais convenus.

 

 http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834086#sthash.eaw0TKQv.dpuf

 

 

Burkina: l'ex-chef d'état-major de Blaise Compaoré à la tête des putschistes


Ouagadougou - Le général Gilbert Diendéré, ancien chef d'état-major de l'ex-président Blaise Compaoré, a été placé jeudi à la tête du Conseil national de la Démocratie (CND), nouveau pouvoir mis en place par les militaires putschistes qui ont renversé les autorités de transition du Burkina Faso.


Les putschistes ont chargé le général de brigade Gilbert Diendéré d'assumer la fonction de président du CND, selon un communiqué lu à la télévision publique par le lieutenant-colonel Mamadou Bamba.


Un couvre-feu est instauré de 19 heures à 6 heures, et les frontières terrestres et aériennes sont fermées jusqu'à nouvel ordre, selon ce communiqué.


Les putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), corps d'élite de l'armée burkinabè, avaient annoncé plus tôt avoir dissous les institutions de transition du pays. Ils retenaient toujours en otage jeudi le président Michel Kafando, le premier ministre Isaac Zida et le gouvernement.


Le général Diendéré est un compagnon d'armes de Blaise Compaoré depuis leur jeunesse. A ses côtés lors du coup d'Etat de 1987, lorsque M. Compaoré avait renversé le président Thomas Sankara, le général Diendéré avait pris la direction du RSP.


Homme de l'ombre du régime Compaoré, il en était considéré comme le militaire le plus influent.


Il avait été limogé l'an dernier, quelques semaines après la chute de M. Compaoré. 


(©AFP / 17 septembre 2015 12h56)

 

 

Burkina: Diendéré dénonce une grave situation d'insécurité pré-électorale, promet de libérer les dirigeants de la transition


Paris AFP / 17 septembre 2015 13h33- Le chef des putschistes au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré, a justifié jeudi le coup d'Etat dans ce pays par une grave situation d'insécurité pré-électorale, et promis de libérer les dirigeants de la transition, dans un entretien avec l'hebdomadaire Jeune Afrique.


Une grave situation d'insécurité pré-électorale régnait au Burkina, a-t-il dit par téléphone au journal, en soulignant qu'il fallait empêcher la déstabilisation du pays.

Quant au président de transition Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida, séquestrés depuis 24 heures par des militaires putschistes, ils ont été placés en résidence surveillée, ils vont bien et seront relâchés, a-t-il assuré.


L'ancien chef d'état-major particulier de l'ex-président Blaise Compaoré, renversé il y a un an après 27 ans de pouvoir, a aussi affirmé que des mesures d'exclusion (avaient été) prises par les autorités de transition et que c'était pour cette raison que ses hommes étaient passés à l'acte.


Des élections auront lieu, a aussi promis l'officier putschiste. Nous souhaitons discuter avec tous les acteurs politiques pour repartir sur de bonnes bases. Des élections auront bien lieu, mais nous devons d'abord nous concerter, a-t-il expliqué.

Enfin, il affirme que les putschistes ne font pas front commun avec le Congrès pour le progrès et la démocratie (CDP), le parti de Blaise Compaoré exclu des élections par les autorités de transition. Nous avons des amis au CDP comme dans tous les autres partis politiques. Mais cette proximité avec le CDP n'est pas la raison de notre passage à l'acte, assure Gilbert Diendéré.



(©)

 

 

Communiqué de presse conjoint

Burkina Faso : la société civile condamne le coup d’État militaire et réclame la restauration des autorités de transition
 

 

Ouagadougou, Paris, le 17 septembre 2015 – La FIDH, le MBDHP et les organisations membres de la coalition, condamnent le coup d'État opéré par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'arrestation du président Michel Kafando, du Premier ministre Isaac Zida et de deux autres membres du gouvernement, ainsi que la répression des manifestations populaires et les attaques contre les médias indépendants. Nos organisations appellent le général Gilbert Diendéré, le chef de la junte militaire putschiste du Conseil national pour la démocratie (CND) et membre du RSP, qui s'est proclamé chef d'une nouvelle transition, à la plus grande retenue envers les manifestants pacifiques, à procéder à la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées, et à remettre le pouvoir dans les plus brefs délais aux autorités de la transition afin de permettre la reprise du processus électoral et l'élection démocratique d'un président.


« C'est un coup d’État militaire de plus au Burkina Faso : le CND a pris le pouvoir par la force, a décrété la mise en place d'un couvre-feu, occupe les artères et places stratégiques de la capitale tout en dispersant à balles réelles le peuple sorti spontanément manifester pour le respect de la démocratie. Les putschistes doivent immédiatement remettre le pouvoir aux autorités légitimes de la transition afin que les élections, tant attendues, puissent se tenir comme prévu et que le processus démocratique suive son cours », ont déclaré nos organisations.

Mercredi 16 septembre 2015, autour de 14h30, des membres du RSP se sont introduits dans le palais présidentiel de Kosyam, ont interrompu le conseil des ministres en cours et pris en otage Michel Kafando, président de la transition, Isaac Zida, Premier ministre, René Bagoro, ministre de l'Urbanisme et Augustin Loada, ministre de la Fonction publique. D'après plusieurs sources, les éléments du RSP ont alors entamé des « négociations tendues » avec ces derniers, tandis que la haute hiérarchie militaire a immédiatement tenu une réunion de médiation afin de trouver une issue à la crise. Parallèlement, des éléments du RSP se sont déployés sur les principaux axes stratégiques de Ouagadougou, ont renforcé leurs positions devant le siège de la radio-télévision nationale et des tirs nourris commençaient à retentir dans la capitale burkinabè. Toute la nuit, des tirs de dissuasion à l'encontre des manifestants ont été entendus dans plusieurs quartiers de Ouagadougou.

 

D'après les informations recueillies par nos organisations, des membres du RSP auraient violemment réprimé les manifestations populaires organisées dès mercredi soir, notamment en faisant un usage excessif de la force pour disperser les centaines de manifestants pacifiques réunis à la place de la Nation et en bastonnant plusieurs dizaines de personnes. Les émetteurs de Radio France internationale (RFI) ont été coupés et les équipes de  Radio Omega ont été intimidées par des éléments du RSP leur intimant l'ordre de suspendre leurs programmes. Jeudi 17 septembre, un jeune aurait été abattu au centre-ville de Ouagadougou et le corps transporté vers une destination pour le moment inconnu. Des dizaines de blessés continuent d'être transportés vers les principaux hôpitaux de la ville. Alors que les tirs retentissaient encore, des éléments du RSP ont annoncé à la télévision nationale ce matin la « démission » du président de la transition, la dissolution du gouvernement et du Conseil national de transition, et la mise en place d’une concertation en vue de la formation d’un nouveau gouvernement de cohésion nationale par notamment la création d'un Conseil national pour la démocratie (CND). Quelques heures plus tard, la télévision nationale a annoncé que le général Gilbert Diendéré, un proche de l'ancien président Blaise Compaoré, était le président du CND, la junte militaire putschiste maintenant au pouvoir, ainsi que la mise en place d'un couvre-feu de 19h à 6h et la fermeture des frontières.


Les tensions entre les autorités de transition et les membres du RSP n'ont cessé de s'aggraver ces derniers mois. Elles ont été exacerbées ces derniers jours avec la publication, lundi 14 septembre, du rapport final de la Commission de réconciliation nationale et des réformes qui préconise « la dissolution de ce régiment et le redéploiement de ses éléments à des missions autres que celles d'assurer la sécurité du président du Faso, dans le cadre de la refondation de l'Armée nationale et de son commandement ». Dans la déclaration lue ce matin par Mamadou Bamba, porte-parole du CND, et annonçant la dissolution des autorités de transition, le CND dénonçait la « déviance » du régime de transition, notamment la loi électorale excluant toute personne qui aurait soutenu, en octobre 2014, le projet de loi portant révision de l'article 37 de la Constitution burkinabè visant à supprimer la limitation des mandats présidentiels et qui devait ainsi permettre à Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, de briguer un cinquième mandat en 2015. Dans les faits, plusieurs proches de Blaise Compaoré étaient donc écartés de la présidentielle prévue le 11 octobre prochain.


L'annonce du coup d'État en cours au Burkina Faso a très rapidement suscité de vives protestations de la part de la société civile, de certains partis politiques et des membres des autorités de transition. Les appels à manifester pour la sauvegarde de la démocratie et contre le coup d'État, dont celui de la Coalition Contre la Vie Chère (CCVC), se poursuivent et la population est fortement mobilisée malgré la répression exercée par l'armée.  


« La situation est extrêmement volatile et nous craignons qu’elle ne dégénère, causant de graves violations des droits humains. Le peuple burkinabè semble déterminé à défendre sa démocratie, la société civile et les partis politiques sont mobilisés. En face, l'armée s'organise et continue de réprimer les manifestants. Nous appelons toutes les parties au calme pour éviter tout bain de sang. Les putschistes du CND doivent regarder comment ont fini les juntes militaires dernièrement au Mali et en Guinée et ils doivent en tirer toutes les conséquences : rendre le pouvoir ou, à terme, finir en prison », ont déclaré nos organisations.

Enfin, nos organisations exhortent la communauté internationale, qui a exprimé son indignation et condamné la prise du pouvoir en cours, à prendre toutes les mesures nécessaires afin de permettre une solution rapide et apaisée de la crise politique et sécuritaire en cours, en vue de la reprise du processus électoral. Plus particulièrement, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l'Union africaine (UA), les Nations unies (ONU), l'Union européenne (UE) et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF)  doivent tout mettre en œuvre pour garantir la libération immédiate du président et des ministres de la transition encore détenus ainsi que la sécurité des populations civiles. Le cas échéant, ils devront mettre en branle les mécanismes de suspension et de sanction prévus par leurs textes respectifs.


Entre 2014 et 2016, 52 élections dont 25 élections présidentielles doivent se tenir dans 27 pays africains. Pour éviter les manipulations, fraudes et violences dues aux élections tronquées, la société civile africaine et internationale a décidé de se mobiliser au sein de la coalition « Mon vote doit compter ». Les sociétés civiles exigent des gouvernants qu'ils respectent leur droit légitime à choisir librement leurs représentants à l'occasion d'élections régulières, libres, et transparentes, par une mobilisation publique, des actions de terrains et un plaidoyer politique en amont de chaque scrutin jusqu'en 2016.


-FIN-

Contacts presse :


Arthur Manet (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 72 28 42 94 (Paris) - press@fidh.org
Audrey Couprie (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 (Paris) - press@fidh.org

La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La FIDH a son siège à Paris et des bureaux à Abidjan, Bamako, Bangkok, Bruxelles, Conakry, Genève, La Haye, New-York,  Pretoria et Tunis.

 

 

 

Le Burkina Faso, un pays abonné aux coups d'Etat  

 

APA-Ouagadougou (Burkina) 2015-09-17 12:29:02 - Le Burkina Faso vient de connaître, ce jeudi, avec le renversement du pouvoir de transition par le Régiment de sécurité présidentielle, son sixième coup d’Etat depuis son indépendance en 1960.


Le premier coup d'Etat a été perpétré le 3 janvier 1966, après un soulèvement populaire qui a renversé le président du pays, Maurice Yaméogo, alors que le Burkina Faso s'appelait Haute volta.


Quatorze années plus tard, en 1980, le général Sangoulé Lamizana est renversé par un autre militaire, le Colonel Saye Zerbo (25 novembre 1980-7 novembre 1982) qui, lui, fera deux ans au pouvoir.

Le 7 novembre 1982, Saye Zerbo est renversé par le médecin-commandant Jean Baptiste Ouédraogo dont le règne dure à peine une année.


C'est le capitaine Thomas Sankara qui va renverser Jean-Baptiste Ouédraogo lors du coup d'Etat du 4 août 1983. Il instaure la Révolution avec plusieurs réformes dont le changement du nom du pays qui devient Burkina Faso, le changement du drapeau, de l'hymne national, etc.


Quatre ans plus tard, le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est tué lors d'un coup d'Etat qui a propulsé son ami et compagnon d'armes, le capitaine Blaise Compaoré, au pouvoir.


Celui-ci, qui fera 27 ans à la tête du Burkina Faso, a quitté le pouvoir le 31 octobre 2014, suite à une insurrection populaire consécutive à sa volonté de modifier la constitution afin de briguer d'autres mandats présidentiels.


Après sa chute, des organes de transition ont été mis en place avec comme président de la Transition le diplomate Michel Kafando, pour une période d'un an.

Alors que l'on s'acheminait vers les élections couplées (présidentielle et législatives) le 11 octobre prochain, et qui devraient mettre fin à la période transitoire, les espoirs ont été brisés entre mercredi et jeudi.


Des militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont pris en otage, mercredi, le président Michel Kafando, le premier ministre Isaac Yacouba Zida et annoncé jeudi leur coup d'Etat. Ils ont également déclaré avoir dissout les organes de la Transition et mis en place, ce 17 septembre, le Conseil national de la démocratie, dirigée par le général de brigade Gilbert Diendéré, un proche de Blaise Compaoré.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834028#sthash.y2et52lV.dpuf

Burkina - Faso : A propos du coup d'arrêt au processus démocratique

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