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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 11:40

 

 

 

17/08/15 (RFI)

 

Le secrétaire général de l'ONU ne s’est pas fait attendre. Dés le jeudi 13 août, il a nommé Parfait Onanga-Anyanga, un Gabonais, à la tête de sa mission en Centrafrique, après le limogeage de Babacar Gaye. La Centrafrique reste un pays en convalescence, à la recherche d'une sortie de crise via des élections démocratiques. Et toute défaillance des partenaires internationaux pourrait être fâcheuse.

 

Le nouveau chef de la Minusca devra très vite se mettre au travail. Et pour cause : les défis à relever pour ce pays encore meurtri par une guerre civile sont nombreux. Pour les autorités de la transition et la communauté internationale, l'objectif est d'organiser dans des délais raisonnables un référendum constitutionnel puis des élections générales.

 

Officiellement, le référendum est programmé au 4 octobre et la présidentielle dans la foulée. Mais d'ici là beaucoup reste à faire : le recensement a pris beaucoup de retard, notamment à l'intérieur du pays. Les circonscriptions électorales ne sont pas toutes constituées. Quant aux autorités centrafricaines, elles n'ont toujours pas validé le code électoral ni le texte constitutionnel.

 

A Bangui, beaucoup concèdent que le timing est impossible à tenir et qu'un nouveau report du calendrier électoral est inéluctable. L'autre incertitude est le sort des 450 000 réfugiés : vont-ils obtenir le droit de vote ? Le CNT, le parlement de transition, devrait rendre sa décision définitive dans les tous prochains jours.

 

Sur le terrain politique aussi tout n'est pas simple. Les bozizistes demandent le retour de leur mentor, l'ancien président déchu François Bozizé, sous le coup d'un mandat d'arrêt et de sanctions internationales.

 

« Redéfinir le contrat social centrafricain »

 

Plus que jamais la Centrafrique a besoin du soutien international. Tout récemment, la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale a décidé de prolonger une nouvelle fois l'actuelle transition, jusqu'à la fin de l'année.

 

Un soutien des pays de la sous-région dont le nouveau patron de la force de l'ONU en Centrafrique dit se « réjouir ». Parfait Onyanga-Anyanga estime que le pays est en train d’amorcer un changement positif mais qui reste fragile. « Nous avons en face de nous un pays extrêmement fragilisé où il va y avoir un effort de réconciliation immense, une nécessité de redéfinir un tout petit peu le contrat social centrafricain. Je veux croire que c’est un pays qui dispose d’un potentiel humain, naturel qui n’a pas été malheureusement exploité à son maximum », analyse-t-il.

 

Face à ces multiples défis, le Gabonais, « optimiste de nature », est convaincu qu'il ne faut pas « désespérer » et affirme sa volonté de « travailler avec tous les acteurs afin de sortir ce pays du marasme dans lequel il se retrouve malheureusement depuis des décennies ».

 

« Nous faisons des efforts à l'intérieur pour nous en sortir, mais il ne faudrait pas qu'au niveau international, on vienne encore nous écraser »

 

Maître Mathias Morouba président de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme

 

15/08/2015 - par Antoine Cavaillé-Roux

RCA: les nombreux défis qui attendent le nouveau chef de la Minusca

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