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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 00:50

 

 

 

12.08.2015 23:50 par www.guineeconakry.info

 

Les paroles de l’un et de l’autre sont nimbées de gêne. Celui qui réclame le départ,- Ban Ki-moon-, et celui qui part -Babacar Gaye-, ont tous deux l’âme en peine. Quand le premier dit : «"Il m'est impossible de mettre en mots la colère, le tourment et la honte que je ressens après ces accusations récurrentes au fil des années d'exploitation sexuelle et d'abus commis par des forces onusiennes », le second lui répond qu’il est question d’une ‘’responsabilité institutionnelle’’, alors, il explique «on m'a demandé d'exercer cette responsabilité institutionnelle, en quittant l'emploi que j'occupais. J'ai répondu positivement à cette demande.» C’est clair, le général sénégalais, le chef de la Minusca, a été poussé à la sortie. Ce ‘’signal fort’’, il l’assume. Seulement, le mal semble déjà fait.

 

Depuis longtemps déjà et sur plusieurs fronts, l’honneur des soldats onusiens est malmené et leur image écornée, par des questions de libido. Ici et là, les casques bleus sont accusés de viols ou d’autres rapports sexuels obtenus dans des conditions indignes de leur statut.

 

Le code de bonne conduite

 

La  démission du général Babacar Gaye, exigée par le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, est donc un geste pour sauver ce qui peut l’être encore, après la révélation d'accusations de viol et d'homicide contre des casques bleus en Centrafrique.

 

Pourtant Babacar Gaye n’est point un général de dernière pluie. Il fut chef d’état-major des forces armées sénégalaises, avant de servir loyalement les Nations unies au Liban, en Irak, en Syrie, en RDC particulièrement, où il a officié entre 2005 et 2010, avec la Monuc puis la Monusco. La démission de Babacar Gaye vient souligner la gravité des comportements déviants des soldats de la paix, dont certains oublient hélas, le ‘’code de bonne conduite’’ en matière de mission de sécurité des Nations unies.

 

Tous ne sont certes pas coupables, seules les enquêtes pourront établir la vérité, mais en attendant, ‘’les brebis galeuses’’ jettent malheureusement l’opprobre sur les autres.  C’est que pointe le général démissionnaire, quand il déclare « Lors du sommet de 2008, le secrétaire général des Nations unies avait évoqué la responsabilité collective de l'organisation face aux problèmes de comportement de ses membres. Il a par la suite évoqué une responsabilité institutionnelle. Face aux récents développements en République centrafricaine, on m'a demandé d'exercer cette responsabilité institutionnelle en quittant l'emploi que j'occupais. J'ai répondu positivement à cette demande."

 

Revisiter les conditions

 

Pourvu que l’exemple serve. Mais cela ne nous pas parait évident, car le général pouvait très peu de choses contre les soldats aux ‘’braguettes faciles’’. Leurs activités parallèles sexuelles s’exerçant certainement à l’ombre de tout regard. A notre avis, le tri doit être plus sévère en amont. Les Nations unies devraient revisiter les conditions de recrutement des soldats, pour plus de rigueur sélective au niveau de chaque pays participant aux missions de paix et de sécurité.

 

Si cela n’est pas fait, l’ONU sera pas à l’abri de ces informations, sorte de ‘’faits divers’’ qui prennent des proportions médiatiques et politiques énormes, la preuve de la réprobation morale de l’humanité devant ces comportements qui n’honorent ni leurs auteurs, ni la grande organisation qui les emploient.  

 

Maria de BABIA pour GCI

 

2015-GuineeConakry.Info

 

 

 

Accusation de viols en Centrafrique, le chef de la mission de l’ONU démissionne

 

http://www.la-croix.com/  13/8/15 - 12 H 18

 

Sous pression, le chef de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a quitté ses fonctions, après une série d’accusations d’abus sexuels contre des enfants commis par des Casques bleus.

 

Le diplomate sénégalais Babacar Gaye, 64 ans, qui dirigeait la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), a été démis de ses fonctions à la suite d’une série d’accusations d’abus sexuels contre des enfants commis par des casques bleus.

 

Il « a remis sa démission à ma demande », a déclaré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à des journalistes à New York. « Il m’est impossible de mettre en mots la colère, le tourment et la honte que je ressens après ces accusations récurrentes au fil des années d'exploitation sexuelle et d'abus commis par des forces onusiennes », a-t-il assuré. « Je ne tolérerai aucun agissement de ceux qui remplacent la confiance par la peur (...), assez, c’est assez », a martelé le secrétaire général.

 

Babacar Gaye a lui-même corroboré ces propos, affirmant à la chaîne France 24 que son départ représentait « la réponse à une attitude qui est tout simplement inacceptable de la part de soldats venus défendre un peuple et le protéger ».

 

UNE ENQUÊTE À BANGUI

 

Cette annonce intervient au lendemain de l’ouverture d'une enquête sur des accusations de viol contre une fillette et de l'homicide d'un adolescent de 16 ans et de son père qui auraient été commis par des Casques bleus au cours d'une opération armée à Bangui début août.

 

Au moins cinq personnes, dont un Casque bleu, avaient été tuées et des dizaines blessées pendant cette opération, qui s’est déroulée les 2 et 3 août et visait à arrêter un ancien chef de l'ex-rébellion Séléka dans l'enclave musulmane du PK5 à Bangui. La Séléka, à dominante musulmane, avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, avant d’en être chassée l'année suivante, mais elle y a gardé des sympathisants, notamment dans le quartier du PK5.

 

DES CAS SIMILAIRES

 

Cette enquête fait suite à plusieurs cas similaires mettant en cause des Casques bleus marocains et burundais. Et dans une affaire séparée, la France enquête sur des allégations d’abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014. Ces accusations visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l’opération Sangaris menée par la France et n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.

 

L’ONU a aussi nommé une commission indépendante pour enquêter sur ce cas et plus précisément sur la façon dont les Nations unies ont géré l'affaire, après des critiques dénonçant la lenteur de sa réaction sur le dossier.

 

Le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric a indiqué que 57 allégations de fautes ont été proférées contre des Casques bleus de la Minusca, dont 11 concernant potentiellement des cas d'abus sexuels sur des enfants.

 

La Croix (avec AFP)

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : Gl Babacar Gaye poussé à la sortie

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