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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 19:33
  Le directeur de cabinet d'Ali Bongo en garde à vue à Paris

 

 

 

Le directeur de cabinet d'Ali Bongo en garde à vue à Paris


Paris - AFP / 03 août 2015 19h12Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo Ondimba, Maixent Accrombessi, a été placé lundi en garde à vue à Paris dans le cadre d'une enquête sur l'attribution à une entreprise française d'un marché public au Gabon, a-t-on appris de source judiciaire.


Il a été interpellé à l'aéroport de Roissy alors qu'il allait prendre un avion pour Libreville et il a été placé en garde à vue pour corruption d'agent public étranger, a précisé cette source, confirmant une information du site Jeune Afrique.


Une deuxième personne était également en garde à vue, a ajouté cette source sans plus de précision.


Une enquête préliminaire a été ouverte en 2007 par le parquet de Paris sur l'attribution en 2006 d'un marché public au Gabon à une société française spécialisée dans la fabrication d'uniformes militaires.


L'Office français de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) est en charge de l'enquête.


D'origine béninoise et naturalisé gabonais, Maixent Accrombessi est l'un des proches collaborateurs d'Ali Bongo Ondimba. Il a travaillé avec lui quand ce dernier était ministre de la Défense avant de le rejoindre à la présidence.



(©)

 

Exclusif – Gabon : Maixent Accrombessi, directeur de cabinet de la présidence, interpellé à Paris

 

03 août 2015 à 14h25 — Mis à jour le 03 août 2015 à 16h45

 

Le directeur de cabinet de la présidence gabonaise, Maixent Accrombessi, a été interpellé et placé en garde à vue à Paris, lundi 3 août, dans le cadre d’une enquête pour « corruption d’agent public étranger ».

 

C’est une nouvelle qui risque de susciter quelques turbulences dans les relations franco-gabonaises. Selon une source du ministère de l’Intérieur français, Maixent Accrombessi, le directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba (ABO), a été interpellé ce lundi 3 août à l’aéroport de Roissy, dans le salon VIP, alors qu’il allait prendre l’avion pour Libreville. Il a été placé en garde à vue Quai des Orfèvres par la police judiciaire dans le cadre d’une enquête pour « corruption d’agent public étranger ». N’étant pas en possession d’un ordre de mission, il n’a pas pu faire jouer son immunité diplomatique.

 

Accrombessi est l’un des collaborateurs les plus proches d’ABO, dont il fut le collaborateur au ministère de la Défense avant d’être promu tout-puissant directeur de cabinet de la présidence au sein de la nouvelle administration.

 

Aujourd’hui véritable gardien du Palais du bord de mer, ce titulaire d’un DEA en économie appliquée et d’un DESS en développement économique et social est un ancien agent immobilier parisien, qui était au départ proche de feu André Mba Obame, chef de l’opposition gabonaise jusqu’à son décès en avril dernier.

 

D’origine béninoise et naturalisé gabonais, Maixent Accrombessi est critiqué par l’opposition gabonaise pour être la cheville ouvrière du système de gouvernance mis en place à partir de 2009 par ABO, qui a succédé à son père après des élections contestées.

 

 

Le directeur de cabinet d’Ali Bongo en garde à vue

 

Par Joan Tilouine et Simon Piel

 

Le Monde.fr Le 03.08.2015 à 18h36 • Mis à jour le 03.08.2015 à 19h40

 

L’influent directeur de cabinet du président Ali Bongo, Maixent Accrombessi, se souviendra de son passage estival à Paris. Alors qu’il s’apprêtait à quitter la capitale, il a été interpellé par les policiers de lOffice central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCLIF) dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 9 juillet 2007 pour « corruption d’agent public étranger » et « blanchiment », comme l’a révélé Jeune Afrique.

 

Placé en garde à vue à Nanterre, il s’explique depuis neuf heures ce matin sur un vieux contrat, datant de la fin de l’année 2005, passé entre la société française Marck, spécialisée dans la confection d’uniformes militaires, et le ministère de l’intérieur gabonais, pour un montant de 7 millions d’euros.

 

Une ancienne salariée de Marck, alors chargée de l’export pendant la période concernée par le contrat, était elle aussi entendue en garde à vue.

 

Un virement de plus de 300 000 euros

 

L’organisme de lutte contre le blanchiment Tracfin avait fait part de ses doutes sur un virement de plus de 300 000 euros émis le 7 juin 2006 par la société Marck vers un compte monegasque appartenant à la société CITP, une société de droit gabonais, gérée par le Sénégalo-Malien Seydou Kane, un proche de Maixent Accrombessi. Alors homme d’affaires, ce dernier avait déjà ses entrées au palais présidentiel.

 

D’autres virements – six exactement – d’un montant total de deux millions d’euros, intriguent les enquêteurs. Ils seraient là aussi partis de la société Marck vers un compte monégasque, cette fois détenu par une société baptisée AIKM, domiciliée au Bénin et gérée par Maixent Accrombessi lui-même.

 

L’actuel directeur de cabinet du président Ali Bongo a-t-il été corrompu par une entreprise française soucieuse de s’assurer un contrat avec le Gabon ? C’est l’une des hypothèses suivies par les policiers. Depuis son interpellation ce matin, M. Accrombessi a tenté de faire valoir son immunité diplomatique, mais le ministère français des affaires étrangères avait indiqué en amont aux enquêteurs qu’il n’en bénéficiait pas. Sa garde à vue peut durer 48 heures. Contacté, un haut responsable de la société Marck n’a pas souhaité faire de commentaires.

 

Né à Cotonou au Bénin, Maixent Accrombessi, 50 ans, fait fonction de directeur de cabinet du président Ali Bongo depuis son élection en 2009, à la suite du décès d’Omar Bongo. Cet homme de l’ombre et redouté est l’un des piliers du cabinet présidentiel où il a dû gérer les affaires privées, un pan de la stratégie politique ou encore le traitement du renseignement.

 

Doté d’un entregent tant en France, où il dispose d’un portefeuille de sociétés et de biens immobiliers, qu’en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ce franc-maçon revendiqué est également proche du président béninois Yayi Boni. Figure aussi controversée qu’influente, il est la cible des opposants à Ali Bongo qui lui prêtent des pouvoirs mystiques, notamment vaudou, et le soupçonnent de dérives affairistes.

 

Joan Tilouine

 

Simon Piel


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/08/03/le-directeur-de-cabinet-d-ali-bongo-en-garde-a-vue_4710216_3212.html#RsEFBgZReUUhQsEh.99

 

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