Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 11:13
France: garde à vue levée pour le directeur de cabinet d'Ali Bongo

 

 


Paris - AFP / 04 août 2015 11h53Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo Ondimba, Maixent Accrombessi, a été placé quelques heures en garde à vue lundi en France, soupçonné d'avoir perçu illégalement de l'argent d'une entreprise française, avant d'être relâché, selon des sources concordantes.

 

 
Il repart bientôt au Gabon et continuera à exercer ses fonctions, a déclaré à l'AFP son avocat, Me Francis Szpiner, à l'issue de l'audition de son client qui s'est tenue dans les locaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre, près de Paris.


Les enquêteurs cherchent à savoir si cet homme clef du régime d'Ali Bongo Ondimba a perçu de l'argent de la société Marck, une entreprise française basée près de Paris, spécialisée dans la fabrication d'uniformes militaires en échange de l'attribution fin 2005 d'un marché public de sept millions d'euros au Gabon, selon une source proche du dossier.


Maixent Accrombessi avait été interpellé lundi vers 07H00 GMT à l'aéroport parisien de Roissy alors qu'il s'apprêtait à prendre un vol pour Libreville.


Lors de son arrestation, il n'était pas en possession d'un ordre de mission du Gabon. Il ne bénéficiait donc pas d'une immunité diplomatique qui aurait interdit toute mesure coercitive à son encontre, a relevé une source judiciaire. Il a alors été placé en garde à vue pour corruption d'agent public étranger et blanchiment.


Cependant, la présidence gabonaise a transmis quelques heures plus tard au ministère français des Affaires étrangères un document indiquant qu'il se trouvait en France dans le cadre d'une mission officielle. Le Quai d'Orsay a validé cette lettre et le parquet a dû le relâcher, a expliqué la source judiciaire.


La présidence du Gabon a d'ailleurs protesté contre l'arrestation de Maixent Accrombessi, estimant, dans un communiqué, qu'elle violait les principes fondamentaux et les pratiques du droit international.


Une salariée de la société Mark, également interpellée lundi, était en revanche toujours en garde à vue mardi.


Une enquête préliminaire avait été ouverte en 2007 par le parquet de Paris après un signalement de Tracfin, la cellule de renseignement anti-blanchiment du ministère français de l'Economie.


L'organisme s'interrogeait sur un virement de plus de 300.000 euros émis en juin 2006 par Marck sur le compte monégasque d'une société de droit gabonais, dirigée par un homme d'affaires proche de M. Accrombessi, selon une source proche du dossier.

Les enquêteurs s'interrogent également sur six autres virements de 2 millions d'euros au total effectués par Marck au bénéfice d'une société domiciliée au Bénin et gérée par Maixent Accrombessi, selon cette source.


Sollicitée, l'entreprise française n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations.


Un des leaders de la société civile gabonaise, Marc Ona, responsable de l'ONG Brainforest, a de son côté demandé à la justice française d'aller au bout de l'enquête visant le directeur de cabinet.


D'origine béninoise et naturalisé gabonais, Maixent Accrombessi était au moment de la passation du contrat avec Marck l'un des conseillers d'Ali Bongo, ministre de la Défense de son père Omar Bongo de 1999 à 2009.



(©)

 

 

Gabon: Manifestation à l'ambassade de France pour dénoncer l'interpellation du directeur de cabinet d ' Ali Bongo Ondimba   

     

APA – Libreville (Gabon) 2015-08-04 18:49:27 - Le Collectif républicain gabonais a manifesté mardi devant l’ambassade de France à Libreville, pour protester contre l’interpellation et la garde à vue lundi dernier à Paris (France) de M. Maixent Accrombessi Nkani, directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo Ondimba.



le représentant du collectif républicain gabonais, Jean Baptiste Obame, a remis une lettre à l'ambassadeur de France Dominique Rénaux.


"Monsieur l'ambassadeur de France, nous sommes venus vous exprimer notre ras-le-bol, notre exaspération profonde face à la récurrence des actes de provocation, d'humiliation et d'atteinte à la souveraineté de notre pays", a-t-il déclaré.


"La séquestration de notre frère Maixent Accrombessi Nkani, alors qu'il achevait une mission officielle sur le sol français, dévoile un pan de l'immixtion inacceptable d'une certaine France nostalgique dans les affaires internes de notre État", a ajouté M. Obame, dénonçant "un acharnement médiatico-judiciaire".


Il a précisé que la manifestation organisée devant la représentation française au Gabon est une protestation suite à une chronologie d'évènements mettant en cause la République gabonaise.


M. Obame a rappelé notamment l'arraisonnement, en mars dernier à Paris, d'un avion présidentiel gabonais à l'aéroport d'Orly et la campagne de dénigrement orchestrée par le média en ligne Médiapart, au lendemain de la parution du livre "Mensonge et pillage au Gabon" du journaliste français Pierre Péan.


"Le Gabon est une terre d'accueil, ouverte au monde, où Français, Anglais, Américains, les Africains du Nord, du Centre, de l'Est (…) ont la liberté de vivre et d'obtenir une adoption légale dans l'intérêt de la prospérité et du bonheur de notre pays", a conclu le président du collectif des républicains.


L'actuel directeur de cabinet du chef de l'État est un Béninois naturalisé Gabonais. M. Accrombessi Nkani a été interpellé et gardé à vue pendant plusieurs heures par la police judiciaire française, avant d'être relâché, pour tentative de corruption d'un agent étranger.


Selon un communiqué de la présidence gabonaise, M. Accrombessi Nkani séjournait en France dans le cadre d'une mission officielle.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=830448#sthash.rDW84LDa.dpuf

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com