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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 00:07

 

 

 

http://rjdh.org/    PAR VIRGINIE BERO LE 7 AOÛT 2015

 

De graves violations des Droits de l’Homme ont été enregistrées en Centrafrique, par le Département d’Etat Américain en 2014. D’après le rapport rendu public le mercredi 5 août à Bangui par David Brown, Chargé d’affaires des Etats-Unis en Centrafrique, les actes ont été commis par des ex-Séléka et des Anti-Balaka voire l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony.

 

Le document a cité comme violations, des exécutions sommaires et arbitraires, des disparitions forcées et des tortures, y compris des viols et l’utilisation d’enfants soldats.

 

Dans ce rapport qui couvre uniquement l’année 2014, les experts du département d’Etat sur les droits de l’homme ont rapporté les constats faits par le groupe d’experts des Nations Unies qui avait documenté 3.232 assassinats de civils, dont 22 travailleurs humanitaires, commis dans tout le pays entre le 5 décembre 2013 et la mi-août 2014.

 

C’est à la suite de ce rapport qu’en septembre 2014, « la Cour Pénale Internationale (CPI) a ouvert une enquête officielle sur les crimes relevant de sa compétence et ayant été commis dans le pays depuis août 2012 ».

 

Le rapport a mentionné aussi certains manquements de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MUNISCA) sous conduite africaine qui aurait également commis des violations des droits de l’homme au cours de l’année 2014.

 

« En mars 2014, un contingent tchadien de la MISCA avait commis des exécutions sommaires à Bangui et dans de multiples villages alors qu’il escortait des ressortissants tchadiens qui fuyaient les violences pour rentrer au Tchad.  Le même mois, un contingent de la République du Congo était accusé d’être coupable de la disparition forcée d’au moins 11 personnes après avoir procédé à leur arrestation dans une maison privée à Boali », a énuméré le diplomate américain.

 

Au nombre des autres atteintes aux droits de l’homme en RCA observés en  2014, les enquêteurs du département d’Etat ont signalé les arrestations et les détentions arbitraires commises par certains éléments des forces de l’ordre, les conditions de vie pénibles et funestes dans les prisons, y compris l’emploi de locaux pour de détention illégale.

 

Cela était dû à « l’effondrement total de l’appareil judiciaire qui existait en 2014, qui a résulté en des détentions provisoires prolongées, et un déni d’un procès juridique juste et équitable ».

 

Selon David Brown, la corruption était généralisée. « Le gouvernement n’avait pas pris de mesures pour enquêter sur les fonctionnaires auteurs de violations et pour les poursuivre en justice, créant ainsi un climat d’impunité », a-t-il rapporté les faits des enquêteurs.

 

Selon Davis Brown, ce rapport sur les droits de l’homme en RCA de 2014, devrait être un document historique et utile. « En même temps, les Etats-Unis sont à côté du gouvernement et du peuple centrafricain en travaillant ensemble avec eux, avec l’ONU et d’autres partenaires internationaux pour améliorer maintenant et à l’avenir les conditions des droits humains ici en RCA », a-t-il promis.

 

Depuis le début de la crise en République Centrafricaine, les États-Unis ont contribué à plus de 800 millions de dollars sur le plan bilatéral et multilatéral à travers la Minusca, dont 28 % de l’ensemble de ses coûts est injecté dans le maintien de la paix.

David Brown fait le point sur les violations des droits de l’homme en 2014 en RCA

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