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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 11:07
COMMUNIQUE DE PRESSE N°007/FDPC/22-08-2015

 

 

 

 

FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN(FDPC)

 

    

 

La situation sécuritaire actuelle de la République Centrafricaine devient de plus en plus chaotique et il me semble que c’est une situation dans laquelle le peuple centrafricain est relégué aux oubliettes. Oui le grand perdant de cette soi-disant « transition politique» c’est la population centrafricaine, confinée dans une posture de spectateurs amateurs d’un spectacle basé sur son exploitation et sur son rançonnement.

 

Pour ce qui est de l’actualité de l’heure, c’est-à-dire la hausse vertigineuse des prix de produits de premières nécessité, les prix devenus quasi inabordables des médicaments ; les populations se sentent abandonnées et spoliées. Il leur est devenu extrêmement difficile de se nourrir, de se vêtir, de se soigner et même de s’épanouir. Toute chose que nous condamnons fermement car il y’a moyen de faire beaucoup mieux si la population est considérée comme la fin de notre action politique et non comme un moyen d’ascension politique.

 

D’ailleurs, il me semble que j’ai plusieurs fois attiré l’attention des « dirigeants actuels du chao » en Centrafrique sur leur entêtement à fausser le jeu politique, démocratique, judiciaire et leur ambition irréversible à s’enrichir illicitement avec une vitesse vertigineuse. Retenez tout de même qu’après la pluie que vous occasionnez, viendra le beau temps que le peuple orchestrera. Et nous serons engagé légitimement à leur côté pour leur faire oublier vos souffrances.

 

Par ailleurs, pour gérer la crise d’insécurité qui sévit dans le corridor Garoua-Boulai et Bouar et empêche les échanges commerciaux entre les deux pays frères et amis (Cameroun et République Centrafricaine), il est urgent d’avoir une stratégie sécuritaire et militaire commune pour venir à bout de la situation. Notons que ces différentes bandes armées qui écument ce corridor sont très généralement asymétriques et il paraît difficile de les identifier. Mais nous pourrons dire avec certitude qui ils sont. il s’agit avec évidance des bandes cosmopolites, suffisamment bien organisées et outillées pour commettre leur forfait et mettre à mal la situation économique et sécuritaire déjà fragile.

 

Nous avons par le passé fait une proposition aux « forces multidimensionnelles » de la MINUSCA ainsi qu’aux autorités de Transition à Bangui censées connaitre avec précision le nombres exacte des groupes éparses armés en activité dans le pays et l’arrière-pays, que l’une des solutions pouvant favoriser la libre circulation des biens et des personnes dans tout le pays ; mais surtout sur le corridor Garoua-boulai – Bouar ; était la patrouille à pied tout azimut dans ces zones dangereuses pour débusquer et détruire ces malfrats.

 

Mais cette idée n’a pas retenu l’attention de sa cible principale. Une suite n’a pas été donnée à mes propositions ; au contraire, nous avons été qualifié de « Général de brousse ». Souvenons-nous que ces « hors la loi », ces « bandits » et  ces « criminels  étrangers » qui font souffrir la population ont leur lieu d’opération dans les brousses et savanes et non dans les villes. Pour les mettre hors d’état de nuire, il faut aller les chercher, les débusquer, les affronter pour pouvoir les anéantir. C’est aussi ça la « pro activité militaire», c’est aussi ça la « loyauté militaire » c’est aussi ça l’ « engagement et le dévouement militaire ». Car il n’est plus question de rester dans nos fauteuils et bureaux marbrés de Bangui pour dessiner des « plans imaginaires » de guerre alors qu’il s’agit d’une situation ponctuelle de « guérilla » et de « hors la loi » à traquer et à mettre hors d’état de nuire. Je le fais déjà, pour soulager les souffrances des populations des zones avoisinantes de nos bases ; et au moment opportun vous verrez (Communauté Internationale) ce qui a été fait par le FDPC.

 

Maintenant, il est impératif que les FACA et les soldats des Nations Unies mènent dans un plus bref délai des opérations de grandes envergures dans les forêts et brousses du pays pour atténuer la souffrance de nos compatriotes.

 

Et s’est par là qu’on reconnait le Vrai Soldat et la mission du Vrai Soldat.

 

                                                                                              Fait à Pointe Noire, le 22 août 2015

 

                                                                                              Le Président du FDPC

 

                                                                                  Le Général de Division

 

                                                                                              Martin KOUMTA MADJI

 

                                                                                              (Alias Abdoulaye Miskine)

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