Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:27

 

 

 

24/08/15 (AFP)

 

Les affrontements intercommaunautaires qui avaient éclaté la semaine dernière à Bambari (centre) ont repris ce week-end, faisant au moins 15 morts et 20 blessés selon un nouveau bilan, a-t-on appris lundi auprès de la gendarmerie locale.

 

Vendredi, un premier bilan faisait état de 10 morts et 5 blessés dans les violences de la veille.

"Des tirs nourris d'armes automatiques ont été entendus dimanche vers 19 heures dans les quartiers non musulmans, faisant fuir des milliers d'habitants en brousse", a affirmé un responsable de la gendarmerie sous couvert d'anonymat.

 

Selon cette source, les tirs provenaient de jeunes musulmans et d'ex-rebelles Séléka et "visaient des positions tenues par les miliciens anti-balaka", majoritairement chrétiens.

 

Au total, les violences "ont déjà fait au moins 15 morts et plus de 20 blessés d'après un bilan encore provisoire et qui pourrait bien s'alourdir", d'après la même source.

 

"Devant l'ampleur des tirs, des casques bleus de la Minusca (Mission des Nations Unies en Centrafrique) et les forces de sécurité et de défense intérieures ont effectué des tirs de sommation pour séparer les deux camps", a ajouté le responsable de la gendarmerie.

 

La Minusca n'était pas joignable dans l'immédiat pour confirmer ces informations.

 

"Nous sommes tous en brousse en ce moment. Même des femmes avec des bébés ont fui en brousse nuitamment pour se mettre à l'abri, tant les tirs étaient intenses", a témoigné Fabrice Watcha, un habitant de Bambari joint au téléphone.

 

"Quelques tirs étaient entendus ce matin (lundi). Mais il nous est difficile de savoir ce qui se passe depuis notre position dans la brousse", a-t-il expliqué.

 

"Bambari est scindée en trois parties": l'une contrôlée par les forces internationales, l'autre par l'ex-Séléka et une troisième par les anti-balaka, a déclaré un enseignant, Juste Ngbangba.

 

Jeudi, des violences avaient éclaté après la mort d'un jeune musulman tué par des miliciens anti-balaka dans les environs de Bambari, déclenchant un cycle de représailles entre communautés chrétienne et musulmane.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).

 

Chassée du pouvoir en janvier 2014 par une intervention militaire internationale (française et onusienne), l'ex-coalition rebelle Séléka avait installé son état-major à Bambari, depuis lors régulièrement secouée par de nouvelles violences intercommunautaires

 

 

Centrafrique: deux humanitaires blessés lors de violences intercommunautaires

24/08/15 (AFP)

 

Deux humanitaires, dont un expatrié européen, ont été pris à partie et blessés lors de violences intercommunautaires qui ont fait 10 morts à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, a-t-on appris samedi auprès du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 

Les violences sont parties de la mort d'un jeune musulman tué par des miliciens anti-balaka dans les environs de Bambari, et qui a déclenché un cycle de représailles entre communautés chrétienne et musulmane (notamment les ex-rebelles Séléka) faisant 10 morts et 5 blessés jeudi, selon une source au sein de la gendarmerie locale.

 

Jeudi, "une équipe du CICR conduite par son responsable local avec des volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine est sortie en ville pour évacuer les blessés et les corps sans vie, quand ils ont été pris à partie par un groupe de manifestants", a affirmé à l'AFP le porte-parole du CICR en Centrafrique, Germain Mwehu.

 

Le responsable local du CICR, un expatrié "d'origine européenne", et un volontaire de la Croix-Rouge centrafricain "ont été légèrement blessés au couteau mais leurs vies ne sont pas en danger", a-t-il affirmé.

 

Toutefois, "il s'agit d'un acte grave, de s'en prendre à des humanitaires", a-t-il souligné.

 

"Tout se passait bien jusque-là, nous sommes en contacts avec toutes les parties. On espère que c'est un acte isolé", a ajouté M. Mwehu, précisant que le CICR avait un bureau à Bambari depuis fin 2013.

 

Une porte-parole du CICR à Genève, Claire Kaplun, a confirmé cet "incident", affirmant qu'une enquête était déjà en cours "pour tenter de comprendre ce qui s'est passé exactement".

 

Samedi, la tension subsistait à Bambari, où des barricades bloquaient encore l'accès de certains quartiers, selon Germain Mwehu.

 

Des jeunes des différentes communautés chrétiennes et musulmanes avaient dressé des barricades pour se protéger des tirs et empêcher les miliciens de venir dans leurs quartiers, avaient affirmé vendredi des témoins joints par téléphone.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).

 

Chassée du pouvoir en janvier 2014 par une intervention militaire internationale (française et onusienne), l'ex-coalition rebelle Séléka avait installé son état-major à Bambari, depuis lors régulièrement secouée par de nouvelles violences intercommunautaires.

 

Contrairement à la capitale Bangui, qui connaît un certain retour au calme depuis des mois, en province, de nombreuses "zones grises" restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale et des forces internationales.

 

Centrafrique: au moins 15 morts dans des violences intercommunautaires dans le centre (nouveau bilan)
Centrafrique: au moins 15 morts dans des violences intercommunautaires dans le centre (nouveau bilan)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com