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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:36

 

 

 

APA - Johannesburg (Afrique du Sud) 2015-06-14 14:40:20  Un tribunal sud-africain a ordonné que le président Omar Hassan el-Béchir du Soudan en séjour en Afrique du sud soit retenu dans le pays, en attendant qu’une décision soit prise concernant son transfèrement à la Cour pénale internationale (CPI).


El-Béchir qui est arrivé samedi à l'aéroport de Johannesburg pour prendre part au 25ème Sommet de l'Union africaine est l'objet d'une mise en accusation par la CPI pour ‘'crimes de guerre et crimes contre l'humanité'' dans région occidentale soudanaise du Darfour, en proie à la guerre.


Le tribunal a demandé qu'el-Béchir ne soit pas autorisé à quitter Johannesburg tant que la cour n'aura pas statué sur sa demande de transfèrement.


Une requête déposée auprès d'un tribunal de Johannesburg appelait les autorités sud-africaines à arrêter le dirigeant soudanais pour le remettre à la CPI à La Haye afin d'y être jugé pour crimes de guerre durant le conflit au Darfour.


La CPI a indiqué que l'Afrique du Sud en tant que signataire du statut fondateur de la Cour est dans l'obligation d'arrêter El-Béchir qui s'est rendu dans plusieurs pays en Afrique et au Moyen-Orient depuis sa mise en accusation en 2009, sans se faire arrêter et livré par ses hôtes.


Des sources concordantes indiquent que cette situation ne devrait pas changer, compte tenu des relations tendues entre la CPI et l'Union africaine, dont les officiels ont accusé La Haye de mener de ‘'manière délibérée et exclusive une chasse à l'homme contre des dirigeants sur le continent''.


Les juges de la CPI ont publié samedi une décision urgent par laquelle, ils déclarent que l'Afrique du Sud était dans l'obligation d'arrêter et livrer le président el-Béchir dès son arrivée dans le pays.


Selon la CPI, une délégation sud-africaine avait rencontré il y a quelques jours des officiels en provenance du tribunal de La Haye pour demander que Johannesburg puisse se soustraire à l'obligation d'appréhender El-Béchir qui a été mis en accusation à deux reprises pour ‘'crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la région du Darfour''.


Omar el-Béchir qui a été accueilli à Johannesburg par de hauts responsables du gouvernement sud-africain participe au sommet de l'Union africaine (UA) dont l'actuel président en exercice est Robert Mugabe du Zimbabwe.


Le Sommet dont le thème central est ‘'l'autonomisation des femmes'' pourrait être éclipsé par la crise politique et humanitaire qui prévaut actuellement au Soudan du Sud et au Burundi.


http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=826363#sthash.35rmyXWn.dpuf

 

 

Sommet de l'UA: la justice sud-africaine tente de retenir le président soudanais

 

Un tribunal sud-africain a enjoint dimanche les autorités de ne pas laisser le président soudanais Omar el-Béchir quitter le pays tant que la justice n'aura pas statué sur la demande d'arrestation adressée à Pretoria par la Cour pénale internationale (CPI).

 

"Le président soudanais Omar el-Béchir ne pourra pas quitter la République d'Afrique du Sud jusqu'à ce que le jugement définitif soit rendu dans cette affaire, et les autorités sont priées de prendre toutes les mesures nécessaires pour l'en empêcher", a déclaré le juge de Pretoria, avant de renvoyer l'audience à lundi 11H30 (09H30 GMT).

 

C'est la première fois que la justice d'un pays africain tente d'empêcher un chef d'Etat en exercice de quitter son territoire en réponse à une demande de la CPI.

 

Comme si de rien n'était cependant, M. el-Béchir, poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, a pris place en début d'après-midi au premier rang des chefs d'Etats pour la photo de groupe, non loin du président sud-africain Jacob Zuma, hôte du 25e sommet de l'Union africaine.

 

Sachant que l'organisation continentale n'a jamais soutenu les poursuites contre le président el-Béchir, le ministre soudanais des Affaires étrangères Ibrahim Ghandour a commenté l'incident avec calme: "Cette action en justice, c'est l'affaire du gouvernement sud-africain (...) Nous sommes ici comme hôtes du gouvernement sud-africain. Des assurances ont été données par ce gouvernement".

 

Son homologue zimbabwéen Simbarashe Mumbengegwi, dont le pays exerce la présidence tournante de l'UA, a affirmé à l'AFP: "Dans le monde entier, les chefs d'Etat en exercice jouissent de l'immunité. L'Union africaine a donc dit qu'aucun tribunal du monde ne peut retirer cette immunité à un chef d'Etat en fonction".

 

Il est de fait très improbable que le pouvoir sud-africain fasse quoi que ce soit pour retenir M. el-Béchir contre son gré.

 

Deux mandats d'arrêt ont été lancés par la CPI contre ce dernier, en 2009 et 2010, en relation avec le Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie aux violences depuis 2003. Plus de 300.000 personnes sont mortes dans ce conflit selon l'ONU.

 

- "Test pour l'Afrique du Sud" -

 

Dans une décision rendue publique dimanche, la CPI indique avoir rappelé le 28 mai à l'Afrique du Sud son obligation statutaire, en tant qu'Etat membre de la Cour, d'arrêter et de lui remettre el-Béchir si celui-ci se rendait sur son territoire.

 

Selon le document, l'ambassadeur d'Afrique du Sud aux Pays-Bas a rétorqué vendredi à la CPI, qui siège à La Haye, que son pays se trouvait face à des "obligations concurrentes" et que la loi "manquait de clarté".

 

Pour la CPI cependant, "il n'existe aucune ambiguïté ou incertitude quant à l'obligation incombant à la République d'Afrique du Sud d'arrêter et de remettre immédiatement Omar el-Béchir à la Cour".

 

"Si l'Afrique du Sud n'obtempère pas", a commenté à Johannesburg l'avocat spécialiste des droits de l'Homme Gabriel Shumba, "elle se met dans le même panier que les régimes africains qui n'ont aucun respect pour les droits de l'Homme. En réalité, c'est un test pour l'Afrique du Sud".

 

Le président el-Béchir, 71 ans, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1989 et réélu en avril sans opposition avec 94% des voix pour un nouveau mandat de cinq ans, a depuis 2009 considérablement limité ses déplacements à l'étranger, privilégiant les pays n'ayant pas rejoint la CPI.

 

Par ailleurs, le sommet de l'UA devait être dominé par la crise au Burundi et la question des migrants. Une session à huis-clos dimanche matin a été consacrée aux dossiers brûlants des migrations et de la xénophobie.

 

Samedi, la présidente de la Commission de l'Union africaine (UA) Nkosazana Dlamini-Zuma a exhorté les parties en conflit au Burundi à renouer le dialogue pour mettre fin à la crise qui secoue le pays depuis la fin avril.

 

Les troubles, qui ont fait une quarantaine de morts et poussé plus de 100.000 Burundais à fuir vers les pays voisins, ont été provoqués par la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat - jugé inconstitutionnel par ses opposants - après dix ans de pouvoir.

Un tribunal sud-africain ordonne l'arrestation du président El Béchir

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