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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:34

 

 

 

En arrivant à Pretoria pour succéder au général Paul Dimassi comme nouvel ambassadeur de Centrafrique auprès du gouvernement d’Afrique du sud , l’ex-PM André Nzapayéké n’a pas fait mystère de son intention de balayer presque l’ensemble du personnel et des cadres en poste dans ce pays dont les relations avec la RCA ont connu les turbulences diplomatico-militaires que l’on sait, lors du renversement de François Bozizé. 

 

Pour tenter de répondre à ces différentes interrogations, Il est souhaitable de revenir sur le caractère juridiquement ambigu du décret n0 14.260 du 05 Aout 2014 nommant monsieur André Nzapayéké ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, haut représentant de la République Centrafricaine auprès de la République de l’Afrique du sud, de l’Angola et des pays de l’Afrique australe avec résidence à Pretoria. En la forme cela ne pose pas de problème. Cette nomination relève des prérogatives que confère au chef d’état de la transition la loi n0 13.001 du 18 Juillet 2013 portant Charte Constitutionnelle de la Transition. Mais le fond présente de graves manquements juridiques tant à la confection et le rattachement de l’Angola à l’Afrique du Sud sans aucune base textuelle régissant le découpage de la carte diplomatique conformément aux textes en vigueur.

 

Ce qui pose un réel problème à notre ambassadeur pour présenter sa lettre de créance au président Jose Eduardo Dos Santos. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a dû recourir à un intense lobbying pour parvenir à ses fins et en faisant longtemps le pied de grue auprès de Mme l’ambassadeur de la République d’Angola en Afrique du Sud pour plaider auprès des autorités angolaises afin qu’il puisse être reçu.

 

Dans sa persistance, après le forum de Bangui, il s’est retrouvé dans l’avion de Mme Samba-Panza qui s’est rendue en Angola pour prendre part au sommet des pays membres de la région des grands lacs, afin qu’en marge de cette réunion, celle-ci puisse plaider en sa faveur mais rien de satisfaisant n’en serait sorti. Pendant les travaux du Forum de Bangui, André Nzapayéké a dû par ailleurs rencontrer Mme Samba-Panza pour tirer au clair les rumeurs qui ont circulé un moment à Bangui faisant état de l’intention de cette dernière de nommer sa chef de cabinet et néanmoins sa fille Christelle Sappot, comme ambassadeur de RCA en Angola, projet qui avait la particularité de mécontenter Nzapayéké et de ne pas arranger ses ambitions et ses affaires.

 

Le caractère ambigu réside aussi essentiellement dans le caractère « muet »   jusqu’à ce jour, du décret n0 14.260 obligeant M. André Nzapayéké à se rendre en Afrique du Sud sur la pointe des pieds alors qu’il est une personnalité qui, après ses fonctions de premier ministre, aurait pu représenter plus dignement notre pays. Pour preuve, ni le département de tutelle, ni  le ministre des Affaires étrangères, n’ont pris le soin d’informer le personnel de l’Ambassade de Pretoria en perte de crédibilité vis-à-vis du gouvernement Sud-africain, les Missions Diplomatiques et Organisations Internationales accréditées auprès de la République d’Afrique du Sud, en dépit des incessants cris de détresse à l’endroit des gouvernements centrafricains successifs qui ont brillé par la politique de non-assistance à toutes les missions diplomatiques de la République Centrafricaine à l’extérieur.

 

Ainsi parachuté, André Nzapayéké, d’après un proche du dossier, n’a cessé de chanter à longueur de journée à qui veut l’entendre qu’il a « été nommé par la présidente de la Transition qui m’a donné mandat de faire de l’ambassade une plaque tournante de rencontre avec les opérateurs économiques, les investisseurs, les ambassades… » « La France veut à mon fauteuil c’est la raison pour laquelle la Cheffe de l’Etat m’a nommé ambassadeur en Afrique du Sud » car l’Afrique du Sud est un pays de Business ». De quel business parle-t-il ?

 

Tous les Centrafricains ont vu les limites de celui qu’on qualifie à Bangui d’apprenti premier ministre qui a lamentablement échoué, d’où sa brutale éviction du poste. Son départ, selon des informations de bonnes sources, a été obtenu en contrepartie d’une coquette enveloppe d’espèces sonnantes d’un montant de Trois cent millions (300.000000) de F CFA qu’il aurait empochée, d’un véhicule 4x4 de luxe prélevé sur le don angolais de véhicules pourtant destinés à l’état et une nomination comme ambassadeur. Qu’on en juge !

 

Les relations que sieur Nzapayéké entretient avec ses collaborateurs au sein de l’ambassade de Pretoria qu’il veut tous voir regagner le bercail, sont empreintes de méfiance, de suspicion et d’hypocrisie tant les cadres qu’il a trouvés en place lui paraissent gênants pour le déroulement de son business et surtout, la mainmise qu’il compte faire sur l’important appui financier que le gouvernement Sud-Africain a décidé d’accorder à l’ambassade pour pallier à ses nombreuses difficultés et dont seul André Nzapayéké connaît le montant.

 

Or d’après des sources concordantes, c’est un dossier que l’ex-chargé d’affaire a.i aurait plaidé avec succès auprès des plus hautes autorités sud-africaines. Pressenti pour être le futur ambassadeur de la République d’Afrique du Sud en République Centrafricaine, un certain Boniswa Ramabelema est désormais devenu le meilleur ami de M. André Nzapayéké qui plaide sans cesse auprès de la présidente Samba-Panza pour que la présentation de sa lettre de créance ait lieu avant la fin de la Transition.

 

Outre ses fonctions d’ambassadeur, André Nzapayéké s’est accaparé des attributions du Conseiller Economique en fonction au sein de l’ambassade. Ce dernier est systématiquement mis à l’écart lorsqu’il s’agit de certaines audiences de l’Ambassadeur qu’on peut aisément deviner comme susceptibles de donner lieu à des dessous de table. Ce fut une fois le cas avec des partenaires chinois à Johannesburg.

 

M. Ramabelema a mis en place un petit réseau pour la gestion de la manne octroyée par le gouvernement d’Afrique du sud à notre ambassade en coptant certains de ses proches tels qu’un certain Eric Maotshe, policier de son état agent de renseignements à la présidence sud-Africaine tout en faisant office de gestionnaire de l’aide financière du gouvernement. Deux autres policiers dénommés Tebogo et Tao sont affectés à la sécurité de Nzapayéké

 

Profitant d’un dossier que le  D’après nos enquêtes, cette note de rappel ne concerne pas seulement l’ambassade Centrafricaine mais également d’autres ambassades sœurs accréditant en Afrique du Sud vivant dans  des situations financières difficiles (Salaire personnel diplomatique, crédit de fonctionnement, logement etc.) L’Afrique du Sud est un pays extrêmement cher et les salaires de nos diplomates ne répondent pas au coût de la vie du pays de Madiba. Les magasins diplomatiques qui proposent des articles hors taxes ont été créés expressément pour pallier aux problèmes de certaines ambassades en difficultés comme celle de Centrafrique. Les ambassadeurs Ramabelema et Nzapayéké, prenant prétexte sur une note de rappel du fisc sud-Africain adressée au Département des Relations extérieures et de Coopération au sujet de l’utilisation abusive de leur privilège dans les magasins diplomatiques de certains diplomates, fâcheuse situation qui fait perdre énormément de TVA et constitue un certain manque à gagner à l’Etat sud-africain – en profitent pour régler les comptes du personnel diplomatique centrafricain en demandant leur départ de l’Afrique du sud. Comme premier ministre, combien de francs CFA André Nzapayéké a pu faire décaisser par le trésor pour le fonctionnement de l’ambassade de Centrafrique à Pretoria ? En dépit des multiples notes que l’ambassade centrafricaine à Pretoria a transmises au ministère des affaires étrangères, quelle est sa réaction sinon que de l’indifférence ? Même les autorités sud-africaines compatissent aux souffrances des diplomates centrafricains vivant dans leur pays.

 

Si André Nzpayéké a voulu balayer tout le personnel diplomatique centrafricain de Pretoria, c’est pour mieux embaucher et faire venir des personnes de son choix et à sa dévotion. C’est ainsi qu’au lieu de solliciter du ministère des affaires étrangères à Bangui l’affectation de certains personnel d’appui, il a choisi de recruter une Camerounaise dénommée Marie Blanche Mendim, résidant au Congo Brazzaville comme sa servante. Sa secrétaire particulière est aussi une réfugiée rwandaise, ex-compagne et mère d’un petit garçon du défunt général président André Kolingba.

 

Qu’est ce qui fait courir André Nzapayéké est-on tenté de se demander. Selon certaines indiscrétions émanant de ses proches, il nourrissait grandement le rêve de reprendre son poste de vice-président de la BDEAC à Brazzaville après sa brève aventure de premier ministre mais la presse française avait fait état il y a peu de temps, de ses vaines et insolites démarches auprès du parti socialiste français pour se faire reconnaître comme patron du parti FPP de feu Pr Abel Goumba.  Cela cache des ambitions que l’intéressé ne peut avouer pour l’instant mais qui en dit long, preuve qu’il n’a pas encore dit son dernier mot.

 

Un citoyen révolté

RCA : Qu’est ce qui fait courir l’ex-PM André Nzapayéké ?
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