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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 13:37

 

 

 

Par RFI 01-06-2015 à 12:10

 

En Centrafrique, le gouvernement s'est fendu d'un communiqué dénonçant des tentatives de déstabilisation du pouvoir en place et promet d'être implacable envers ceux qui tenteraient d'affaiblir le processus de réconciliation. Parmi les personnalités visées, certains anti-balaka qui se sentent traqués depuis la fin du Forum de Bangui.

 

Yvon Konaté, un des leaders anti-balaka de Bangui, arrive casquette vissée sur la tête et short de sport. « Pour passer incognito », dit-il. Il fixe d’ailleurs rendez vous à une quinzaine de kilomètres de la capitale, car il s'estime traqué par le gouvernement qui l'accuse d'être un de ceux à l'origine des échauffourées qui ont éclaté le dernier jour du Forum de Bangui.

 

« Soi-disant que je suis en connivence avec ces gens et qu’on a essayé de bouleverser la fin du Forum pour chasser la présidente Catherine Samba-Panza du pouvoir. Donc, ils ont interprété cela d’une autre manière. Je suis toujours dans mon coin, je ne sors plus. On me cherche partout pour m’arrêter, je suis vraiment bloqué », confie Yvon Konaté.

 

Yvon Konaté estime que les revendications des anti-balaka n'ont pas été totalement prises en compte pendant le Forum et met en doute la possibilité d'un réel désarmement : « On a demandé la libération de nos hommes qui sont en maison d’arrêt parce que c’est eux qui ont commandé les troupes et qui connaissent bien leurs éléments. C’est eux qui sont habilités à venir auprès de leurs éléments pour demander à ce qu’ils puissent déposer les armes. Pour que le désarmement soit dynamique, il faut que ces gens-là soient dehors ».

 

A Bangui, le gouvernement est sur le qui-vive, alimenté par les rumeurs foisonnantes. La dernière en date : celle d'un envahissement du tarmac de l'aéroport de Mpoko pour empêcher la présidente de revenir d'Europe. Finalement, l'avion a atterri sans aucune perturbation.

 

 

 

RCA: le pays et les ONG face au problème des enfants traumatisés

 

01/06/15 (RFI)

 

L'ONG Save the Children a interrogé plus de 500 enfants et les statistiques qui ressortent sont effrayantes. 60 % des enfants souffrent de traumatismes psychologiques après avoir été victimes ou témoins de violence. Mais le pays, qui a peu de professionnels spécialisés dans la protection de l'enfance, peine à prendre en charge les enfants traumatisés.

 

Face au manque de moyens et de structures adaptées pour la prise en charge des enfants traumatisés, les ONG composent avec les moyens du bord. Former les enseignants est l'une des pistes explorées par Save the Children.

 

« La recommandation a été faite de renforcer la capacité des enseignants pour que ce ne soient pas seulement des personnes chargées de délivrer des connaissances, mais que ce soient des personnes qui aient la capacité de détecter les besoins psychologiques des enfants de sorte qu'ils puissent être redirigés vers des structures un peu plus spécialisées », explique Réné Yetamasso, directeur des programmes de l'ONG. 

 

Sarah Khenati est psychologue pour Médecins sans frontières. Elle souligne que l'important, c'est de ne pas isoler un enfant traumatisé :

 

« Je rencontre beaucoup de mères qui ont été victimes de viol et qui me disent que leurs enfants ont été témoins de ça. Je prends le temps aussi de travailler avec ces mamans-là, en leur disant de récréer le dialogue avec l'enfant autour de ça, ou de leur demander s'il a été témoin, qu'est-ce qu'il en dit, comment il a vécu et comment l'enfant peut être accompagné lui, de son côté, pour digérer un petit peu tout ça. La pire des choses pour un enfant, après de tels drames, c'est l'isolement. Un enfant qu'on va isoler de son groupe socio-culturel, de sa famille, c'est un enfant qui aura beaucoup de difficultés à se reconstruire. »

 

Pour prendre en charge correctement ces victimes, le pays manque de tout et notamment de psychologues centrafricains. Sur l'ensemble du territoire, il n'y en a qu'un seul.

 

Pour consulter le rapport de l'ONG Save the Children :

 

ÉVALUATION DES BESOINS PSYCHOLOGIQUES DES ENFANTS D’ÂGE SCOLAIRE DANS LES LOCALITÉS DE BANGUI ET DE LA OUAKA EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Chronologie et chiffres clés

RCA: des anti-balaka se disent traqués depuis le Forum de Bangui

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