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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 13:55

 

 

Fin de l’état de grâce pour le prince Zeid

 

http://www.letemps.ch   Simon Petite

 

Le Jordanien ouvre ce lundi le Conseil des droits de l’homme. Le haut-commissaire est englué dans l’affaire des viols commis en Centrafrique par des soldats français

 

En pleine tourmente de l’affaire Anders Kompass, l’un de ses adjoints qu’il avait suspendu pour avoir transmis à Paris des informations confidentielles sur des enfants violés par des soldats français en Centrafrique, Zeid Ra’ad al-Hussein est venu s’expliquer devant le personnel au Palais Wilson, le siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Il ne s’est pas assis à la tribune. «N’y voyez pas le signe que j’ai démissionné, en tout cas pas encore», a plaisanté le haut-commissaire, comme il le fait souvent pour dédramatiser les situations les plus inconfortables.

 

Le diplomate jordanien, ancien ambassadeur de son pays au Conseil de sécurité de l’ONU et membre de la famille royale hachémite, affronte sa pire crise. Depuis qu’il est arrivé à Genève l’été dernier, il n’a toutefois pas été épargné. A peine installé dans son bureau face à la rade qu’il découvrait que le haut-commissariat était au bord de la banqueroute. Sa première tâche aura été de couper dans les programmes de l’organisation, pourtant de plus en plus sollicitée par les multiples crises dans le monde.

 

Le haut-commissaire est la voix des victimes. Ces dernières semaines, Zeid Ra’ad al-Hussein n’a pas hésité à dénoncer les pertes civiles causées par les frappes de la coalition menée par l’Arabie saoudite sur le Yémen, s’attirant les foudres des Saoudiens, ou les crimes d’une milice pro-gouvernementale au Burundi. Ce lundi, pour l’ouverture de la 29e session du Conseil des droits de l’homme, il rappellera une nouvelle fois les Etats à leurs obligations en matière de respect des libertés. Sans aucun pouvoir de coercition, il ne peut compter que sur sa force de persuasion et son autorité morale.

 

Or, le haut-commissariat est ébranlé par les accusations d’Anders Kompass. Le haut fonctionnaire suédois, qui a obtenu sa réintégration provisoire au grand dam de son chef, assure qu’il a stoppé les abus contre les enfants. Zeid Ra’ad al-Hussein rétorque qu’il aurait d’abord dû protéger l’identité des victimes.

 

Le débat touche le cœur du fonctionnement de l’organisation chargée de documenter les violations des droits de l’homme à travers le monde. Comment traiter les informations, à quel moment les rendre publiques ou les transmettre aux gouvernements concernés, les premiers à pouvoir engager des poursuites?

 

Au Palais Wilson, adversaires et partisans d’Anders Kompass se déchirent. Les seconds drapent le Suédois dans les habits d’un lanceur d’alerte, alors que la bureaucratie onusienne est soupçonnée d’avoir voulu étouffer les viols commis par les soldats français. Anders Kompass accuse en effet le Français Hervé Ladsous, le sous-secrétaire général des Nations unies responsable des opérations de maintien de la paix, d’avoir réclamé sa tête.

 

Zeid Ra’ad al-Hussein a pour lui sa réputation d’intransigeance contre les abus sexuels commis par les Casques bleus. Chargé d’enquêter par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, il avait rendu un rapport marquant qui prône la tolérance zéro. «Personne n’a le monopole de l’indignation», déclarait-il récemment devant les médias, dans une allusion à Anders Kompass. Le Suédois est toujours visé par une action disciplinaire. Une autre enquête, beaucoup plus large, a été ouverte par Ban Ki-moon pour examiner la gestion par l’ONU des viols en Centrafrique.

 

En attendant les résultats de ces deux procédures, aucun diplomate ne s’en prend ouvertement au haut-commissaire, arrivé à Genève avec une image flatteuse. Tout au plus certains dénoncent des erreurs de communication. Les Occidentaux craignent manifestement de l’affaiblir, alors que des pays comme la Chine, l’Arabie saoudite ou l’Egypte réclament un plus grand contrôle intergouvernemental sur le haut-commissariat.

 

L’organisation est aussi en pleine réorganisation. Zeid Ra’ad al-Hussein veut délocaliser une partie du personnel à Addis-Abeba, Dakar, Bangkok ou Amman. La division dirigée par Anders Kompass sera la première concernée par ces mesures d’économie, également destinées à rapprocher les collaborateurs du terrain. Le haut-commissaire a prévenu le personnel: «L’organisation va changer et le mieux est que vous vous y prépariez mentalement plutôt que d’être dans le déni.»

 

 

Centrafrique : La honte des viols d’enfants

 

http://www.lereporter.ma  Le Reporter 15 Juin 2015

 

Le secrétaire général de l'ONU a décidé de mettre en place une enquête externe indépendante sur la façon dont l'organisation internationale a géré l'affaire d'agressions sexuelles présumées d'enfants par des soldats français et africains en République centrafricaine. Les Nations Unies ont été vivement critiquées pour leur lenteur à répondre aux allégations d'abus sexuels très graves sur des enfants, qui font actuellement l'objet d'une enquête des autorités françaises.

 

L'ONU a notamment été accusée d'avoir temporairement sanctionné un fonctionnaire qui avait, de sa propre initiative, transmis un rapport aux autorités françaises pour les alerter.

 

L'affaire a été révélée en avril par le quotidien britannique The Guardian sur la base d'un rapport de l'ONU contenant des témoignages d'enfants affirmant avoir été violés par des militaires français au début de l'intervention française en Centrafrique, entre décembre 2013 et juin 2014, en échange de nourriture.

 

La France a annoncé le mois dernier que 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire potentiellement désastreuse pour l'image de la France et de son armée en Afrique.

 

Les enfants, âgés de 8 à 13 ans, auraient également été violés par des soldats du Tchad et de la Guinée équatoriale. Pour Aids Free World, qui a publié un rapport interne de l'ONU, de hauts responsables onusiens étaient au courant de ces accusations de viols, mais n'ont rien fait.

 

L'ONG a salué l'annonce de l'ONU, appelant à ce que l'enquêteur indépendant puisse avoir accès aux décisions prises à tous les niveaux hiérarchiques des Nations Unies, y compris dans l'entourage de M. Ban.

 

Lu pour vous : Centrafrique : La honte des viols d’enfants

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