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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 02:11

 

 

 

Bangui 19/06/2015 21:25:54 - (AFP) - Par Christian PANIKA

 

Les autorités de transition centrafricaines ont annoncé vendredi un ambitieux calendrier électoral, avec une présidentielle fixée au 18 octobre, dans un pays qui peine à se relever des violences intercommunautaires de 2013-2014.

 

Il s'agit du troisième report de ce scrutin initialement prévu en novembre 2014 dans cette ex-colonie française plongée dans la plus grave crise de son histoire.

 

Selon le nouveau calendrier rendu public à la radio nationale, proposé par l'Autorité nationale des élections (ANE) et validé par le Comité stratégique de suivi des élections, le premier tour des législatives et de la présidentielle est fixé au 18 octobre et l'éventuel second tour de ces deux scrutins au 22 novembre.

 

C'est juste au sortir de ces échéances cruciales que le pays recevra la visite du pape François: le souverain pontife se rendra en Ouganda et en Centrafrique du 27 au 29 novembre, pour son premier voyage en Afrique, a annoncé vendredi le Vatican.

 

Avant les élections, le régime centrafricain de transition prévoit un référendum constitutionnel le 4 octobre, a déclaré à la radio Adrien Poussou, conseiller en communication du Premier ministre.

 

- Recensement électoral dès juin -

 

Le recensement électoral doit, lui, débuter dès le 27 juin et être achevé le 27 juillet, dans un pays où les infrastructures routières sont pourtant dans un état déplorable et où des bandes armées sévissent toujours dans certaines régions.

 

Jusqu'ici, il était prévu que les élections soient organisées au plus tard à la mi-2015.

 

Mais, face à la situation sécuritaire et au manque de fonds, un forum de réconciliation nationale avait demandé le 11 mai le report des élections. Ce report avait été sollicité en dépit des demandes insistantes de la communauté internationale pour un retour rapide à la normalité constitutionnelle à Bangui.

 

La Centrafrique s'était retrouvée en plein chaos après le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête d'une rébellion à dominante musulmane, la Séléka.

 

Les exactions commises par la Séléka ont ensuite débouché sur la création de milices chrétiennes, les anti-balaka, qui s'en sont alors pris aux civils musulmans, déclenchant des violences interreligieuses qui ont fait des milliers de victimes.

 

Ces violences ont conduit à l'intervention militaire de la France et de l'ONU, à l'éviction de M. Djotodia et à la mise en place d'une autorité de transition en janvier 2014, dirigée par la présidente Catherine Samba Panza qui, selon la Charte de transition, ne peut être candidate à la présidentielle.

 

Ce calendrier très serré s'annonce d'ores et déjà comme une gageure et laisse sceptiques de nombreux acteurs politiques centrafricains, face au délabrement de l'administration, qui a cessé d'exister dans certaines zones du pays, et aux déplacements massifs de populations provoqués par les violences.

 

- 'Pistolet sur la tempe' -

 

Pour que les scrutins se tiennent dans des conditions correctes, il faut également que les bandes armées soient neutralisées.

 

Aussi, une des clés du problème pour ce pays qui vit sous perfusion de l'aide internationale est le financement non seulement des élections, mais aussi du programme DDR ("Désarmement, démobilisation, réinsertion") des anciens combattants.

 

"Le verrou était le +DDR+. Sans +DDR+, rien ne se passera", expliquait fin mai à l'AFP Anicet Dologuélé, un des favoris de la présidentielle, ancien Premier ministre sous Ange-Félix Patassé (président de 1993 à 2003), en se félicitant que les groupes armés aient majoritairement signé le programme "DDR" en mai lors du forum de Bangui.

 

Mais le financement de ce programme n'est encore ni chiffré ni même acquis.

 

"Il faudra aussi s'assurer de la libre circulation des populations, pas seulement des candidats. Si on n'a pas ça, les gens ne pourront s'inscrire sur les listes électorales, aller aux meetings ou aller voter", souligne un autre favori de la présidentielle, Martin Ziguelé, également ancien Premier ministre de Patassé.

 

"On ne vote pas avec un pistolet sur la tempe. Si toutes les conditions ne sont pas réunies, on risque d'avoir un président mal élu et c'est justement ce qu'il faut éviter si on ne veut pas repartir pour 10 ans d'instabilité", selon une source politique.

 

"Il faudrait plutôt, ajoute-t-elle, tabler sur un référendum constitutionnel en décembre et une élection en mars".

 

- © 2015 AFP

 

 

RCA: de nombreux défis pour respecter le calendrier électoral

 

Par 19-06-2015 à 04:52

 

En Centrafrique, on connait le calendrier des élections qui doit être officiellement présenté ce vendredi à la mi-journée par l'ANE, l'Autorité nationale des élections. Un référendum constitutionnel le 4 octobre. Le premier tour des législatives et de la présidentielle le 18. Et le second tour le 22 novembre. C'est la première fois que des dates sont données pour ces élections initialement prévues pour se tenir cet été. Mais pas sûr que ce calendrier puisse être respecté tant il reste de préalables à satisfaire.

 

Le recensement électoral doit commencer le 27 juin. Il doit durer un mois. Un mois pour effectuer un travail de titan: reconstituer les listes électorales détruites ou perdues pendant la crise.

 

Le problème majeur de ce processus électoral, c'est que le budget n'est toujours pas bouclé. Loin de là. Il manque toujours 18 millions de dollars. Mais l'Union européenne qui a déjà largement contribué au tour de table, et le PNUD, le Programme des Nations unies pour le développement, qui a fourni moyens financiers et experts des élections à l'Autorité nationale des élections (ANE) cherchent comment réduire encore les coûts.

 

L'ANE a besoin de davantage de moyens explique Adrien Poussou, conseiller du PM et membre du comité stratégique de suivi des élections.

 

« Il faudrait renforcer les capacités de l’Autorité nationale des élections en personnel et en ressources financières, il faudrait aussi améliorer la sécurité sur l’ensemble du territoire nationale, il faudrait que les juges de la Cour constitutionnelle de transition soient renforcés en moyens matériels et financiers. Aujourd’hui il reste un gap de 49% à trouver pour boucler le budget des opérations électorales. Cela dit, la délégation de l’Union européenne à Bangui, le PNUD, qui met des experts à la disposition de l’ANE, sont en train de travailler à la possibilité de réduire le coût global de ce scrutin là. Ce sont ces préalables là, entre autre, qu’il faudrait être amenés à satisfaire, si nous voulons tenir ces délais»

 

Les quelques 400 000 personnes réfugiés sur des sites dans les pays voisins voteront aussi assurent les autorités, qui veulent aller vite. Objectif : que la Centrafrique soit dotée de nouvelles institutions démocratiques avant le 31 décembre de cette année.

 

 

La présidentielle centrafricaine fixée au 18 octobre

 

http://www.france24.com  19/06/2015

 

La Centrafrique tiendra ses élections présidentielle et législatives le 18 octobre 2015, ont annoncé vendredi les autorités de transition. Il s'agit du troisième report de ce scrutin initialement prévu en novembre 2014.

 

Les autorités de transition centrafricaines ont annoncé, vendredi 19 juin, un ambitieux calendrier électoral, avec une présidentielle fixée au 18 octobre, dans un pays qui peine à se relever des violences intercommunautaires de 2013-2014.

 

Il s'agit du troisième report de ce scrutin initialement prévu en novembre 2014 dans cette ex-colonie française plongée dans la plus grave crise de son histoire.

 

Selon le nouveau calendrier rendu public à la radio nationale, proposé par l'Autorité nationale des élections (ANE) et validé par le Comité stratégique de suivi des élections, le premier tour des législatives et de la présidentielle est fixé au 18 octobre et l'éventuel second tour de ces deux scrutins au 22 novembre.

 

Auparavant, le régime de transition prévoit un référendum constitutionnel le 4 octobre, a déclaré à la radio Adrien Poussou, conseiller en communication du Premier ministre. Le texte définitif du projet de nouvelle Constitution, ainsi que le code électoral, doivent d'ici là être prêts.

 

Un calendrier qui laisse sceptique de nombreux acteurs politiques

 

Le recensement électoral doit lui débuter dès le 27 juin et être achevé le 27 juillet, dans un pays où les infrastructures routières sont pourtant dans un état déplorable et où des bandes armées sévissent toujours dans certaines régions.

 

Jusqu'ici, il était prévu que les élections soient organisées au plus tard à la mi-2015. Mais, face à la situation sécuritaire dans une partie du pays et au manque de fonds pour organiser les scrutins, un forum de réconciliation nationale avait demandé le 11 mai le report des élections, en prenant acte de l'impréparation des autorités de transition. Ce report avait été sollicité en dépit des demandes insistantes de la communauté internationale pour un retour rapide à la normalité constitutionnelle à Bangui.

 

Ce calendrier aussi serré s'annonce d'ores et déjà comme une gageure et laisse sceptiques de nombreux acteurs politiques centrafricains, face au délabrement de l'administration, qui a cessé d'exister dans certaines zones du pays, et aux déplacements massifs de populations provoqués par les violences.

 

Avec AFP

 

 

Présidentielle et législatives le 18 octobre en Centrafrique

 

19/06/2015 | 01:21(Reuters)

 

Des élections présidentielle et législatives se tiendront le 18 octobre en République centrafricaine afin de tirer un trait sur deux années de conflit inter-religieux, a annoncé jeudi le gouvernement intérimaire chargé d'organiser le retour du pays à la démocratie.

 

Les scrutins seront précédés par un recensement électoral du 27 juin au 27 juillet. Un référendum sur la nouvelle constitution aura lieu le 4 octobre, a indiqué un porte-parole de l'autorité de transition, en précisant que le calendrier électoral avait fait l'objet d'un accord entre représentants du gouvernement et des organismes donateurs.

 

Un second tour éventuel sera organisé le 22 novembre pour la présidentielle et les législatives.

 

La présidente par intérim Catherine Samba Panza a promulgué ce mois-ci une loi créant une juridiction criminelle chargée spécialement de juger les crimes commis durant les deux années de troubles qui viennent de s'achever.

 

Le ministère de la justice a ainsi annoncé jeudi que s'ouvrirait à Bangui le 29 juin un procès d'une cinquantaine de personnes accusées de divers crimes et infractions économiques.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos en mars 2013 au moment de la prise du pouvoir par les rebelles musulmans de la Séléka, déclenchant une série d'actions de représailles de la part des milices chrétiennes "anti-balaka". Elles ont chassé des dizaines de milliers de musulmans du Sud, conduisant à une partition de fait du pays.

 

La Centrafrique ambitionne d'organiser la présidentielle en octobre

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