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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 17:34

 

 

 

Afrique, International / by Fresnel Bongol Tsimba / on 25 juin 2015 at 16 h 47 min /

 

Décidément la série noire sur les abus des soldats censés garantir la paix ne semble pas terminée. Moins de deux mois après les accusations de viols commis par des soldats français sur des enfants centrafricains, c’est maintenant au tour de soldats de l’ONU en République centrafricaine, des soldats de la MINUSCA, d’être accusés d’avoir commis des abus sexuels contre des enfant de rue à Bangui, la capitale centrafricaine.

 

Stéphane Dujarric, le porte parole de l’ONU, reconnaît des abus sexuels commis par « un contingent » sans pourtant précisé la nationalité de ces soldats. Les faits « pourraient remonter à 2014″ mais n’ont été signalés que le 19 juin à la Minusca. Dans le dernier cas révélé en RCA et dont la Minusca a été saisie, ce sont deux jeunes filles de moins de 16 ans qui auraient été exploitées sexuellement à Bangui, a précisé un responsable de l’ONU sous couvert de l’anonymat. Les deux jeunes filles ont affirmé à une ONG locale avoir reçu de la nourriture et des produits divers en échange de relations sexuelles.

 

Selon une autre source de l’ONU, il s’agit « d’un contingent africain ». L’ONU tente de vérifier ces accusations et « fournit un soutien aux victimes ». Le pays dont est originaire le contingent soupçonné a été averti le 20 juin, a précisé le porte-parole. L’ONU a donné dix jours à ce pays pour lui faire savoir quelles mesures il comptait prendre. « Nous espérons qu’il va enquêter et nous tenir au courant » et qu’il « va agir rapidement », a-t-il ajouté.

 

La Minusca avait déjà demandé il y a quelques semaines au Maroc d’enquêter sur des accusations de viol sur mineure commis par un de ses soldats. « Si ces dernières accusations sont confirmées, il s’agirait d’une grave violation des principes de l’ONU et du code de conduite des casques bleus », a déclaré Stéphane Dujarric. « Nous demanderons au pays concerné de prendre rapidement les sanctions appropriées ». La Minusca, forte de 12.000 militaires et policiers originaires d’une quarantaine de pays, pour moitié africains, a été déployée en septembre 2014 pour tenter de ramener le calme en RCA, en proie au chaos et à des violences inter-ethniques.

 

Les Nations Unies affirment appliquer depuis dix ans une politique de « tolérance zéro » envers le harcèlement et les abus sexuels commis par ses Casques bleus dans le cadre des missions de maintien de la paix.

 

Affaire à suivre

 

 

Casques Bleus en Centrafrique : le scandale de trop

 

http://tempsreel.nouvelobs.com  Par Natacha Tatu   25-06-2015 à 18h01

 

Des abus auraient été commis en 2014 par "un des contingents" de la Minusca, en République centrafricaine. Une affaire qui s'ajoute à nombre d'autres scandales que l'ONU ne parvient pas à juguler.

 

Après les soldats français, les Casques bleus ? Un mois à peine après le scandale qui a éclaboussé plusieurs soldats de l’armée française soupçonnés d’avoir sexuellement abusé d’enfants à Bangui pendant la guerre civile qui a déchiré la Centrafrique, voilà les "peacekeepers" à leur tour sur la sellette.

 

Les faits ? Toujours les mêmes. Des militaires qui profitent de la misère de la population civile qu’il sont censés protéger pour obtenir des relations sexuelles contre un peu de monnaie, des cartes de téléphones ou des rations de nourriture. Parmi les victimes de ces abus, des jeunes femmes, des enfants des rues, des fillettes de 13 ans… Il y aurait eu des grossesses.

 

La Minusca dans le viseur

 

Les faits, qui remonteraient à 2014, ont été signalés à l’ONU le 19 juin dernier. Les abus auraient été commis par "un des contingents" de la Minusca (la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine), une mission de 12.000 militaires et policiers originaires de pays Africains pour l’essentiel, et déployée depuis 2014 en République Centrafricaine où ils doivent succéder à l’armée Française pour le maintien de la paix. 

 

L’origine du bataillon mis est en cause n’a pour l’instant pas été révélée, mais une enquête est ouverte. Et les soupçons seraient assez sérieux pour que l’ONU sorte de sa réserve habituelle, promettant pour une fois haut et fort de faire toute la lumière sur cette triste affaire.

 

Depuis dix ans,  l’ONU prône officiellement  une politique de "tolérance zero" vis-à-vis de toute forme d’abus sexuels. Seulement voilà. Les rapports plus accablants les uns que les autres se multiplient depuis des années, sans grand effet.

 

Il y a un mois encore, un nouveau document interne dénonçait des exactions sexuelles commises en Haïti, au Burundi,  au Liberia. Entre 2008 et 2013, 480 plaintes pour exploitation et abus sexuels auraient été enregistrées. Elles concernent pour un tiers des mineurs. Rien qu’en 2014 en Haïti, 231 personnes auraient reconnu avoir eu une forme de "transaction sexuelle" avec des Casques bleus… Certains soldats, qui n’auraient finalement pas payé ce à quoi ils s’étaient engagés, auraient d’ailleurs été victimes de chantage.

 

Scandales à répétition

 

Voilà vingt ans, en vérité, que les exactions entachent l’action des Casques bleus un peu partout où ils sont déployés. En Asie du sud-est, ils sont accusés d’avoir importé le sida, en Haiti, d’être à l’origine du choléra, ailleurs, de se livrer à la contrebande… Mais ce sont les accusations d’abus sexuels qui sont les plus nombreuses.

 

En 1996 déjà, l’Unicef publiait un rapport sur "l’impact des conflits armés sur les enfants", montrant que "dans six pays sur les 12 étudiés, l’arrivée des 'peacekeepers' s’accompagnait d’une flambée de prostitution infantile". Huit ans plus tard, un second rapport enfonçait le clou, pointant l’augmentation de crimes sexuels et de la prostitution accompagnant l’arrivée des soldats de l’ONU.

 

En 1999, alors que le Congo est plongé dans une guerre épouvantable, le Conseil de Sécurité de l’ONU mobilise 20.000 hommes, originaires de plusieurs pays pour un coût record d’1,3 milliard de dollars. En cinq ans, il y aura tant de scandales, de plaintes, d’accusation de jeunes femmes affirmant avoir été abusées que le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, parlera d’une "horrible tache" sur la réputation des Nations Unies. De son côté, Jane Holl Lute, sous-secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix, a déclaré :

 

La réputation des Casques bleus a été gravement ternie par leur propre faute. Nous ne nous arrêterons pas tant que le Casque bleu n’aura pas recouvré son éclat."

 

Pour une fois, plusieurs dizaines de soldats sont expulsés. Mais après ?

 

En 2003, nouveau scandale, en Sierra Leone cette fois : des Casques bleus sont accusés, dans un rapport très détaillé de l’ONG Human Right Watch intitulé "We’ll kill you if you cry" ("On te tue si tu pleures")  d’avoir pratiqué le viol à grande échelle sur des jeunes femmes enlevées dans leur village, utilisées comme domestiques ou comme esclaves au service des troupes.  Une enquête a été diligentée, mais aucun coupable identifié. 

Des Militaires des Nations unies accusés d’abus sexuels en Centrafrique

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