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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 18:14

 


 

Bangui, 1er  juin 2015 (RJDH)--- La coordination national du mouvement  des  ex- Anti-Balaka, dénonce la mise en place d’un autre nouveau bureau. Elle déplore "l’implication des médiateurs, dans l’affaire interne du mouvement", propos tenu par Igor Lamaka, porte-parole de ce groupe armé, ce lundi dans un point de presse.

 

«   C’est avec  grand étonnement que nous ex- combattants  d’Anti-Balaka,  avons   auprès des médias,  qu’une  nouvelle coordination  a été mise en place le week-end dernier. Nous  tenons  à préciser qu’aucune Assemblée Générale extraordinaire  n'a été convoquée. Nous  dénonçons  avec force le contenu  de tout ce qui a été publié dans les médias ce week-end », a déclaré le porte parole des ex-combattants Anti-Balaka.

 

Igor Lamaka a indiqué que  cette division pourra apporter des désordres au sein du mouvement, tout en réaffirmant  l’engagement des autres combattants  à savoir Edouard Patrice  Ngaïssona,  qui d’après lui, reste toujours le coordonateur  national "légalement désigné".

 

C’est à la fin de la semaine dernière,  que l’annonce  de la mise en place d’une nouvelle coordination des Anti-Balaka, a été rendue publique.  Selon Igor Lamaka, les signataires du  document de la mise en place de ce nouveau bureau, sont des ex combattants partisans de l'Accord de Nairobi.

 

Joachim Kokaté et Maxime Mocom sont respectivement, coordonnateur général et coordonnateur général adjoint de cette nouvelle tendance.

 

Le vendredi 29 mai, un groupe d’Anti-Balaka, sous la houlette de la Médiation nationale, a destitué le bureau dirigé par Edouard Patrice Ngaïssona, coordonnateur général des Anti-Bakala./ 

 

Annette Maélaine Malebingui.


 

Centrafrique/ Bangui: Des conditions pour quitter le site des castors ne sont pas réunies, selon les déplacés

 

Bangui, 1er juin 2015 (RJDH)- Les déplacés du site de l'église évangéliques du Camp des Castors  ont affirmé que les conditions pouvant leur permettre de quitter le site ne sont pas encore réunies. Ces personnes venues des quartiers Yakité, Sara et environnants, ont fait savoir que ces localités ont été transformés en lieu de pâturage et à des endroits d'abattage clandestins des boeufs.

 

« Les conditions dans lesquelles nous traversons sont déplorables. Nous voulons tous regagner le quartier. Ce qui nous empêche, c’est la présence des hommes armés qui font paître les bœufs  dans les quartiers.  Ces lieux sont aussi envahis par des hautes herbes » a dit Blaise-Oscar Eoné, coordonnateur des déplacés du Camp des Castors.

 

Il a par ailleurs relevé que la plupart des maisons ont été détruites. « La réhabilitation de ces logements, la restauration de la sécurité dans le secteur, le désarmement d'hommes armés et un appui financier, seraient nécessaires pour nous permettre de quitter le site des Castors », a-t-il suggéré.

 

Les déplacés vaquent librement à leurs activités quotidiennes

 

Plusieurs déplacés sont au dessus des tentes dressées en bâche, afin de raccommoder. A l’intérieur des tentes, il y a des traces de l’inondation après la pluie qui s’était abattue le samedi 30 mai dernier.

 

Sous une tente dénommée G2, on peut  compter une quarantaine de personnes, issues de différentes familles. Ces personnes vaquent librement à leurs activités. Une femme d'une soixantaine d'années entourée des membres de sa famille, prépare à manger.

 

D’autres femmes font la lessive à ce même endroit, des couchettes sont visibles, des nattes sont pliées et entassées dans une partie de la tente, des ustensiles de cuisine sont empilés ça et là. Des divers effets sont en pêle-mêle sous cet abris.

 

Solange-Clotilde Ouanzolin, déléguée de cet abri, a fait savoir que 47 personnes vivent sous ce toit. « Nous avons au total 14 hommes, 16 femmes, 17 enfants, 7 personnes du 3ème âge et deux handicapés moteurs. Ces personnes vivent difficilement, parce qu’il manque un appui financier », a-t-elle expliqué.

 

Plus de 2000 personnes sont encore sur le site des déplacés de l’église des frères du Camp des Castors, localité située dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui.  Aucune structure humanitaire n’aurait mené des activités dans le cadre du retour des déplacés du site des castors, selon les propos tenus par certains déplacés. / 

 

Auguste Bati-Kalamet.

Centrafrique/Bangui : Une partie des Anti-Balaka dénonce la mise en place d'une coordination parallèle

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