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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 13:37

 

 

 

05/06/15 (AFP)

 

Des milliers de lycéens ont provoqué d'importants dégâts à Brazzaville vendredi en manifestant leur colère contre l'annulation des épreuves du baccalauréat, avant d'être dispersés par la police, selon le correspondant local de l'AFP.

 

A Pointe-Noire (sud du Congo), des saccages similaires à ceux commis dans la capitale ont également été signalés, pour les mêmes raisons, selon des témoins joints par téléphone.

 

Les épreuves du baccalauréat ont commencé mardi dans tout le pays mais un communiqué lu vendredi matin sur les médias d’État a annoncé que l'examen était "annulé pour cause de fraudes massives".

 

Des milliers de candidats ont appris l'annulation alors qu'ils étaient déjà dans leur centre d'examen.

 

A Ouenze, dans le nord de la capitale congolaise, les candidats ont brisé les portes et fenêtres de leur établissement et ont caillassé des voitures, selon des sources proches de la Direction de surveillance du territoire (DST).

 

Au quartier Bacongo (sud de la capitale), des élèves ont érigé des barricades et brûlé des pneus, avant d'être dispersés rapidement à coup de bombes lacrymogènes par la police, selon ces mêmes sources.

 

Après environ une heure de manifestations, le calme est revenu en ville. "Les élèves ont exprimé une colère épidermique. Ils sont rentrés chez eux et la police a le contrôle de la situation", a dit à l'AFP le colonel Jules Monkala Tchoumou, porte-parole de la police.

 

En fin de matinée, la cour du ministère de l'Enseignement primaire et secondaire était jonchée de pierres lancées par les élèves en colère.

 

Dans le parking du ministère, un véhicule caillassé a perdu toutes ses vitres. Une partie du portail de la Direction des examens et concours a été défoncée.

 

"Après l'annonce de l'annulation de l'examen, nous sommes sortis pour manifester pacifiquement. A notre grande surprise, c'est tout un bataillon de policiers, militaires et gendarmes qui est apparu et nous a largué des bombes lacrymogènes. Certains de nos amis ont reçu des coups de matraque", a affirmé à l'AFP Amour Maloula, candidat à Pointe-Noire.

 

Le ministre de l'Enseignement primaire et secondaire, Hellot Matson Mampouya a annoncé à la presse qu'une nouvelle date serait fixée ultérieurement pour le baccalauréat.

 

 

Décryptage

 

Au Congo, les « consultations » controversées de Denis Sassou Nguesso

 

Par Laudes Martial Mbon (contributeur, Le Monde Afrique, Brazzaville)

 

Le Monde.fr

 

Soigneusement triées par les services de la présidence congolaise, diverses personnalités politiques se succèdent au Palais du peuple, la résidence officielle du chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso. Depuis le 20 mai, ce dernier a entamé une série de consultations sur « la vie de la nation et de l’Etat ». Problème, une grande partie de la classe politique n’accorde aucun crédit à ce « dialogue ». Pour certains opposants au régime, cette opération n’est qu’un « fourre-tout » et pour d’autres, elle est une « une mascarade, de la poudre aux yeux ».

 

« On s’attendait à ce que le président nous invite pour discuter de la gouvernance électorale. L’organisation des élections pose problème dans notre pays. Mais, aller parler de la vie de la nation et de l’Etat, c’est à la limite amusant », souligne Clément Miérassa du Parti social démocrate congolais (PSDC). Son parti est membre du Frocad, un front mis en place pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique au Congo, qui a boycotté ces assises. Il invite plutôt Denis Sassou Nguesso à quitter le pouvoir en 2016 comme le prévoit la Constitution.

 

Pour l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, première formation d’opposition), cette initiative ne répond pas à la préoccupation du peuple congolais. « Il s’agit d’un trompe-l’œil qui ne profite qu’à son initiateur et pourrait cacher un autre souci du pouvoir que celui de rechercher le bien-être des Congolais », ont indiqué les instances de l’UPADS, première formation d’opposition et parti de l’ancien président Pascal Lissouba (1992-1997), chassé du pouvoir par Denis Sassou Nguesso à la suite de coup de force militaire.

 

Changer ou non la Constitution ?

 

Officiellement, l’objectif de ces consultations est le dialogue et in fine un référendum constitutionnel pour l’avènement d’une nouvelle République. « Il faut aller au dialogue. C’est une vertu. Ce n’est pas un fétiche », clamait fin avril le président Sassou Nguesso qui, théoriquement, ne peut se représenter à la présidentielle de 2016, car frappé par la limite d’âge et de mandats. Agé de 72 ans, le chef de l’Etat congolais tient son pays d’une main de fer depuis 1997, après l’avoir dirigé de 1979 à 1992.

 

« Le président a bien fait de convoquer les consultations. Tout le monde doit y aller sans conditions. C’est une sorte de négociations ; et dans des négociations on ne perd pas tout, on ne gagne pas tout non plus », soutient Jean-François Kando, membre du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), qui plaide en faveur d’une modification de la Constitution élaborée en 2002. Cette position est partagée par Ines Nefer Ingani, une responsable politique qui dirige également une association pour la paix et le développement culturel au Congo.

 

 « Nous avons exprimé clairement que nous sommes contre cette loi fondamentale parce que lorsque nous regardons bien les choses, cette loi n’a jamais été en adéquation avec la politique sociale de notre pays », a indiqué après avoir été reçue lors de ces « consultations présidentielles ».

 

« Ce n’est pas notre Constitution qui a fait son temps, mais plutôt le président de la République. Depuis que M. Sassou Nguesso est au pouvoir, les Etats-Unis et la France ont connu chacun cinq présidents. Il doit partir pour que nous renouvelions la classe politique congolaise », soutient Crépin Ngouala de la Dynamique pour une nouvelle éthique républicaine et la démocratie.

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/06/05/au-congo-les-consultations-controversees-de-denis-sassou-nguesso_4648295_3212.html#hOz4XT0qILRsWqMR.99

 

Congo: saccages à Brazzaville après l'annulation de l'épreuve du bac
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