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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 00:42

 

 

 

http://www.metronews.fr  05-05-2015 12:24

 

TEMOIGNAGES – La chaîne d’information iTélé a recueilli en Centrafrique deux témoignages de personnes accréditant les accusations de viols commis par des militaires français en Centrafrique.

 

Les témoignages recueillis racontent la même histoire. Alors que l’enquête sur les viols présumés commis par des soldats français en Centrafrique se poursuit, sans, à ce stade, de réelles avancées communiquées par la Justice ou la Défense, iTélé diffuse mardi les témoignages de deux Centrafricains sur des faits qui se seraient produits au cours du mois de décembre 2013.

 

A cette époque, l'armée française déjà déployée sur place agit sous mandat de l'ONU dans le cadre de l’opération Sangaris, notamment dans la capitale Bangui. Face aux violences meurtrières, l'immense camp de fortune de l'aéroport de Bangui accueille alors quelque 100.000 personnes.

 

"L'un d'entre eux demandait des fellations"

 

C'est à l'intérieur de ce camp que le fils de Thérèse, qui témoigne à visage caché pour la chaîne d’information, traînait régulièrement au grand dam de sa mère qui doit le gronder pour savoir ce qu'il fait. "Il a fini par me dire qu'il allait chercher des biscuits auprès des soldats et que pour ça, l'un d'entre eux demandait des fellations", rapporte la mère de famille qui n'a pas supporté les révélations de son fils. "Dans nos coutumes, des choses comme ça ne sont pas permises. L'homme et l'homme ne doivent pas s'accoupler, ça salit l'honneur de la famille", explique-t-elle. Elle ajoute : "si la justice veut vraiment faire son travail, je serais coopérative, sinon je n'accepterais pas".

 

De son côté Mathieu, également interrogé par iTélé, rapporte quant à lui des conversations sans ambiguïtés entendues entre des enfants alors qu'il s'était réfugié dans un bâtiment abandonné pour échapper aux violences, à quelques dizaines de mètres d'un check-point de la force Sangaris. Il raconte les bavardages entre "petites filles et petits garçons" et les moqueries des uns envers les autres. "J'ai fait un travail là-bas avant de trouver ça (un biscuit, ndlr). Toi aussi si tu veux, tu pars là-bas", rapporte le témoin. "L'autre jour, tu avais sucé un gars au niveau de cette guérite, derrière là".

 

Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire, dont certains, "très peu" selon cette source, ont été identifiés par l'enquête, toujours en cours. Mis au courant des faits fin juillet 2014, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian , qui a transmis dans la foulée les informations à la justice, a exprimé "du dégoût, une forme de trahison par rapport à la mission confiée à l'opération Sangaris, et aussi un intense besoin de vérité".

Viols présumés en Centrafrique : des "biscuits" en échange de fellations

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Centrafrique-Presse.com