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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 08:45

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 

L'essentiel

 

  • Au moins 14 soldats français déployés en République centrafricaine sont soupçonnés d'avoir abusé sexuellement d'enfants entre décembre 2013 et mai-juin 2014.
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  • Parmi ces militaires, « très peu » ont été identifiés, selon une source judiciaire, sans en dévoiler le chiffre précis.
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  • Une enquête a été ouverte en France en juillet 2014. L'armée assure qu'elle ne veut pas « cacher quoi que ce soit ».

 

Si un soldat français s’est rendu coupable de viol sur un enfant lors de la mission Sangaris en Centrafrique, il doit « se dénoncer immédiatement », a estimé dimanche 3 mai le ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian dans un entretien accordé au Journal du dimanche :

 

« Si les faits sont avérés, je ne mesurerai pas ma colère, parce que lorsque le soldat français est en mission, il est la France. Si d’aventure un seul d’entre eux a commis de tels actes, qu’il se dénonce immédiatement. (…) Si quelqu’un a sali le drapeau, parce que c’est de cela qu’il s’agit, il faut qu’il le dise dès à présent, car cela revient à trahir ses camarades, l’image de la France et la mission des armées. »

 

Au fait des accusations depuis juillet 2014

 

Les faits incriminés se seraient déroulés entre décembre 2013 et mai-juin 2014, lors des premiers mois de l’opération « Sangaris », et, d’après les informations obtenues par Le Monde, au moins quatre garçons, âgés entre 9 et 13 ans auraient été victimes de viols commis par plus d’une dizaine de soldats français.

 

Le ministre de la défense assure avoir ressenti, lorsqu’il a été informé de l’affaire le 27 juillet 2014, « du dégoût, une forme de trahison par rapport à la mission confiée à l’opération Sangaris, et aussi un intense besoin de vérité ». « J’ai immédiatement transmis le rapport à la justice », a ajouté M. Le Drian, qui précise avoir lui-même tenu au courant le président François Hollande.

 

« Les faits allégués étaient très graves. Mon souci unique était la transparence et la vérité. L’enquête devait quitter l’institution militaire et revenir à la justice. Je respecte les règles de la procédure de manière méticuleuse. Et pourtant, neuf mois après avoir transmis le rapport, l’enquête préliminaire ouverte par le Parquet en reste à ce stade », a poursuivi M. Le Drian.

 

« Je crois que c’est une enquête complexe. Depuis les faits allégués, la plupart des soldats ont quitté ce théâtre d’opération, mais cela ne doit pas empêcher la justice de faire son travail avec célérité », a-t-il conclu.

 

Viols en Centrafrique : Le Drian demande aux coupables de se dénoncer

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