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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 18:50

 

 

 

09/05/15(AFP)

 

L'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power a réclamé vendredi une "enquête impartiale" sur la manière dont ont été traitées par l'ONU les accusations de viols d'enfants portées contre des soldats français en Centrafrique.

 

Cette enquête, a-t-elle expliqué, devrait se concentrer sur la rapidité avec laquelle les accusations ont été transmises aux autorités compétentes et avec laquelle celles-ci ont réagi, ainsi que sur la nécessaire protection de l'anonymat des victimes et des témoins.

 

"Cette enquête impartiale doit être menée rapidement", a affirmé à la presse Mme Power. "Il faut que tous les individus, à la fois dans les Etats membres eux-mêmes et à l'intérieur de l'administration de l'ONU, qui ont été impliqués dans le traitement de ces graves accusations, se fassent connaître et révèlent tout ce qu'ils savent".

 

Cette enquête devra porter "sur la rapidité et sur la question de la protection des victimes et des témoins", a-t-elle précisé.

 

Elle a qualifié les accusations, contenues dans un rapport de l'ONU, de "très crédibles et très troublantes" et a demandé que les pays concernés "agissent avec énergie pour déterminer les faits et punir tous les responsables".

 

Outre la France, le rapport de l'ONU met en cause des soldats tchadiens et de Guinée équatoriale, selon une ONG qui a eu accès au document.

 

Interrogé sur ces propos, le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a estimé que le plus urgent était de "s'assurer que justice soit rendue pour les victimes de ces viols présumés". "Il faudra à un moment ou un autre examiner comment cette affaire a été traitée", a-t-il ajouté.

 

Les autorités françaises ont ouvert une enquête fin juillet 2014, après avoir été saisies du rapport de l'ONU transmis à la mi-juillet par un fonctionnaire du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Anders Kompass.

 

Ce dernier est sous le coup d'une enquête interne pour avoir fait fuiter le rapport sans en expurger les éléments permettant d'identifier victimes et témoins.

 

Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire, dont "très peu" ont été identifiés.

 

Cette enquête, menée par le Parquet de Paris, est restée secrète jusqu'à ce qu'un article du quotidien britannique The Guardian révèle l'affaire la semaine dernière.

 

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Zeid Ra'ad Al Hussein a estimé vendredi que la France avait tardé à ouvrir son enquête.

 

Les viols dénoncés dans le rapport de l'ONU auraient eu lieu entre décembre 2013 et juin 2014, alors que la France menait en RCA l'opération militaire Sangaris et que l'ONU n'avait pas encore déployé dans le pays les Casques bleus de la Minusca.

 

 

Centrafrique/Enfants-L'Onu doit enquêter sur sa gestion-USA

 

NATIONS UNIES, 09/05/15 (Reuters) - Les Etats-Unis ont exprimé vendredi leur dégoût par rapport aux accusations de sévices sexuels infligés à des enfants par des soldats français et africains en République centrafricaine et ont demandé une deuxième enquête sur la façon dont les Nations unies avaient géré le dossier. Dans un rapport interne révélé fin avril, les Nations unies décrivent les accusations portées à l'encontre de militaires français, tchadiens et de Guinée équatoriale par des enfants qui avaient été accueillis dans un camp pour déplacés à l'aéroport de M'Poko de Bangui, la capitale centrafricaine. Les faits se seraient produits entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Dans un rapport de six pages résumant les faits allégués, les jeunes enfants ont dit avoir été contraints à des fellations sur des militaires français. Les soldats de Guinée équatoriale et du Tchad sont accusés de sodomie. "Ces allégations sont totalement terrifiantes", a déclaré l'ambassadrice des Etats-Unis après de l'Onu, Samantha Power. "Si ces allégations se révélaient être vraies, cela représenterait une violation très grave, non seulement pour la dignité et la sécurité physique des individus dans leur état le plus vulnérable, mais ce serait aussi la fin totale de la confiance". "Ce sont de fait des allégations très crédibles et très perturbantes", a ajouté l'ambassadrice devant les journalistes.

 

SÉCURITÉ DES VICTIMES ET DES TÉMOINS

 

Le procureur de Paris a annoncé jeudi dernier l'ouverture d'une information judiciaire contre X sur des soupçons de viols de mineurs par des soldats français en Centrafrique en 2013 et 2014. Une enquête préliminaire avait été ouverte à l'été 2014. Mais l'information n'a été connue que fin avril après avoir été révélée par le journal britannique The Guardian. Un membre du personnel de l'Onu a reconnu avoir diffusé une version préliminaire du rapport avec les noms des victimes avant même qu'elle ne soit transmise à la direction du bureau du Haut commissaire aux droits de l'Homme. L'homme à l'origine de la fuite aurait été choqué par l'inertie de sa hiérarchie.


Les Nations unies ont estimé qu'il s'agissait d'une "manquement grave au protocole", susceptible de mettre en danger la vie des victimes.

 

"En ce qui concerne la gestion du dossier par les Nations unies et les Etats membres, il est extrêmement important qu'une enquête impartiale soit faite également à ce sujet, en plus de l'enquête sur les allégations elles-mêmes", a déclaré Samatha Power. La représentante des Etats-Unis a estimé qu'il était "extrêmement important que tout individu qui vient à être en possession d'allégations de cette gravité agisse rapidement, (mais) il est également extrêmement important que la sécurité des victimes et des témoins soit prise en considération." Le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a dit qu'il y avait une enquête interne des Nations unies sur la personne qui a divulgué le rapport. La France est intervenue en République centrafricaine, une ancienne colonie, dans le cadre de l'affaire Sangaris, il y a un an et demi pour aider une force de maintien de la paix africaine à faire cesser les violences entre milices chrétiennes et rebelles musulmans de la Séléka. Les Nations unies ont pris le relais de la force africaine en septembre dernier.

 

(Avec Michelle Nichols; Danielle Rouquié pour le service français)

 

Soupçons de viols en Centrafrique: Washington veut une enquête sur la réaction de l'ONU

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