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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 11:53

 

 

http://www.20min.ch  18 mai 2015 10:16; 18.05.2015 11:15

 

 

L'émission «Sept à Huit» diffusée dimanche sur TF1 a retrouvé un enfant victime de violences sexuelles commises par des casques bleus, notamment français, en République centrafricaine.

 

L'affaire, révélée fin avril par le quotidien britannique «The Guardian», continue de faire grand bruit en République centrafricaine. Au moins 14 militaires français sont soupçonnés d'avoir échangé de la nourriture contre des faveurs sexuelles avec des enfants, entre décembre 2013 et mai 2014.

 

L'émission «Sept à Huit» a retrouvé un garçon de 10 ans qui a raconté son calvaire avec des mots crus. Alors qu'il déambulait dans la rue près de l'aéroport de Bangui, il a été interpellé par des soldats. «Ils m’ont dit qu’ils me donneraient des rations si je couchais avec eux. J’ai accepté», raconte-t-il, estimant avoir été violé à au moins dix reprises.

 

Fellation contre friandises

 

Le lieu était toujours le même, «un abri construit avec des sacs remplis de sable», l'endroit où les militaires dormaient, précise le gamin, qui résume tristement: «Quand j'avais faim, j'allais les voir.» L'enfant insiste aussi sur les menaces de mort proférées par les soldats afin qu'il ne parle pas des violences subies. «Ils m'ont dit: «Quand on te baise les fesses, il faut que tu ne le dises à personne.»

 

Ce garçon n'est pas la seule victime. A Bangui, l'ONU en a interrogé au moins six autres. Dans son édition du jour, «Le Parisien» affirme avoir retrouvé deux autres enfants victimes d'abus commis par les soldats des Nations Unies. Un dénommé Isidore, âgé de 9 ans, raconte comment un soldat «musclé, grand et blanc», qui surveillait un check-point vers l'aéroport, lui aurait proposé à plusieurs reprises de «sucer son bangala (ndlr: pénis en sango, la langue locale) contre des biscuits et des bonbons».


«Culture du silence»

 

Le général Roméo Dallaire, ex-commandant des forces de l'ONU au Rwanda, a dénoncé dimanche une «culture du silence» dans les missions de l'ONU et a recommandé de donner un plus grand rôle aux commandants des forces de l'ONU pour traiter directement de telles affaires. «Souvent, au lieu d'une enquête, on voit arriver un avion et un groupe de gens sont renvoyés dans leur pays», a-t-il expliqué.

 

Selon les procédures de l'ONU, il appartient aux pays d'origine des Casques bleus de traiter les accusations de crime et de les sanctionner, en vertu de leurs lois nationales. «Nous voulons absolument que justice soit faite», affirme de son côté Tony Banbury, un des responsables des opérations de maintien de la paix de l'ONU. «Mais les outils dont nous disposons sont très limités, nous ne pouvons pas mettre quelqu'un en prison ni le traîner devant un juge, nous dépendons des pays qui fournissent les troupes (ndlr: aux missions) ou des autorités nationales», explique-t-il.

 

Peut mieux faire

 

Un rapport interne publié le mois dernier indique que les accusations de violences sexuelles portées contre le personnel civil ou militaire de l'ONU sont en baisse, passant d'un maximum de 127 en 2007 à 51 l'an dernier. Mais pour Aids Free World, il faut tenir compte du fait qu'une accusation peut concerner cinq personnes ou plus.

 

Tout en soulignant une «nette amélioration depuis une dizaine d'années», le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric reconnaît que «c'est un des domaines où nous pouvons toujours faire mieux».

 

 

L'armée française joue son honneur en Centrafrique

 

18/05/15 (Le Parisien)

 

La justice a décidé d'accélérer l'enquête sur les viols présumés de garçons à Bangui par des soldats français. Sur place, les enfants confirment leurs accusations. Un terminal d'aéroport décati, une base militaire et un camp où s'entassent dans des conditions déplorables des milliers de Centrafricains. La « scène de crime » est aussi sordide que les faits dénoncés : selon une note confidentielle du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU, rédigée au printemps 2014 mais révélée il y a deux semaines, quatorze militaires français de l'opération Sangaris sont soupçonnés d'agressions sexuelles sur des petits garçons, en échange de rations de nourriture, entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Histoire d'un rapport

 

En décembre 2013, les combats entre les ex-rebelles musulmans Séléka et les milices chrétiennes antibalakas font rage. A Bangui, jusqu'à 100 000 civils fuyant massacres et pillages se réfugient près de l'aéroport M'Poko, à proximité des soldats français de la force Sangaris déployée le 5 décembre pour casser la spirale de violence. Alexis Nguitte, un instituteur installé dans le camp, s'inquiète du sort des enfants. « Pour mieux comprendre leur situation, on en a interrogé 300. Certains ont confié les avances dont ils avaient fait l'objet de la part de soldats pour obtenir de la nourriture, explique-t-il. J'ai donc fait un signalement courant mai 2014 à Première Urgence - Aide médicale internationale (PU-AMI), l'ONG qui coordonne la gestion du camp. »

Lu pour vous : RCA : Viol d'enfants : «Quand j'avais faim, j'allais les voir»

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