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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 14:09

 

 

 

POLITIQUE - PAR LA RÉDACTION DE "MONDAFRIQUE" - le 18 Mai, 2015

 

Président de l'association "Les amis de la RCA", Michel Langa critique la gestion de la crise centrafricaine par les autorités de la transition. A Bangui le climat est aux règlements de compte. Homme politique réputé proche de la France et protégé du président congolais Sassou, Karim Meckassoua vient de se faire retirer son passeport. Ambiance

 

Censé poser les jalons d'une paix durable, le forum de Bangui, qui s’est tenu du 4 au 11 mai, s’est achevé dans un climat de grande tension. Des tirs ont éclaté devant l’Assemblée nationale où se tenait la cérémonie de clôture tandis que les milices ex Séléka et anti balaka ont érigé des barages dans plusieurs zones de la capitale Bangui. Une situation qui laisse peu d'espoir quant à une prochaine stabilisation de ce pays plongé dans une crise humanitaire et sécuritaire grave depuis plus de deux ans. 

 

Interviewé par Mondafrique, Michel Langa, avocat et président de l'association "Les amis de la République centrafricaine" critique le bilan de la transition et de la présidente Catherine Samba-Panza dont la candidature avait été soutenue par la France.

 

Une tâche herculéenne 

 

L'absence, lors du forum, des anciens chefs d'Etat centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia qui exercent encore une grande influence dans le pays limite grandement les chances d'amorcer un processus de réconciliation efficace. Sur le terrain, les milices ex Séléka composées essentiellement de musulmans et les anti balaka à dominante chrétienne ne sont toujours pas désarmés et continuent de semer le trouble dans le pays. Intervenus en décembre 2013 pour mettre fin aux massacres intercommunautaires, les militaires de la force française Sangaris accusés de viols sur des enfants centrafricains sont desormais sous le feu des critiques. En coulisses, on murmure que les français n'auraient plus qu'une idée en tête : se retirer. Quitte à laisser derrière eux un pays en ruine. Face à ce sombre tableau, la mise en oeuvre des recommandations adoptées lors du forum de Bangui constitue une tâche herculéenne. 

 

Scandales à go go

 

D'autant que jusqu'à présent, les autorités de la transition ont surtout brillé par leur incompétence. Reconduites pour six mois à la suite du forum, la présidente Catherine Samba-Panza affiche un bilan très médiocre. Non seulement les violences continuent sur le terrain mais la présidence se trouve elle-même empêtrée dans des scandales financiers. Après l'affaire dite de "l'Angola Gate" qui mettait en cause directement la présidente Samba-Panza pour sa gestion opaque d'un don de 10 millions d'euros octroyé par son homologue angolais Dos Santos, un autre dossier tout aussi venimeux menace les autorités. Un accord conclu en février 2015 entre le ministre de la Sécurité publique centrafricain et la société française "Cofrexport" spécialisée dans les matériels d'écoute prévoit la livraison de produits de surveillance à l'Etat centrafricain pour un montant de commande fixé au minimum à 20 millions d'euros. Cerise sur le gâteau, le contrat est censé courir jusqu'en 2018, soit bien au delà de la date de fin de la transition qui les élections prévues pour fin 2015 doivent clôturer.

Lu pour vous : Michel Langa : La présidente centrafricaine doit partir

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