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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 20:53

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va  15/05/2015 18:46

 

Le Pape François a reçu vendredi matin au Vatican l’ensemble des membres de la Conférence épiscopale centrafricaine en visite ad limina. Ils étaient conduits par l’Archevêque de Bangui et président de la Conférence épiscopale, Mgr Dieudonné Nzapalainga. Les premiers mots du Pape ont été des mots de réconfort à l’endroit du peuple centrafricain : « Je voudrais que vous transmettiez au peuple de Centrafrique tout entier l’assurance de ma proximité. Je sais les souffrances qu’il a vécues et qu’il vit encore, ainsi que les innombrables témoignages de foi et de fidélité que les chrétiens ont rendu au Christ ressuscité en de multiples occasions. Je suis particulièrement sensible à tout ce que vos communautés ont fait en faveur des personnes victimes des violences et des réfugiés ».

 

Puis le Pape François a invité à la difficile mais incontournable mission de l’Eglise à rassurer, panser et guérir les plaies de la division, dans le contexte de violences qui a marqué la vie des centrafricains ces derniers mois. « C’est lorsque le mal et la mort semblent triompher que l’espérance d’un renouveau fondé sur le Christ se fait jour. C’est quand la haine et la violence se déchaînent, que nous sommes appelés à répondre par le pardon et l’amour. Si, hélas, il n’en a pas toujours été ainsi dans les évènements récents que vous avez connu, c’est bien le signe que l’Évangile n’a pas encore partout pénétré profondément le cœur du peuple de Dieu, au point d’en changer les réflexes et les comportements. »

 

Puiser son courage dans la foi ; assurer une formation authentique aux valeurs et rester des guides intrépides puisant dans la force de l’Evangile : le Pape a recommandé aux Evêques de Centrafrique de rester des témoins du dialogue, de paix et de concorde.

 

« Vous êtes appelés à former la conscience des fidèles ; et même celle du peuple tout entier car votre voix est écoutée et respectée de tous. C’est de cette manière qu’il convient de tenir la place qui vous revient dans les évolutions actuelles, évitant d’entrer directement dans les querelles politiciennes. Mais, en formant et en encourageant des laïcs, convaincus dans la foi et solidement formés à la Doctrine Sociale de l’Église, à s’engager dans le débat politique et à prendre des responsabilités – et c’est leur rôle –, vous transformerez peu à peu la société selon l’Évangile et préparerez un avenir heureux à votre peuple »

 

Le Pape a enfin demandé aux Evêques de Centrafrique de rester proches de leurs prêtres, de les soutenir tout en veillant à ce qu’ils ne dévient pas de leur mission sans hésiter à sanctionner quand cela est nécessaire. Le Pape a aussi appelé à une pastorale qui soutienne les familles centrafricaines, lieu privilégié de l’annonce de la foi et berceau des vocations mais « qui sont les premières victimes des violences et qui sont trop souvent déstabilisées ou détruites en raison de l’éloignement d’un membre, d’un deuil, de la pauvreté, de discordes, de séparations. Je leur exprime ma proximité et mon affection », a conclu le Pape qui a imparti sa bénédiction à la nation centrafricaine tout entière. 

 

 

La Centrafrique doit prendre le temps de la réconciliation

 

http://fr.radiovaticana.va  15/05/2015 18:46

 

(RV) Entretien - En Centrafrique, le forum de réconciliation a préconisé cette semaine le report de l’élection présidentielle. Selon la présidente de transition, Catherine Samba Panza, « ces élections devraient se tenir au plus tard d’ici la fin de l’année 2015 ».

 

Mais pour le père Elysée Guedjandé, directeur de la Caritas Centrafrique, ce report serait une « aubaine » pour le pays, l’occasion pour les « belligérants de se réunir en un seul peuple pour tourner » la page de la crise.

 

 

Avec compassion, le Pape a reçu les évêques de Centrafrique

 

http://fr.radiovaticana.va  15/05/2015 18:46

 

(RV) « Je sais les souffrances que le peuple de Centrafrique a vécu et qu’il vit encore ». Le Pape assure les Centrafricains de sa proximité. François a reçu ce vendredi matin les évêques de ce petit pays d’Afrique centrale qui sont en visite ad limina à Rome. La Centrafrique, un pays marqué par de terribles massacres, puis des violences chroniques depuis la chute en mars 2013 du président François Bozizé.  

 

Sensible à tout ce que ces derniers ont fait en faveur des victimes des violences et des réfugiés, le Pape a reconnu que la tâche sur place était difficile et son discours adressé aux évêques est un encouragement.

 

« C’est lorsque le mal et la mort semblent triompher que l’espérance d’un renouveau fondé sur le Christ se fait jour. C’est quand la haine et la violence se déchaînent, que nous sommes appelés à répondre par le pardon et l’amour. Et si, hélas, cela n’a pas toujours été le cas, c’est bien le signe, poursuit François, que l’Évangile n’a pas encore partout pénétré profondément le cœur du peuple de Dieu, au point d’en changer les réflexes et les comportements ».

 

Ainsi le Pape invite ainsi les évêques centrafricains, pris dans « la tempête », à trouver dans leur possible découragement la source d’un enthousiasme et d’un dynamisme renouvelés pour poursuivre le travail d’évangélisation. Leur mission première : la formation chrétienne et l’approfondissement de la foi.

 

Les évêques ont « un rôle prophétique irremplaçable ». Témoignant des valeurs telles que la justice, la vérité et la probité, promouvant le dialogue et la cohabitation, ce qu’apprécie le Pape, ils sont appelés à prendre soin et à fortifier leurs prêtres, mais aussi, car leur voix est « écoutée et respectée de tous » à former la conscience des fidèles pour qu’ils s’engagent dans le débat politique et prennent des responsabilités. La société sera ainsi transformée selon l’Évangile. Le peuple aura un avenir heureux. Mais pour cela « il est capital que la famille soit protégée et défendue ». Premières victimes des violences et trop souvent déstabilisées ou détruites en raison de l’éloignement d’un membre, d’un deuil, de la pauvreté, de discordes, de séparations, le Pape leur exprime ici sa proximité et son affection.

 

 

Le pape encourage les évêques centrafricains à jouer un rôle « dans le processus de transition institutionnelle »

 

http://www.la-croix.com   15/5/15 - 15 H 55

 

Pour le pape François, qui les recevait dans le cadre des visites Ad Limina, « les événements récents » sont « le signe que l’Évangile n’a pas encore partout pénétré profondément le cœur du peuple de Dieu ».

 

Le pape a rencontré vendredi 15 mai les évêques centrafricains au terme de leur visite Ad Limina. Dans le discours qu’il leur a remis, il exprime d’abord au peuple du Centrafrique tout entier l’assurance de sa proximité : « Je sais les souffrances qu’il a vécues et qu’il vit encore, ainsi que les innombrables témoignages de foi et de fidélité que les chrétiens ont rendus au Christ ressuscité en de multiples occasions. Je suis particulièrement sensible à tout ce que vos communautés ont fait en faveur des personnes victimes des violences et des réfugiés ». S’adressant ensuite aux évêques, il reconnaît la difficulté d’une tâche qui « touche au mystère même de Jésus-Christ mort et ressuscité. C’est lorsque le mal et la mort semblent triompher que l’espérance d’un renouveau fondé sur le Christ se fait jour. C’est quand la haine et la violence se déchaînent, que nous sommes appelés à répondre par le pardon et l’amour ».

 

« Vos Églises sont d’évangélisation récente »

 

« Si, hélas, il n’en a pas toujours été ainsi dans les événements récents en Centrafrique, c’est bien le signe que l’Évangile n’a pas encore partout pénétré profondément le cœur du peuple de Dieu, au point d’en changer les réflexes et les comportements, poursuit le pape. Vos Églises sont d’évangélisation récente, et c’est votre principale mission que de poursuivre l’œuvre à peine commencée. Vous ne devez donc pas vous sentir découragés dans la tempête que vous traversez, mais au contraire y trouver, dans la foi et l’espérance, la source d’un enthousiasme et d’un dynamisme nouveau ».

 

« La formation chrétienne et l’approfondissement de la foi à tous les niveaux sont donc pour vous des objectifs prioritaires, afin que l’Évangile imprègne en vérité la vie des baptisés, pour le bien, non seulement des communautés chrétiennes, mais de la société centrafricaine tout entière », a aussi encouragé le pape, rappelant que les évêques ont un rôle à jouer « dans le processus de transition institutionnelle, un rôle prophétique irremplaçable ». Il a appelé les évêques à témoigner « des valeurs fondamentales de justice, de vérité, de probité qui sont à la base de tout renouveau » et à diffuser « le dialogue et la cohabitation pacifique entre les membres des différentes religions et ethnies, favorisant ainsi la réconciliation et la cohésion sociale qui est une clé pour l’avenir ». « Vous êtes appelés à former la conscience des fidèles comme celle du peuple tout entier car votre voix est écoutée et respectée, a-t-il ajouté. C’est de cette manière qu’il convient de tenir la place qui vous revient dans les évolutions actuelles, évitant d’entrer directement dans les querelles politiciennes. Mais, en formant et en encourageant des laïcs, convaincus dans la foi et solidement formés à la doctrine sociale de l’Église, à s’engager dans le débat politique et à prendre des responsabilités » afin de préparer un avenir heureux au peuple.

 

La famille, « lieu privilégié de l’annonce de la foi et de la pratique des vertus chrétiennes »

 

Le pape a également abordé la question du clergé et des vocations, ainsi que la formation des fidèles, avant de se pencher sur les familles, « qui sont les premières victimes des violences et qui sont trop souvent déstabilisées ou détruites en raison de l’éloignement d’un membre, d’un deuil, de la pauvreté, de discordes et de séparations ». « Lieu privilégié de l’annonce de la foi et de la pratique des vertus chrétiennes, le berceau de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses », les familles « sont aussi le lieu propice pour l’apprentissage et la pratique de la culture du pardon, de la paix et d’une réconciliation dont le Centrafrique a tant besoin ». « Il est capital que la famille soit protégée et défendue pour qu’elle rende à la société le service qu’elle attend d’elle, c’est-à-dire lui donner des hommes et des femmes capables d’édifier un tissu social de paix et d’harmonie », a conclu le pape, encourageant les évêques « à prêter à la pastorale du mariage toute l’attention qu’elle mérite, et à ne pas (se) décourager devant les résistances provoquées par les traditions culturelles, la faiblesse humaine ou les colonisations idéologiques nouvelles qui se répandent partout ».

 

 

 

Le Pape aux Evêques de Centrafrique: "Demeurez des témoins de dialogue et de paix"
Le Pape aux Evêques de Centrafrique: "Demeurez des témoins de dialogue et de paix"
Le Pape aux Evêques de Centrafrique: "Demeurez des témoins de dialogue et de paix"

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