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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 08:35

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  lundi 4 mai 2015 16:27

 

Cathérine Samba Panza a lancé aujourd'hui les travaux du forum de Bangui en présence du Président congolais Denis Sassou Nguesso et des délégués venus de l'extérieur et de l'intérieur de la Centrafrique. A l'hémicycle de l'Assemblée nationale, siège de l'actuel Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire), les attentes des participants sont presque identiques. Tous les délégués, invités à l'occasion, aspirent à la paix et à la réconciliation nationale à l'issue des pourparlers qui vont durer jusqu'au 11 mai prochain.


Herbert Gontran Djono Ahaba, président du Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique ( RPRC), issu de l'ex-Séléka, un des délégués aux assises, trouve qu'il est temps de laver le linge sale. « Je pense qu'il ya plusieurs attentes au sortir de ce Forum. Il est temps que nous, Centrafricains, puissions nous parler afin de nous réconcilier ; je parle d'une véritable réconciliation pour que nous puissions retrouver la paix consolidée pour qu'enfin nous levons le doute sur le vivre ensemble et que la cohésion sociale puisse être sereine parmi nous », a affirmé le leader du RPRC.


Du côté des autorités locales, ils attendent des Centrafricains des actes concrets pour une réconciliation véritable. Denise Madina Djoko est la préfete de l'Ombella M'Poko, « C'est la réussite que nous attendons et nous voulons que ce Forum amène toutes les filles et fils de ce pays à se réconcilier réellement. On appelle la population centrafricaine à dépasser toutes les petites considérations et à se réunir, qu'on puisse revivre comme par le passé ».


Le président du parlement de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet, attend du Forum de Bangui, l'organisation des prochaines élections dans un bref délai.

« L'attente du parlement provisoire aujourd'hui, c'est de demander à ce qu'on puisse aller très rapidement aux élections. Il n'y a que le retour du pays vers la voie de la normalité constitutionnelle qui va mobiliser les partenaires internationaux au chevet de la République Centrafricaine. Si, la situation continue et qu'on arrive pas à organiser les élections, je crains que la crise centrafricaine soit oubliée. C'est pourquoi ce Forum de la dernière chance doit traiter tous les sujets pour qu'ensemble on puisse trouver des solutions idoines à la crise centrafricaine » ,a dit Alexandre Ferdinand Guéndet.


A propos de ce Forum de Bangui, les Centrafricains ont exprimé leurs sentiments. Certains pensent que le moment idéal est arrivé pour les filles et fils du pays de prendre conscience. D'autres estiment que le moment d'adoption des résolutions fermes est arrivé pour booster le pays vers la voie du développement.

« Que les représentants au Forum disent des choses qui nous conduisent à la paix définitive. Que le dialogue ne soit pas de la théorie. Il ne faut pas que les acteurs personnalisent le Forum pour le détourner de son objectif. Nous voulons que la paix retrouve sa place dans le pays. Il est question de laisser la latitude aux Centrafricains de dire ce qu'ils ont vécu mais d'être patriotique », ont exprimé ces Centrafricains interrogés sur la question.

 

 

Ouverture du Forum de Bangui pour la réconciliation : "priorité aux élections" (médiateur Sassou Nguesso)

 

04/05/15 (AFP)

 

Le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la profonde crise centrafricaine, a estimé que la "priorité" était à l'organisation d'élections en ouverture lundi du Forum de Bangui pour la réconciliation, qui réunit des représentants de tout le pays.

 

"Au sortir du Forum, sans tergiversations, sans atermoiements, la priorité doit être donnée à l'organisation des élections", a affirmé le président congolais.

 

"Il y a le défi des élections. C'est un défi majeur. C'est un défi urgent. En même temps que le peuple centrafricain, tous nos partenaires requièrent que les élections aient lieu dans les délais prévus (au mois d’aout, ndlr). Afin que la transition ne déborde plus de l'ultime terme qui lui a été prescrit", a-t-il insisté.

 

La Centrafrique a plongé dans le chaos après le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête d'une rébellion à dominante musulmane, la Séléka.

 

Les exactions commises par la Séléka dès son arrivée au pouvoir contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont ensuite débouché sur la création de milices d'autodéfense, les anti-balaka, qui s'en sont alors pris aux civils musulmans, plongeant le pays dans une grave crise, sans précédent. Des violences contre les civils qui ont entraîné l'opération Sangaris des forces françaises en décembre 2013, toujours présentes dans le pays ainsi que la force onusienne Minusca.

 

Forum de Bangui des délégués unanimes pour asseoir la paix en Centrafrique

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