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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 03:56

 

 

 

Tanguy Berthemet  Le Figaro 07/05/2015 à 17:08

 

Des magistrats français vont mener les investigations sur les accusations de viols d'enfants portées contre des soldats français en Centrafrique.

 

Le parquet de Paris a ouvert, jeudi, une information judiciaire pour «viols sur mineurs de quinze ans par personnes abusant de l'autorité conférée par leurs fonctions», et «complicité» dans le cadre des accusations d'abus sexuels sur des enfants commis par des militaires français en Centrafrique. Des juges d'instruction vont désormais conduire l'enquête. Ce mouvement donne la possibilité à la justice française d'interroger de nouveau les victimes mais aussi les éventuels suspects.

 

L'affaire a démarré fin avril, après la révélation d'un rapport de l'Onu accusant des soldats français en poste à Bangui d'avoir violé des enfants contre des menues sommes d'argent ou même de la nourriture. Les faits se seraient déroulés entre décembre 2013 et le début juin 2014 près de l'aéroport de M'Poko, alors transformé en un immense camp de réfugiés accueillant jusqu'à 150.000 personnes.

 

En juillet 2014, les agents de l'Onu recueillaient les témoignages de quatre victimes, âgées de 9, 11 et 13 ans, assurant avoir été forcées de pratiquer des fellations, certaines à plusieurs reprises, à des militaires français. Deux autres victimes supposées, qui se sont également confiées aux enquêteurs, n'auraient été que témoins des faits.

 

Les révélations de deux jeunes garçons, ayant précisé les surnoms, les tatouages ou les habitudes des supposés violeurs, permettraient d'identifier trois militaires. Au total, quatorze soldats français seraient impliqués, ainsi que des soldats du Tchad et de Guinée Equatoriale.

 

Retard dans l'enquête

 

Après le sordide des accusations, c'est la lenteur de l'enquête qui a soulevé un tollé. Le ministère de la Défense, puis celui de la Justice, ont été avertis le 29 juillet 2014. Une enquête préliminaire a immédiatement été ouverte, et les gendarmes se sont rendus à Bangui dès le 1 er août. Dans le même temps, l'armée a ouvert une «enquêt de commandement». Le ministère de la Défense a annoncé jeudi qu'elle serait déclassifiée.

 

Cette enquête interne ne devait toutefois pas apporter de précisions, selon une source au sein du ministère de la Défense. Les investigations semblent piétiner. Pour l'heure aucune mise en examen n'a eu lieu, ni aucune audition par la justice.

 

Jeudi, dans un communiqué, le parquet de Paris laisse entendre que ce retard, et le délai anormalement long dans un tel cas entre l'enquête préliminaire et la nomination d'un juge, serait imputable à l'ONU. Alors que les enquêteurs souhaitaient entendre l'enquêtrice de l'ONU, auteur du rapport, «la hiérarchie onusienne a cependant refusé cette audition», souligne le parquet.

 

L'ONU n'aurait fini par accepter qu'un questionnaire par écrit, qui ne seraient revenu que le 29 avril dernier. «L'ONU traîne c'est vrai mais cela n'explique pas tout. La révélation par la presse des cas à considérablement accéléré les choses», concède un proche du dossier.

 

L'ONU a été confrontée à plusieurs reprises à des cas de pédophilies dans ses rangs lors de mission de maintien de la paix. Des ONG ont accusé l'organisation de tenter d'étouffer le scandale ainsi que la France. L'ONU et Paris s'en défendent. «Si quelqu'un a sali le drapeau, parce que c'est de cela qu'il s'agit, il faut qu'il le dise dès à présent, car cela revient à trahir ses camarades, l'image de la France et la mission des armées», a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

 

Bangui va poursuivre les militaires français soupçonnés de viols

 

AFP 6 mai 2015 à 20:58

 

C'est la première réaction officielle du gouvernement centrafricain au sujet de l'affaire des 14 soldats de l'opération Sangaris.

 

La Centrafrique va engager des «poursuites» contre des militaires français soupçonnés de viol d’enfants à Bangui, a déclaré mercredi le ministre de la Justice Aristide Sokambi, lors de la première réaction officielle du gouvernement centrafricain à ce sujet. «Des poursuites vont être engagées (...) c’est quand même des actes très graves (...) J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas d’amalgame, ce n’est pas Sangaris, ce n’est pas la France. C’est des individus, c’est des militaires et c’est contre ceux-là que nous nous insurgeons», a affirmé le ministre à propos des accusations de viols sur mineurs commis en 2014 dans un camp de déplacés, situé près de l’aéroport M’Poko et du camp de l’opération militaire française Sangaris.

 

Des juges français vont enquêter en Centrafrique

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