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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 23:47

 

 

Point de vue rédigé par Liesl Gerntholtz, Directrice exécutive de la division Droits des femmes à Human Rights Watch, qui appelle à ce que la lumière soit faite sur les accusations d’abus sexuels contre des enfants par des soldats français de la force Sangaris en République centrafricaine. Liesl Gerntholz indique également qu’il est primordial de protéger les droits des victimes et d’éviter que les enquêtes menées par les autorités et les journalistes ne traumatisent davantage ces enfants.

 

 Dans son point de vue, Liesl Gerntholtz insiste sur l’importance de garantir que des enquêtes crédibles soient menées afin d’identifier les auteurs de ces actes et de les traduire en justice.

 

Elle demande également que « des professionnels expérimentés dans le domaine des violences sexuelles [soient] impliqués dans la menée de ces enquêtes », pour mettre l’accent sur la protection des droits des victimes et non les exposer à davantage de dommages ou aux représailles des criminels, de membres de leurs familles ou de leur communauté. Les violences sexuelles font l’objet d’une forte stigmatisation et les enfants qui sont identifiés comme victimes risquent d’être abandonnés par leurs familles et leurs communautés. 

 

 

Des abus sexuels contre des enfants, dernières atrocités commises en République centrafricaine

 

http://www.hrw.org  12 mai 2015 

 

Des informations récentes révèlent de nouvelles horreurs perpétrées dans la guerre presqu’oubliée en République centrafricaine (RCA). Durant le conflit qui a commencé en 2013, des milliers de civils ont fui les combats, de sorte que lorsqu’en décembre 2013 les troupes françaises sont arrivées à Bangui, capitale de la RCA, un grand nombre de ces civils se sont réfugiés à proximité de leur base, pensant qu’ils y seraient plus en sécurité.

 

Malheureusement, selon un rapport des Nations Unies, certains soldats français ont agi comme des prédateurs au lieu d’être des protecteurs, commettant des abus sexuels contre des enfants en échange de nourriture ou d’argent. Alors que ces abus ont eu lieu semble-t-il entre décembre 2013 et juin 2014, ce n’est que récemment que des informations ont été rendues publiques lorsque la nouvelle s’est répandue qu’un responsable de l’ONU avait été suspendu. Celui-ci avait divulgué en juillet à l’ambassadeur français à Genève une version préliminaire du rapport, contenant les noms des victimes. Un tribunal du contentieux de l’ONU a provisoirement levé cette suspension pendant qu’une enquête interne est menée.

 

Des articles portant sur l’enquête de l’ONU indiquent que six garçons âgés de 9 à 13 ans avaient eux-mêmes subi des abus ou avaient été témoins d’abus sexuels commis contre d’autres enfants en échange de nourriture. Lorsque les autorités françaises ont reçu le rapport de l’ONU divulgué en juillet, elles l’ont transmis à un juge d’instruction français, qui a envoyé des gendarmes à Bangui le 1er août afin d’enquêter sur les allégations. Les autorités françaises ont alors gardé les allégations confidentielles, et elles n’ont pas encore révélé si l’un des auteurs présumés des abus avait été arrêté. Il existe maintenant des allégations selon lesquelles des forces de maintien de la paix originaires d’autres pays auraient commis des crimes similaires qui doivent également faire l’objet d’une enquête.

 

Il est vital de faire la lumière sur les abus, en particulier lorsqu’ils concernent des victimes vulnérables comme des enfants, et de garantir que des enquêtes crédibles sont menées afin d’identifier les auteurs de ces actes et de les traduire en justice. Il est tout aussi important de prendre des mesures afin d’empêcher toute répétition de ces abus contre d’autres enfants ou que plus de torts soient causés aux victimes.

 

Des professionnels expérimentés dans le domaine des violences sexuelles devraient être impliqués dans la menée de ces enquêtes, et ils devraient mettre l’accent sur la protection des droits des victimes et non les exposer à davantage de dommages ou aux représailles des criminels, de membres de leurs familles ou de leur communauté. Les violences sexuelles font l’objet d’une forte stigmatisation et les enfants qui sont identifiés comme victimes risquent d’être abandonnés par leurs familles et leurs communautés. 

 

Tandis que les médias continuent de rendre compte de la situation – comme il se doit – les journalistes doivent également s’assurer qu’ils ne sont pas en train de pénaliser les victimes en les soumettant au traumatisme de décrire encore et encore ce qu’ils ont subi, ou en fournissant des informations permettant de les identifier. Il est important de faire la lumière sur ces crimes terribles, mais cela ne doit pas être fait au détriment des victimes. 

 Des abus sexuels contre des enfants, dernières atrocités commises en République centrafricaine (HRW)

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Centrafrique-Presse.com