Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 12:39

 

 

 

24/04/15 (RFI)

 

Le gouvernement centrafricain a reçu ces derniers jours les représentants de groupes armés, les uns après les autres, dans l’optique de la préparation du Forum prévu du 4 au 11 mai prochain. Les discussions se sont achevées jeudi par une cérémonie en grande pompe et la signature d’un code de conduite dans les discussions à venir.

 

Ils étaient tous là, ou presque. Le gouvernement, la communauté internationale, la Minusca et, bien sûr, les groupes armés. Les anti-balaka. Mais aussi les ex-Seleka de l'UPC, les ex-Seleka du RPRC... Mais pas les ex-Seleka du FPRC, la branche dirigée par Michel Djotodia et Noureddine Adam. Leur émissaire, attendant une décision venue d'en haut, a refusé de signer la déclaration d'engagement paraphée par tous les autres.

 

 Ce texte prend la forme d’un « code de bonne conduite », par lequel les groupes armés s'engagent à participer au Forum dans un esprit de sérénité et d'apaisement. Mais au cours de ces discussions, il a aussi été question de choses concrètes.

 

Le processus DDR, enjeu central des discussions à venir

 

Le gouvernement a ainsi présenté sa stratégie Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) qui servira de base au programme qui doit être adopté au Forum. La ministre centrafricaine de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, s'est par ailleurs dit satisfaite de ces rencontres préalables : « Au moins, ils s’engagent à aller au Forum dans un cadre de sérénité. Ça peut faire des dialogues plus constructifs pour permettre de sortir de ce Forum avec des propositions concrètes. On a eu vraiment à faire à des Centrafricains qui voulaient se parler. » La ministre, qui dit sa confiance dans l’issue de ce futur Forum, juge que « les Centrafricains sont fatigués et veulent vraiment aller rapidement à ce Forum et aller vers des élections libres et transparentes et avoir un pays gouvernable. »

 

Chaque groupe armé a également pu présenter une série d’exigences qui se ressemblent beaucoup. Le FPRC - qui n'a pas signé le texte, mais a participé aux discussions - exige la libération de ses éléments encore sous les verrous, comme Ousmane Mahmat Ousmane. Même chose pour l'UPC et les anti-balaka. Ces derniers réclament la libération de leurs chefs emprisonnés, y compris Andilo, ainsi que l'annulation de tous les mandats d'arrêt existants. Malgré cela, tous les participants, gouvernement et groupes armés, se félicitent de l'esprit qui a présidé à ces discussions.

 

La Minusca en quête de moyens

 

« Tout le monde est sensible, tout le monde est au chevet de la Centrafrique. Mais il est clair que tous les partenaires veulent que les progrès soient consolidés, et ils le seront d’abord par le forum de Bangui, il faut que les Centrafricains comprennent cela », a déclaré au micro de RFI Babacar Gaye représentant spécial de l'ONU et chef de la Minusca.

 

« Il nous manque de l’argent pour l’appel humanitaire. Il nous manque de l’argent, bien sûr, pour les élections. Il nous manque de l’argent pour la démobilisation », souligne Babacar Gaye. Cela fait en effet plus de six mois que la Minusca se déploie en Centrafrique, mais la pleine capacité opérationnelle n'est toujours pas atteinte, et il manque des financements conséquents pour assurer la bonne organisation des élections à venir. Pour lui, « il faut que les Centrafricains soient eux-mêmes au chevet de leur pays et qu’ils fassent de ce Forum de Bangui un succès, c’est-à-dire une refondation de leur pays. » Un préalable qui permettra, selon le représentant spécial de l’ONU d’ « encourager [tout le monde] à passer à l’étape qui consiste à transformer les intentions en véritable mobilisation financière ».

 

Babacar Gaye salue également le « chemin parcouru depuis Brazzaville : Aujourd’hui, des groupes armés viennent discuter avec le gouvernement dans des discussions préliminaires avant le Forum. Et une population se mobilise autour de ce Forum, puisque partout aujourd’hui le grand débat c’est la participation. Tout le monde veut être de “cette messe” de refondation de la Centrafrique. Nous plaçons beaucoup d’espoir dans ce Forum. »

 

 

Centrafrique/Bangui : La Coordination des Organisations des Musulmans Centrafricains réclame 346 places pour le forum de Bangui


Bangui, 23 avril 2015 (RJDH)—Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 22 avril au siège de la COMUC au km5, le Coordonnateur de ladite organisation, Ali Ousmane,  a déclaré que la communauté musulmane a droit à 346 places pour les assis de Bangui qui se pointent à l’horizon.  Il déplore la cooptation de certains musulmans, pour  participer au forum de Bangui.

 

La COMUC exige 346 places pour les assises du forum de Bangui.

 

« Nous sommes dans un pays laïc où les fils et filles du pays doivent être traités sur les mêmes pieds d’égalité. Malheureusement, on nous traité aujourd’hui comme des étranger. Sur les 600 places, nous réclamons 346 places pour nous les musulmans  », a dit Ali Ousmane.

 

Ali Ousmane a ajouté que le mode de désignation, proposé par les organisateurs du forum de Bangui (homme femme et enfant), ne rencontre pas leur agrément.

 

« Pour tout le pays, nous n’avons que 13 places. Ce n’est pas normal,  je pense que c’est un mépris vis-à-vis de la communauté musulmane. Le mode employé pour la participation exclut d’office  nous les musulmans.  Les gens ont tendance à privilégier les politiciens et les gens de la diaspora.  Or, cette crise ne les concerne pas vraiment. Et c’est n’est pas à eux de décider de ce forum. C’est une crise religieuse, qui oppose les chrétiens et les musulmans. Elle est communautaire, car elle oppose les deux communautés »,  a constaté le coordonnateur.

 

Il dit passer à la vitesse supérieure au cas où leur cri n’est pas entendu, « nous sommes organisons des marches pour faire entendre notre voix ».

 

La réaction de la COMUC intervient quelques heures après le décret numéro 15.148 modifiant et complétant le décret numéro 15. 110 du 1er avril 2015, fixant la période de la tenue du forum de Bangui. /

 

Annette Maélaine Malebingui.

 

 

RCA: les acteurs du Forum en ordre de bataille pour les discussions

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com