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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 11:52

 

 

Par RFI 13-04-2015 à 05:09

 

En Centrafrique, le Premier ministre Mahamat Kamoun devait rencontrer ce lundi matin les membres du Conseil national de transition pour discuter du Forum de Bangui, table ronde censée être l'occasion de discuter d'une paix durable dans le pays. Déjà retardée depuis plusieurs mois, sa tenue est encore incertaine. Le Parlement provisoire a demandé l'abrogation des décrets présidentiels relatifs à la création du comité technique d'organisation du Forum.

 

Le Conseil national de transition déplore le manque de consensus autour des décrets présidentiels. Les membres du Parlement provisoire n'ont pas été associés, ni même consultés avant la nomination du comité technique d'organisation du Forum de Bangui. Sans le nommer expressément, ils regrettent que le très controversé Jean-Jacques Demafouth ait été placé à la tête du comité.

 

La vice-présidente du CNT, Léa Koyassoum-Doumta, déplore également l'exclusion du Conseil national de transition des assises du Forum de Bangui. « Il n'y a pas de dialogue entre nous et l'exécutif », se lamente-t-elle.

 

Le dialogue, c'est justement ce que le Premier ministre veut essayer de rétablir. Interpelé formellement par le CNT, il va devoir s'expliquer. Son directeur de cabinet le confirme : Mahamat Kamoun se prépare à répondre à toutes ces questions.

 

Quant à l'abrogation des décrets présidentiels, condition sine qua non à la reprise des discussions pour le CNT, le directeur de cabinet botte en touche. « Le ministre discutera avec le Parlement, dit-il, puis nous verrons ce qu'il en ressortira. »

 

 

Invité Afrique

 

Béatrice Epaye: en RCA, «que les gens se parlent, se réconcilient»

 

Par   lundi 13 avril 2015

 

En Centrafrique, les anciens combattants Seleka et anti-Balaka doivent se retrouver à la fin de ce mois d’avril dans un grand forum de réconciliation. Ce Forum de Bangui est indispensable à la tenue ensuite d’une élection présidentielle. Mais une figure de la société civile tire la sonnette d’alarme. Jusqu’à la semaine dernière, Béatrice Epaye présidait la commission préparatoire du Forum. Aujourd’hui, elle est limogée, et elle craint que cette future table ronde ne soit « prise en otage » par quelques proches de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Béatrice Epaye s’en explique au micro de Christophe Boisbouvier.

 

« C’est le but du Forum : que les Centrafricains se réunissent autour d’une même table pour la réconciliation et la reconstruction du pays. […] La sécurité s’est beaucoup améliorée dans la capitale, comparé à décembre 2013. A Bangui, dans certains quartiers, effectivement, il subsiste encore des zones de braquages, d’assassinats, mais aujourd’hui il n’y a plus d’affrontement. Même à Boy-Rab, il n’y a plus d’affrontements entre les belligérants, c’est juste du banditisme. […] Le problème, ce sont toutes ces zones là, du nord-ouest, du nord-est et du centre, beaucoup plus dans la région de l’Ouham, vers Marcounda, Batangafo, Kabo ; il y a un problème de sécurité grave avec la transhumance. Et dans les zones du nord-est, c’est entre les ex-seleka, les gens se battent pour le contrôle des gisements d’or et de diamants. C’est pour cela qu’il faut ce Forum. Il faut que les gens se parlent, il faut qu’on se réconcilie. On va vers la paix. »

 

RCA: encore des frictions autour de l’organisation du Forum de Bangui

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