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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 11:52

 

 

Par RFI  16-04-2015 à 04:02

 

En Centrafrique, la désignation par décret des personnalités chargées d'organiser le Forum de Bangui a fait polémique ces derniers jours, obligeant la présidente Catherine Samba-Panza à revenir sur ses décisions. Mercredi 15 avril, la société civile, les parlementaires et les politiques se sont enfermés dans une salle pour élire de manière démocratique cette fois, les différentes entités qui organiseront le Forum de réconciliation, prévu le 27 avril.

 

« Consensus », c'était le mot du jour. Le Premier ministre Mahamat Kamounprésidé une large concertation pour mettre sur pied en un temps record le présidium et le comité technique d'organisation du Forum de Bangui.

 

« Chaque entité a proposé des personnalités répondant aux critères voulus. Toutes les personnalités ont été admises par consensus aux différents postes des deux structures qui seront chargées d’organiser le Forum de Bangui », précise Laurent Ngon Baba, le vice-président de la séance.

 

Côté groupe armé, les anti-balaka cèdent leur place au présidium à un représentant de l'ex-Seleka et gagne une place au comité technique. Une décision de bon sens, pour Igor Lamaka, le porte-parole des anti-balaka : « Nous ne voulons pas aller dans les discussions ou encore dans les guéguerres. Donc nous avons décidé de laisser la place à nos frères de la Seleka. »

 

A la tête du comité technique, la ministre de la Santé Marguerite Samba succède au controversé Jean-Jacques Demafouth. De quoi satisfaire l'assemblée, notamment Thierry George Vacath, rapporteur adjoint pour le comité : « Elle est ministre, c'est un cadre centrafricain, elle est connue. C'est une dame qui a pignon sur rue, ce n'est pas une parvenue. Elle peut gérer, car elle gère déjà un grand département. »

 

En une seule journée, partis politiques, société civile et parlementaires ont réussi à s'entendre sur tous les points. Un bel exemple de démocratie qu'il faudra reproduire au Forum de réconciliation.

 

 

Forum de Bangui : consensus autour du comité technique

 

http://www.radiondekeluka.org/   mercredi 15 avril 2015 13:29

 

La composition et la désignation des membres du nouveau Comité technique d'organisation du Forum de Bangui est au centre, ce mercredi, d'une discussion entre le Chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun et les Forces vives de la nation. La rencontre se déroule dans la salle de cinéma du Palais de la renaissance.
 
Près de 200 représentants de différentes couches sociales du pays prennent part aux échanges. Objectif : donner l'opportunité aux participants de faire des propositions concrètes et mettre en place, séance tenante, le bureau du comité technique d'organisation du Forum de Bangui prévu du 27 avril au 4 mai prochain.

La proposition du bureau technique d'organisation du dialogue national sera entérinée par un décret présidentiel. 


Mardi après midi, la présidente de la transition Catherine Samba Panza et le chef du gouvernement, Mahamat Kamoun ont abrogé les trois décrets signés le 4 avril et contestés quelque jour plus tard par le Conseil national de transition, le parlement provisoire.

Par ailleurs, le processus de la réconciliation en Centrafrique enregistre du nouveau.

Les ex-présidents François Bozizé et Michel Djotodia se sont engagés mardi 14 avril 2015 par écrit en faveur du Forum de Bangui. Le document a été signé à Naïrobi au Kenya, ville qui assure la médiation des pourparlers dits de paix entre les groupes armés rivaux ex-Séléka et Antibalaka.


Selon un communiqué publié par la présidence kényane, le document n’est qu’un engagement des signataires à rallier l'accord signé à Brazzaville en juillet 2014, mais aussi à participer au Forum de réconciliation de Bangui, prévu fin avril et à reconnaître le régime de la transition. L'engagement dit de Naïrobi fait suite à un autre accord signé le 8 avril dernier entre les représentants des Séléka et des Antibalaka, deux groupes armés rivaux en République Centrafricaine.


A Bangui, nombreux centrafricains sont unanimement favorables à la présence de ces deux personnalités considérées comme les principaux acteurs de la crise centrafricaine. « L’heure n’est plus à l’exclusion », estiment bon nombre d'entre eux.

L'engagement, quand bien même obtenu à l'issue des pourparlers organisés dans des circonstances floues, ouvre la voix au dialogue et à la paix, du moment où il permet aux ex-présidents François Bozizé et Michel Djotodia de rejoindre le processus de la réconciliation. Une prise de position non encore commentée par les autorités de Bangui.


Un premier accord avait été signé en janvier par les parties centrafricaines, toujours à Naïrobi. Mais l'accord n'avait pas été reconnu par Bangui car il appelait au remplacement des autorités de la transition en Centrafrique. Le projet de janvier prévoyait aussi une amnistie générale. Les autorités de la transition, exclues du processus, ont toujours refusé de reconnaître sa légitimité.


Pour l'heure, tous les yeux sont tournés vers le Forum de Bangui, un rendez-vous tant attendu qui permettra aux centrafricains de diverses couches sociales de débattre du retour d'une paix définitive dans leur pays.

RCA: consensus sur le choix des organisateurs du Forum de Bangui

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