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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 23:29

 

 

 

Centrafrique/Bangui : Le Ministre de la Sécurité Publique, Nicaise Samedi Karnou interpellé par le CNT au sujet de la grève des policiers
 

Bangui, 28 Avril 2015(RJDH)--Le Ministre de la Sécurité Publique, Nicaise Samedi Karnou est devant les Conseillers nationaux de Transition depuis ce matin. Le parlement de transition souhaite l’entendre sur son département et sur la grève des policiers, déclenchée depuis le 11 avril 2015.

 

Le membre du gouvernement a fait savoir  aux Conseillers Nationaux que «le département de la Sécurité Publique a fait un pas dans le cadre de la sécurisation de la ville de Bangui en mettant des tchecs-points dans les différents arrondissements de la capitale, des unités mobiles afin de lutter contre le banditisme».

 

Il est également revenu sur la libération des édifices publics dans la capitale et dans les différentes villes. « Ceci a permis de mettre fin à l’occupation parallèle des édifices et restaurer l’autorité de l’Etat. A titre d’illustration, je cite Bria, Bambari, Ndele, Kaga-Bandoro qui ont pu être libérées avec l’appui des forces internationales », explique-t-il aux Conseillers.

 

Au sujet de la grève des policiers centrafricains, le patron de la sécurité a fait savoir aux Conseillers qu’ « il est toujours avec le gouvernement en négociations avec les grévistes sur le décret d’Application de la loi N°08.016 du 20 Mai 2008, portant Statut Spécial de la police centrafricaine et l’avancement  de leurs grades. »

 

Informé au sujet de la grève, le Ministre a expliqué « qu’il a convoqué un grand rapport pour expliquer aux policiers les réponses à donner à leur revendication. C’est ainsi que j’ai demandé aux grévistes de surseoir à leur manifestation et de chercher une piste de solution. »

 

Il a rassuré le CNT de la prise en compte de la situation des policiers. Il a demandé en revanche de l’aider à de résoudre leur problème en levant  les barricades. /

 

Judicaël Yongo


 

Centrafrique/Bangui : Le MSF commémore le 1er anniversaire des 19 personnes tuées à Boguila


Bangui, 28 avril 2015 (RJDH)—Le MFS, (Médecins Sans Frontière) a célébré le 26 avril 2015 le 1er anniversaire de la mort  de 19 personnes à Boguila. C’est en toute intimité que cet évènement tragique est commémoré. Une délégation de MSF de Bangui déplacée pour la circonstance, s’est jointe à l’équipe de MSF de Boguila et aux parents des victimes pour se rappeler ce douloureux évènement et montrer combien le MSF reste solitaire de la population de Nana-Bakassa. Cette dernière a vivement souhaité le retour complet de MSF à Boguila.

 

Lors de cette cérémonie qui se déroule dans l’un des locaux de MSF de Boguila, autorités locales, dirigeants de MSF et représentants des victimes prennent tout à tour la parole. Le Chef de Mission de MSF Hollande, Martin Braaksma rappelle la tragédie du 26 avril 2015 et les conséquences négatives sur le fonctionnement du projet de MSF à Boguila. « En 2014, la guerre est arrivée à Boguila. 19 personnes dont 3 agents de MSF ont trouvé la mort. Aujourd’hui, nous nous réunissons pour commémorer les victimes de cet évènement horrible et pour partager cette tristesse », déclare-t-il en indiquant que « l’évènement a amené MSF à retirer ses travailleurs étrangers et son personnel centrafricain ne venait d’autres lieux que de Boguila. MSF a aussi dû réduire ses activités. Malgré l’insécurité nous continuons à fournir des services de santé à la population ».

 

Le Directeur des Opérations de MSF Hollande, Marcel Langenbach exprime sa sollicitude avec les personnes disparues à travers un message envoyé depuis Amsterdam. « Nous n’oublierons pas le tort grave fait à la communauté de Boguila et nous n’oublierons pas nos amis et nos collègues. En deuil, nous devons également nous rappeler leur vie, leur travail et leur dévouement à aider les autres », découvre-t-on dans ce message lu par Stefania Poggi, Coordonnatrice du Projet MSF de Boguila.

 

Du côté des agents de MSF de Boguila, c’est en même temps la déception mais aussi le courage qui sont palpables. Jonas Hendele est Superviseur à l’hôpital de Boguila, «ce jour de commémoration me rappelle le jour le plus dur de ma vie. Je venais de terminer le travail le 26 avril 2015, lorsque des personnes en armes ont fait irruption dans l’enceinte de l’hôpital et ont ouvert le feu sur des gens en réunion. 16 d’entre eux ont renud l’âme sur le champ. Trois autres ont succombé suite à leurs blessures».

 

La population plaide pour le retour total de MSF à Boguila

 

Au même moment où la commémoration se fait, les autorités locales et quelques habitants de Boguila ont exprimé le souhait de voir revenir MSF dans leur localité. C’est le cas du Maire de la Sous-préfecture de Boguila, du Sous-préfet, Gilles Xavier Nguembassa et du Secrétaire des familles des victimes.

 

« En plus des services médicaux rendus à la population, l’intervention de MSF à Boguila a des incidences hautement économiques. À travers la main d’œuvre locale recrutée, le panier de la ménagère reçoit des retombées. Nous prions donc le MSF de rester et de faire revenir tout son staff qui séjournait dans la Sous-préfecture de Boguila avant les évènements de 2014 », souhaite Gilles Xavier Nguembassa.

 

Quant au Secrétaire familles des victimes, Ngarissona Gédéon, le retour total de MSF équivaudrait à la prise en charge des parents des victimes du drame du 26 avril 2014. « Nous souhaitons que MSF revienne afin de permettre aux proches des victimes de continuer à vivre. Il y en a qui n’ont pas pu venir à cette cérémonie de commémoration, parce qu’ils ont des difficultés. En restant, MSF pourra nous permettre de préparer l’avenir de nos enfants et celui de notre localité », trouve-t-il.

 

La préoccupation ne laisse pas indifférent MSF. Dans le discours de son  Chef de Mission et de celui du Directeur des Opérations, il est fait mention de la question, « A Boguila et dans les alentours, nous ne pouvons malheureusement pas reprendre le niveau d’activités que nous avions avant l’attaque. Grâce aux efforts de nos collègues dans ce projet, les activités –quoi que de base-continuent à Boguila ».

 

La visite de la plaque construite au logos de MSF avec les noms et fonctions des victimes du 26 avril 2014, exposée sur le mur de l’hôpital met fin à la cérémonie.

 

Le 26 avril 2014, des chefs de villages et de quartiers se sont retrouvés avec des agents de MSF en réunion dans les locaux de MSF. Un groupe armé a investi les lieux et a tué 19 personnes dont trois agents de MSF. Le lieu du drame est resté inoccupé et infréquentable jusqu’au jour de la commémoration de l’évènement. Un rite traditionnel est fait le 26 avril 2015 pour sa réutilisation./

 

Naim-Kaélin ZAMANE


 

Centrafrique/ Bangui : Plus d’une vingtaine d’enfants déplacés de la mosquée centrale, manquent d’actes de naissance

 

Bangui, 28 Avril 2015 (RJDH)- Plus d’une vingtaine d’enfants du site des déplacés de la mosquée centrale, n’ont pas d’actes de naissance. Une source proche du ministère de l’intérieur a fait savoir au RJDH ce mardi que des registres d’état civil sont disponibles pour les huit arrondissements de la ville de Bangui.

 

Selon Aroun Côme, responsable du site des déplacés de la mosquée centrale, environ 20 enfants sont sans acte de naissance. « Une campagne de sensibilisation a été lancée par le ministère de l’intérieur en collaboration avec des Ongs, en vue d’établir et de distribuer gratuitement des actes de naissance aux enfants qui sont nés pendant la crise. Nous demeurons impatients par rapport à cette promesse », a-t-il rappelé.

 

Il a souhaité par ailleurs que le gouvernement et les partenaires au développement reviennent enregistrer tous les enfants nés sur le site des déplacés de la mosquée centrale, afin d’établir leur acte de naissance. « Tout le monde a droit un acte d’état civil. Notre souhait est que le service qui a mené une campagne de sensibilisation sur les actes de naissances, reprenne les activités afin que les enfants et les adultes reçoivent leurs papiers d’indentification civique », a-t-il réitéré.

 

Une source auprès du ministère de l’administration du territoire, a fait savoir que le gouvernement a remis à la mairie de Bangui huit registres d’actes de naissance. « Ces huit registres sont destinés aux huit arrondissements de la ville de Bangui y compris les déplacés », a affirmé la source.

 

Selon ce témoin,  plusieurs personnes auront leur acte de naissance, à condition que chaque personne se présente avec le ticket qui a été remis pendant la campagne de sensibilisation. « Un registre comprend environ 90 à 100 actes de naissance. Nous sommes convaincus que ceux qui ont perdu leurs pièces d’identification, pourront les reconstituer ou les faire de nouveau », a précisé la source proche du ministère de l’administration du territoire.

 

Chaque personne a droit à un acte de naissance et c’est le premier document administratif que reçoit une personne après son enfantement. /

 

Auguste Bati-Kalamet.


 

Centrafrique/Bangui : Les stagiaires du ministère des finances menacent de déclencher une grève

 

Bangui, 28 avril 2015 (RJDH)---Les stagiaires du ministère des finances menacent d’entrer en grève. Ils ont saisi par correspondance, le chef de ce département pour porter à sa connaissance leur volonté de déclencher ce mouvement.

 

Dans leur correspondance, les stagiaires ont rappelé les démarches qu’ils ont menées pour faire prévaloir leur droit, démarches qui, selon eux n’ont pas abouti. Ces derniers affirment vouloir entrer en grève pour attirer l’attention du gouvernement sur leur situation « des démarches ont été entreprises auprès de la Direction des Ressources Humaines pour qu’une rémunération forfaitaire soit allouée mensuellement aux stagiaires, du ministre pour une intégration progressive de ces stagiaires, du ministre de la Fonction Publique, du premier ministre et du Conseil National de Transition » précise la correspondance.

 

La coordination des stagiaires du ministère des finances souligne que la décision de déclencher une grève a été prise lors de l’Assemblée Générale tenue le 27 avril dernier. La lettre envoyée au ministre constitue pour ces stagiaires, un préavis de grève.  Ils prévoient suspendre le travail et faire un sit-in devant le cabinet du ministre.

 

Les cadres du ministère des finances, contactés par le RJDH, n’ont pas souhaité se prononcer sur cette affaire. Sous couvert d’anonymat, un cadre du département reconnait que la position des stagiaires est défendable « je dois dire qu’il y a des jeunes stagiaires qui méritent mieux parce qu’ils ont passé plusieurs années ici. En principe, il était important de voir leur situation. C’est en cela que je pense que leur réaction est légitime mais vous savez, c’est au ministre d’apporter des précisions ».

 

Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec le ministre Abdallah Kadre, des finances pour avoir plus de précisions sur ce dossier./

 

Sylvestre Sokambi

 

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