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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 20:36

 

 

INTERNATIONAL Horizons Nouveaux Magazine - Hors-série N° 050 du 27avril 2015

 

L’information au service du développement www.http:// facebook.com/pierreclaver.nkodo

 

Martin Ziguele à horizons Nouveaux Mag Int’l  A coeur ouvert avec l’homme politique et opposant centrafricain

 

 

“Quelques années auparavant les centrafricains vivaient ensemble s’acceptant dans la différence mais les forces politiques occultes ont eu raison de l’unité nationale.”

 

“..Il est temps de se retrouver pour se dire les choses en face et parler du l’avenir du pays.”

 

Venu à Bamako dans le cadre de la rencontre dela rencontre de l’Internationale Socialiste, l’ancien PM de la Centrafrique (2001-2003) s’est confié à votre journal. Du défi de réconciliation dans son pays à la crise malienne en plus de ses ambitions politiques, le sphinx de Paoua (située dans la préfecture de Ouham-Pendé près du Tchad) non moins, président du Mouvement de libération du Peuple Centrafricain (MLPC) passe tout en revue.

 

Horizons Nouveaux Mag Int’l : Quels sont vos impressions au sortir des assises du comité Afrique de l’internationale Socialiste au Mali ?

 

Martin Ziguele : Je vous remercie.

L’internationale socialiste a des comités par continent qui totalisent 140 partis. En Afrique , mon parti le MPLC est membre. Malgré des absences notables, la majorité de nos partis qu'ils soient de la mouvance ou l'opposition étaient en conclave pendant 2 jours pour évoquer un phénomène grave et nouveau en Afrique : la destabilisation du pouvoir par les forces irrédentistes qui s'appuient sur la religion ou l'identité régionale pour fragiliser l'Etat. Hélas , une fois que c'est consommé ,il est mpossible d' assurer la sécurité des populations et faire face aux questions de développement. La rencontre des socialistes africains a eu pour but de mettre en œuvre un plan d'action uniforme afin que chacun puisse savoir comment s'y prendre dans son pays afin de préparer la rencontre de l’Internationale Socialiste, l’ancien PM de la Centrafrique (2001-2003) s’est confié à votre journal. Du défi de réconciliation dans son pays à la crise malienne en plus de ses ambitions politiques, le sphinx de Paoua (située dans la préfecture de Ouham-Pendé près du Tchad) non moins,président du Mouvement de libération du Peuple Centrafricain ( MLPC)passe tout en revue.

 

Horizons Nouveaux Mag Int’l : Quels sont vos impressions au sortir des assises du comité Afrique de l’internationale Socialiste au Mali ?

 

Martin Ziguele : Je vous remercie.

L’internationale socialiste a des comités par continent qui totalisent 140 partis. En Afrique , mon parti le MPLC est membre. Malgré des absences notables, la majorité de nos partis qu'ils soient de la mouvance ou l'opposition étaient en conclave pendant 2 jours pour évoquer un phénomène grave et nouveau en Afrique : la déstabilisation du pouvoir par les forces irrédentistes qui s'appuient sur la religion ou l'identité régionale pour fragiliser l'Etat. Hélas , une fois que c'est consommé ,il est impossible d' assurer la sécurité des populations et faire face aux questions de développement. La rencontre des socialistes africains a eu pour but de mettre en œuvre un plan d'action uniforme afin que chacun puisse savoir comment s'y prendre dans son pays afin de préserver les acquis de paix pour ne pas être face à des instrumentalisations politiques pouvant diviser fils et filles d'une même nation.

 

HNM : Bientôt le forum de la réconciliation, qu'est-ce que cela pourrait apporter aux actions dans ce cens?

 

M.Z. : Le pays a été victime d’une crise politico-sécuritaire sans précédent qu’on aurait jamais imaginée. Or, quelques années auparavant les centrafricains vivaient ensemble s’acceptant dans la différence mais les forces politiques occultes ont eu raison de l’unité nationale. La politique a divisé cette cohésion naturelle et il est temps de se retrouver pour se dire les choses en face et parler de l’avenir du pays. C’est ainsi qu’on mettra fin au processus transitionnel en cours et que le pays pourra renouer avec la normalité. Je vous apprend que depuis quelques mois , l’autorité de l’Etat est exercée sur les ¾ du territoire nationale et je reste convaincu que ce sera effectif dans les semaines à venir. Avec la présence des forces internationales, notamment Sangaris et la Misca devenue Minusca , il y a l'accalmie en Centrafrique ,ce qui permet au gouvernement de contrôler la quasi-totalité du pays. Les assises du forum de la réconciliation permettront de restaurer la paix entre fils d'un pays qui se sont entredéchirés du fait de l'instrumentalisation politique.

 

HNM : Etes vous de ceux qui pensent que Bozizé et Patassé font partie de la solution?

 

M.Z. : Je ne veux pas me focaliser pas dire Oui à l’impunité et Non à la réconciliation. On Centrafricains) doit être mobilisés pour la recherche de la paix, et de la cohésion nationale. Si nous y parvenons, par le dialogue et la concertation, nous aurons gagné une victoire importante. Au MPLC nous n’avons jamais eu recours à la violence ou les armes pour arriver à nos fins. Si du fait d’être un acteur politique majeur je suis en partie responsable de ce qui se passe dans le pays , je ne suis pas coupable contrairement à ceux là qui doivent répondre de leurs actes devant le peuple afin que nous puissions tracer les voies pour l’avenir.

 

HNM : Pourquoi êtes-vous candidat ?

 

M.Z. : Je vous rappelle que c’est la 3ème fois que je suis candidat sous les couleurs du MLPC dont je suis le président. Les camarades m’ont fait honneur d’être le porte étendard aux échéances prévues en juin. J’ai été candidat en 2005 et aussi en 2011 où nous avons eu les pires élections de notre histoire. Je n’ai pas cautionné cette mascarade pour avoir boycotté le scrutin. Les Centrafricains ont besoin de se parler afin d’aller de l’avant et cela m’importe. Il y a la question sécuritaire à revoir car les FACA (Forces Armées Centrafricaines) ne sont pas opérationnelles et la machine sécuritaire doit être activée.

 

La Centrafrique a une population de plus de 4 millions d'habitants avec de grosses potentialités naturelles comme le diamant, le bois , l'uranium ou l'or. Autant  'ingrédients qui permettent l'émergence du pays mais je n'oublie pas le défi humanitaire. Nous avons 420 000 compatriotes exilés et plus du million de déplacés exposés à la misère et une dignité bafouée. La pas des moindres car le chômage a été le prétexte pour les jeunes de rallier les mouvements armés. Autant de défis à relever et j’irai convaincre le peuple centrafricain avec mon projet de société qui se veut rassembleur.

 

HNM : Que pouvez vois dire concernant la crise au Mali ?

 

M.Z. : Depuis l’école primaire j’ai connu le pays. Comme plusieurs africains à travers les empires notamment du Ghana et du Mali.

Comme la Centrafrique, le pays essaie de panser ses plaies. J’ai noté que le Mali est l’un des rares pays à avoir intégré et consacré dans sa constitution le panafricanisme , ce qui prouve que le pays occupe une place non des moindres à l’échiquier continental .C’est d’ailleurs le retour à la paix du Mali qui a été à l’ordre du jour de la rencontre socialiste en plus des actualités nationales des partis venus à Bamako qu’ils soient au pouvoir ou de l’opposition.

Vu la façon dont les populations sont sereines, je reste persuadé que le Mali se remettra debout pour occuper cette place de repère qu’il incarne à nos yeux.

 

HNM : Votre mot de la fin

 

M.Z. : Je lance un appel à toute la communauté internationale à aider la Centrafrique pour boucler le budget de l'Autorité Nationale des élections afin d'achever le processus en cours. Les dites échéances sont synonymes de paix, et de restauration de la confiance entre fils d'un pays qui se sont très déchirés sur des bases confessionnelles, régionales et subjectives. J'entends réconcilier les Centrafricains et reconstruire notre beau pays, dévasté suite à la guerre civile que nous savons.

 

Entretien mené par Idrissa Keita

Lu pour vous : A coeur ouvert avec l’homme politique centrafricain Martin ZIGUELE

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