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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:55

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-04-04 13:29:43 Les Forces armées centrafricaines (FACA) ont commencé ce 4 avril les manifestations marquant le 54ème anniversaire de leur création en 1961 par Jean Bedel Bokassa.


La Présidente de la Transition, Catherine Samba Panza, a assisté à cette occasion, au complexe sportif Barthélemy Boganda, à un grand défilé militaire avec la participation des différents corps de l'armée.

 
Le nouveau chef d'Etat-major, le général François Mobebou, a reçu à cette occasion l'emblème de la République Centrafricaine pour assurer le commandement des FACA.


Plusieurs activités sont organisées par le ministère de la Défense pour marquer ce 54ème anniversaire de la création des Forces Armées Centrafricaines dont le but essentiel est de redorer le blason de cette institution auprès de la population.

Ainsi depuis vendredi, un centre de santé de la capitale est utilisé par les médecins militaires pour consulter et soigner gratuitement la population. Outre cette activité, il est prévu des compétitions sportives entre les FACA et les forces internationales.

Cette armée formée par Jean Bedel Bokassa qui est aussi son premier chef d'Etat major, en 1961, est très décriée par la population qu'elle est censée protéger. Pour la majorité des citoyens, cette armée est très politisée car très impliquée dans les coups d'Etat militaire qui ont porté les chefs militaires au pouvoir.


Les crises que le pays vit actuellement sont imputées à ces mêmes FACA qui ont été incapables de défense les populations contre les agressions des groupes armés.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=821004#sthash.7mj6WqmW.dpuf

 

 

 

MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MADAME LA PRESIDENTE DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION, CHEF SUPRÊME DES ARMEES A L’OCCASION DE LA SEMAINE DES FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES


Centrafricaines, Centrafricains, Chers Compatriotes ;


Officiers Généraux, Officiers, Sous-Officiers, Matelots, Sapeurs, Aviateurs et Militaires du rang ;


Les Forces Armées Centrafricaines auront 54 ans ce 04 avril 2015. A cette occasion, j’ai décidé que soit organisée UNE SEMAINE DES FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES, pour d’une part, marquer d’un sceau particulier cet heureux évènement qui intervient dans un contexte difficile, et d’autre part, offrir l’opportunité à tous mes compatriotes de mener la réflexion sur la situation actuelle de notre outil militaire.


Ainsi, j’ai voulu, comme le veut l’usage, m’adresser à vous, en ma qualité de Chef Suprême des Armées pour donner ma vision de la nouvelle armée centrafricaine et envisager les perspectives qui s’ouvrent aux FACA.


Voilà exactement 54 ans, de jeunes citoyens centrafricains, sur les traces de leurs anciens, Georges KOUDOUKOU, Paul KOUDOUSSARAGNE et Dominique KOSSEYO, se sont engagés en Avril 1961 dans l’Armée Nationale, pour assurer la défense de leur Patrie, la République Centrafricaine, qui venait à peine d’accéder à la souveraineté internationale.


Dans la fleur de l’âge, ils ont constitué le fer de lance d’une force dont les valeurs ont été plus d’une fois mises en évidence, consacrant un idéal commun à tous les hommes qui ont choisi de se mettre au service de la Nation.


Il s’agissait de doter le jeune Etat indépendant d’un outil militaire, le bras séculier indispensable à l’expression et à l’exercice de la souveraineté nationale.


Mais au-delà de l’engagement des premiers soldats de la République, l’appartenance à une force militaire est une vieille tradition dans notre pays. Les origines d’une telle vocation remontent à l’ancienne Oubangui Chari, dont les valeureux soldats du Bataillon de Marche N°2 (BM2) ont combattu pour la défense des idéaux de paix, de justice et de liberté.


Un tel engagement exige en premier lieu, l’esprit de sacrifice, ensuite le goût de l’effort puis l’abnégation. Un métier noble auquel on doit se consacrer corps et âme jusqu’au sacrifice suprême.


Beaucoup de nos vaillants soldats y ont consacré le plus grand bien dont la nature nous a dotés, c'est-à-dire, la vie. Certains portent encore à jamais sur leur corps, la marque de l’accomplissement du devoir.


Je profite de cette opportunité pour saluer la mémoire des grands pionniers de l’armée nationale aujourd’hui disparus, qui ont légué ce précieux héritage aux générations d’aujourd’hui.


Chers compatriotes ;

 
Il y a de cela plusieurs décennies, la République Centrafricaine, grâce à la cohésion de son armée constituée de brillants officiers et à la détermination de ses hommes, était considérée comme un véritable Havre de paix, une Suisse africaine où il faisait bon vivre. La capitale Bangui, appelée jadis la Grande Coquette, était devenue la plaque tournante des grandes rencontres internationales.


Mais, avec les drames nés de la lutte pour la conquête du pouvoir et la course effrénée pour l’accumulation rapide des richesses, le peuple a assisté à une grande désorganisation du principal garant de son unité c’est-à-dire les FACA, et à un important dysfonctionnement des éléments constitutifs de l’Etat.


A tel enseigne que le pays doit faire face aujourd’hui, aux nombreux défis nés de la perturbation des circuits économiques, des déplacements des populations, de la destruction des infrastructures qui sont sources d’appauvrissement et de souffrances.
Chers compatriotes ;


Dans la situation d’exception que traverse notre pays actuellement, en ma qualité de Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées, je voudrais attirer votre attention sur l’état des Forces Armées Centrafricaines.


Notre préoccupation majeure aujourd’hui demeure la préservation de l’intérêt supérieur de la Nation, c'est-à-dire la Patrie. Le sol de la Patrie et le citoyen considérés comme la pupille de la Nation, doivent être protégés pour assurer des lendemains meilleurs aux jeunes générations, pour que vive la République Centrafricaine.


L’immensité du territoire, notre situation dans une région dont la stabilité et la sécurité ne sont pas entièrement revenues, la persistance des velléités irrédentistes des groupes armés dont les leaders ont pourtant signé les accords de cessation des hostilités de Brazzaville, l’existence de longues frontières poreuses, les menaces terroristes qui se profilent à l’horizon nous obligent impérieusement, à continuer de bâtir des forces capables de défendre le citoyen centrafricain et son sol.


Malgré les difficultés, les Forces Armées Centrafricaines se reconstituent peu à peu, grâce à la coopération de nos partenaires mais aussi et surtout, grâce au courage et au patriotisme de ceux de nos hommes qui ont répondu présents à l’appel de la hiérarchie militaire. C’est ici l’occasion de saluer leur dévouement et les encourager à rester fidèles à leur engagement initial.


Les éléments déployés dans le cadre de la force tripartite "Tchad-Soudan-Centrafrique" relevés depuis plus de trois ans ont, dans un esprit de discipline et un sens élevé de patriotisme, regagné Bangui en janvier dernier, avec la ferme résolution de poursuivre la mission traditionnelle du soldat. Je les en félicite.


Par ailleurs, les 250 jeunes recrues qui avaient suivi une formation initiale au Soudan et à Bouar, ont reçu leurs insignes avant leur présentation au Drapeau, le 24 janvier 2015.


En outre, les éléments du 1er Bataillon d’Infanterie Territoriale, (BIT 1) à l’issue d’une période de remise à niveau et de vérification et après leur présentation au Chef Suprême des Armées, sont aujourd’hui déployés dans des sites retenus en raison de leur extrême sensibilité.


Puis, compte tenu de la grande dissémination d’armes de guerre dans le pays et de l’instrumentalisation des jeunes désœuvrés détenteurs d’armes de guerre qui s’adonnent au grand banditisme, le Ministère de la Défense Nationale a lancé une grande opération de collecte et de restitution volontaire d’armes et munitions de guerre. Je me réjouis que l’appel qui leur a été adressé ait déjà été entendu par plusieurs de nos compatriotes civils ou militaires qui ont déjà réintégré les armes qui leur avaient été affectées dans le cadre de l’exercice de leurs missions.


Il y a quelques jours, le Premier Ministre Chef du Gouvernement de Transition et le Ministre d’Etat à la Défense Nationale ont réceptionné les premières armes restituées, et des récompenses ont été attribuées aux auteurs de ce geste patriotique.


Chers compatriotes ;


Il est donc indéniable que les Forces Armées Centrafricaines, entrent dans une phase de plus en plus opérationnelle, visant à rehausser notre effort de défense, à consolider le climat de paix et de stabilité afin de placer la République Centrafricaine dans une posture permanente de sécurité. Cela devra lui permettre de reprendre progressivement le contrôle effectif du territoire et de rétablir l’autorité régalienne de l’Etat dans ses zones de responsabilité opérationnelle.


Je puis vous assurer par ailleurs, que des réflexions se poursuivent à la lumière des conclusions des Etats Généraux de la Défense tenus à Bangui en 1996, sur ce que sera l’Armée Centrafricaine de demain, car le visage actuel de notre outil militaire ne correspond pas à notre représentation nationale. Il va falloir songer dans un bref délai, au rééquilibrage de nos forces à partir de critères d’intégration fiables, pour parvenir à la reconstitution d’une armée véritablement républicaine au service du développement.


C’est dans cet ordre d’idées que s’est tenu les 23 et 24 février 2015, un Atelier-Défense sur la Stratégie de Sortie de Crise en République Centrafricaine qui a regroupé toute la chaîne de commandement de l’Armée, afin de fixer les axes d’intervention de la sécurisation du territorial national. Les débats ont permis de dresser un diagnostic sans complaisance de nos forces, d’identifier les défis à relever et de définir les actions à mener en urgence. La stratégie ainsi élaborée servira de document de base au prochain Forum de Bangui.

 
Les opérations électorales couplées de la présidentielle et des législatives annoncées, impliquent l’instauration d’un climat de sécurité et de concorde pour permettre la libre expression d’un choix réfléchi des populations.


Avant cela, la tenue du Forum National de Bangui, constitue une nécessité qui s’impose, afin de ne pas commettre les erreurs du passé. Car la mise à l’écart des citoyens dans les précédents dialogues, ne leur avait pas permis de s’exprimer. C’est pourquoi, les consultations populaires à la base qui viennent de se dérouler, ont offert l’opportunité de donner la parole aux populations de l’arrière pays et des arrondissements de Bangui, pour que soient prises en compte leurs aspirations légitimes au cours de ce Forum.

 
Les Forces Armées Centrafricaines, j’en suis persuadée, auront dans cet agenda un rôle de premier plan à jouer.


Chers Compatriotes,


De nombreuses vicissitudes ont marqué l’histoire des FACA. Malgré cela, elles ont survécu à tous les aléas et périls qui ont mis à rude épreuve leur existence et leur unité. Elles ont également surmonté tous les obstacles constitués par les clivages de toutes sortes, qu’ils soient ethniques, régionaux, confessionnels ou politiques.


Les FACA auront bravé les démons de la haine et de la division pour conserver le moral et amorcer le regroupement des hommes comme on le voit à travers les rassemblements quotidiens au Camp Kassaï. Je leur rends ici, un vibrant hommage au nom du gouvernement, du peuple tout entier et en mon nom propre. Je les exhorte à persévérer dans la même voie.


Des instructions avaient été données par la hiérarchie pour assurer le transport quotidien des troupes vers la caserne du Camp Kassaï, dont le prestigieux nom demeure intimement lié à l’histoire et à l’évolution de Forces Armées Centrafricaines.


Il reste la question du réarmement qui vous tient tant à cœur. Nous nous employons à obtenir un allègement des dispositions de la résolution 2127 du Conseil de Sécurité interdisant la fourniture à la République Centrafricaine d’armements et de matériels militaires.


Chers Compatriotes ;


Je voudrais à présent en appeler au bon sens de chacune et de chacun de vous, car je demeure parfaitement consciente que la fracture sociale engendrée par la crise que nous traversons est profonde et marquera à jamais les esprits.


Je suis également certaine, que dans un moment d’égarement ou peut-être sciemment, certains de nos soldats ont fait usage des armes dont ils sont dotés, pour commettre des exactions sur les paisibles populations ou poser des actes répréhensibles qui sont à l’origine des multiples déchirures perceptibles au sein des couches sociales.


C’est pourquoi, je voudrais insister sur le rapprochement entre l’Armée et la population.


Je demande en conséquence à vous tous, de pardonner ! OUI ! Pardonner, car l’heure est au pardon. Le pardon entre tous les fils et toutes les filles de Centrafrique, le pardon et la réconciliation entre l’Armée et le Peuple, indispensable à la paix des cœurs et des esprits et au retour de la cohésion nationale.


Voilà pourquoi, pour terminer mon propos, j’ai décidé de placer la célébration de LA SEMAINE DES FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES, sous le signe du rétablissement de la confiance entre l’Armée et la Nation.


Bonne fête à tous, Généraux, Officiers, Sous-Officiers, Sapeurs, Matelots, Aviateurs et Militaires du rang.


Joyeux anniversaire ! Vive les FACA immortelles ! Vive la République Centrafricaine, Une et Indivisible !


Je vous remercie

Les Forces armées centrafricaines célèbrent leur 54ème anniversaire
Les Forces armées centrafricaines célèbrent leur 54ème anniversaire
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