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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 19:22

 

 


Nations unies (Etats-Unis) AFP / 29 avril 2015 19h47 - L'ONU a confirmé mercredi avoir mené au printemps 2014 une enquête sur des accusations graves d'exploitation sexuelle et d'abus commis sur des enfants par des militaires français en République centrafricaine avant le déploiement de sa mission dans ce pays (Minusca).

Selon le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq, un responsable de l'ONU a été suspendu pour avoir transmis en juillet 2014 les résultats de cette enquête aux autorités françaises au mépris des procédures.


Il a expliqué que le rapport transmis officieusement à Paris par ce responsable, sans en référer à sa hiérarchie, n'était pas expurgé des noms des victimes, témoins et enquêteurs, ce qui pouvait mettre en danger ceux-ci.


Le responsable en question, dont l'ONU ne donne pas l'identité, a donc été placé en congé administratif avec plein salaire, en attendant les conclusions d'une enquête interne sur ce grave manquement aux procédures en vigueur.


Notre conclusion préliminaire est qu'une telle conduite ne peut pas être considérée comme celle d'un lanceur d'alerte, a souligné le porte-parole.


La Minusca ne s'est déployée qu'en septembre 2014 en RCA donc cette affaire concerne des militaires français de l'opération Sangaris qui opéraient alors à Bangui, ont souligné des responsables onusiens. L'enquête a été menée sur place par le Bureau des droits de l'homme de l'ONU à Bangui.


Un source à l'ONU a expliqué sous couvert de l'anonymat que le responsable sanctionné, employé au Haut commissariat aux droits de l'homme de l'ONU à Genève, avait fait fuiter le rapport une semaine seulement après qu'il ait été fourni par les enquêteurs et que son action ne pouvait donc pas s'expliquer par une frustration devant un manque de réactivité de l'ONU.


La justice française a de son côté ouvert une enquête préliminaire sur cette affaire.

Les sanctions les plus fermes seront prononcées envers des soldats français si les soupçons d'abus sexuels sur une dizaine d'enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014 sont confirmés, a indiqué mercredi le ministère français de la Défense.

Nous n'avons aucune raison de douter de la volonté des Français d'aller jusqu'au bout de leur enquête, a commenté un responsable de l'ONU.



(©)

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters Le 29.04.2015 à 16h26 • Mis à jour le 29.04.2015 à 19h08


Un cadre de l'Organisation des nations unies (ONU) a été suspendu la semaine dernière par l'organisation internationale pour avoir transmis aux autorités françaises un rapport interne sur des abus sexuels supposés commis par des soldats français sur des enfants en République centrafricaine (RCA), rapporte mercredi 29 avril le Guardian. Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au Haut-Commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, sis à Genève, est accusé d'avoir fait fuiter un document confidentiel et d'avoir court-circuité sa hiérarchie.

 

Le rapport d'enquête, que le quotidien britannique dit avoir consulté, porterait sur des soupçons d'abus commis entre décembre 2013 et juin 2014 dans un centre pour déplacés situé dans l'aéroport M'Poko de Bangui, la capitale centrafricaine. Y figurent des témoignages, recueillis sur place par des enquêteurs de l'ONU, de jeunes garçons accusant des soldats français de les avoir violés et d'avoir abusé d'eux en échange de nourriture ou d'argent. L'un d'eux est âgé d'à peine 9 ans.

 

« Une atteinte intolérable aux valeurs du soldat »

 

Le ministère de la justice a confirmé mercredi à l'agence Reuters que le parquet de Paris avait ouvert le 31 juillet 2014 une enquête préliminaire portant sur ces accusations après avoir pris connaissance du rapport des Nations unies. « L'enquête est en cours, nous n'avons pas de commentaire à faire », s'est contenté de déclarer un porte-parole du ministère.

 

Le ministère de la défense a quant à lui déclaré que l'armée française « a[vait] pris et prendra[it] toutes les mesures nécessaires pour la manifestation de la vérité ». 

 

« Si les faits étaient avérés, il veillera[it] à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l'égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat. »

 

L'ONU aurait tardé à agir

 

Les faits auraient eu lieu avant et après la mise en place de la mission des Nations unies dans le pays, la Minusca. Le rapport avait été commandé par le bureau du haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, à la suite de rumeurs d'abus dans le camp de M'Poko.

 

Anders Kompass, travailleur humanitaire suédois, a transmis le rapport à des enquêteurs français, après avoir constaté que l'ONU tardait à agir, selon le Guardian. L'enquête a été confiée au Bureau des services de contrôle interne des Nations unies.

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/29/centrafrique-des-soldats-francais-soupconnes-d-avoir-abuses-d-enfants-un-cadre-de-l-onu-suspendu_4625222_3212.html#eEaAiFsBvIEjWx4I.99

 

 

RCA: des soldats français soupçonnés d’abus sexuels sur mineurs

 

Par 29-04-2015 à 22:28

 

Selon The Guardian, l'ONU aurait voulu enterrer un rapport faisant état d’actes pédophiles commis en Centrafrique par des soldats français. Un rapport que l'ONG Aids Free World a pu se procurer et a ensuite transmis au quotidien britannique. Le ministère français de la Justice a confirmé qu'une enquête préliminaire avait été ouverte en juillet dernier par le parquet de Paris.

 

Le rapport a été transmis au Guardian (lien en anglais) par l’ONG Aids Free World qui a l'habitude de travailler sur les viols et les abus sexuels dans les missions de maintien de la paix. Sa directrice, Paula Donovan, contactée par RFI, explique qu'il s'agit d'une série de six entretiens bruts avec des enfants victimes ou témoins de sévices sexuels. Ces entretiens ont été menés par un agent du Haut Commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, accompagné parfois d'un agent de l'Unicef.

 

« Le rapport est en fait une série de six entretiens avec des enfants qui ont presque tous été violés par des soldats français en République centrafricaine sur une période de plusieurs mois, indique Paula Donovan. Ces entretiens dans certains cas rapportent ce que les enfants ont vécu directement, personnellement. Dans d'autres cas, les enfants disent que ça ne leur est pas arrivé à eux, mais à leurs amis, et ils nomment ces amis. Ils donnent d'ailleurs beaucoup de détails pour raconter les sévices subis par leurs amis et même un certain nombre de détails pour identifier les agresseurs, en décrivant par exemple certains signes sur les agresseurs, ce qui rend les récits des enfants très crédibles. Il semble que les enfants ont identifié par leur nom ou en les décrivant 16 hommes. Avec les récits personnels des enfants violés et ceux de leurs amis, on atteint un total de dix victimes. »

 

Il y aurait une dizaine de victimes. Des enfants très jeunes, entre huit et onze ans, mais capables de donner force détails sur leurs agresseurs. Les faits se seraient produits dans le camp de déplacés de Mpoko, près de l'aéroport de Bangui et près de la base française, entre décembre 2013 et mai 2014. Les entretiens eux ont été menés en mai et juin 2014.

 

Ces faits ont été signalés aux autorités françaises. Le ministère de la Justice a confirmé ce mercredi qu'une enquête préliminaire avait été ouverte en juillet 2014. A Bangui, le parquet était surpris d'entendre parler pour la première fois de cette affaire ce mercredi après-midi. On sait que des magistrats français sont attendus dans la capitale centrafricaine dans les jours qui viennent. Mais on ignore si cette affaire fait partie de leur ordre du jour.

 

Un communiqué du ministère français de la Défense indique que le ministre « a pris et prendra toutes les mesures nécessaires pour la manifestation de la vérité. Si les faits étaient avérés, il veillera à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l’égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat. »


 

L'ONU a-t-elle tenté d'enterrer l'affaire ?

 

Un cadre suédois des Nations unies a été suspendu le 17 avril par l'organisation internationale pour avoir transmis aux autorités françaises ce rapport interne et avoir court-circuité sa hiérarchie, rapporte le Guardian. Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au Haut Commissariat de l'ONU pour les droits humains, à Genève, avait transmis le rapport en réaction à l'inaction de l'ONU. Il fait actuellement l'objet d'une enquête.

 

 

Des militaires français accusés de viols sur des enfants en Centrafrique

 

29/04/2015 à 20h34 par SudOuest.fr

 

Un rapport interne de l'ONU dévoilé par The Guardian dénonce les viols commis par des soldats français sur des enfants centrafricains pendant plusieurs mois

 

L'armée française est sérieusement accusée par un rapport interne de l'ONU dont The Guardian révèle le contenu ce mercredi. Des militaires envoyés en Centrafrique auraient violé des enfants. Les faits se seraient déroulés de décembre 2013 à juin 2014, dans un centre de personnes déplacées par le conflit, à l'aéroport M'Poko de Bangui.

 

Le rapport, classé confidentiel et intitulé "Abus sexuels sur des enfants par des forces armées internationales", détaille "les viols et les sodomies pratiqués sur des jeunes orphelins affamés" par des soldats envoyés sur place dans le cadre de l'opération de maintien de la paix Minusca.

 

Plusieurs garçons auraient été capables de fournir des descriptions précises des soldats concernés

 

Des représentants de l'ONU et de l'Unicef auraient rencontré plusieurs de ces enfants au printemps 2014. Les jeunes garçons leur ont raconté les abus et ce qu'ils recevaient en échange - nourriture et argent. The Guardian évoque par exemple un enfant de 9 ans et un de ses amis qui auraient été violés par deux militaires français "alors qu'ils venaient chercher quelque chose à manger à un checkpoint".

 

Plusieurs jeunes garçons auraient été capables de fournir des descriptions précises des soldats concernés.

 

Le quotidien britannique affirme que le rapport a été transmis aux autorités françaises par Anders Kompass, l'un des responsables des opérations humanitaires de l'ONU, "en raison de l'incapacité des Nations Unies à faire cesser ces abus". Il a été suspendu le mois dernier et fait l'objet d'une enquête qui pourrait conduire à son licenciement. Les autorités françaises mènent depuis août une enquête sur place en coopération avec l'ONU.

 

Des faits d'une "extrême gravité" pour le ministère de la Défense

 

Le lobby AIDS Free World évoquait, en mars dernier, les 51 dossiers ouverts à l'ONU pour exploitation et abus sexuels (dont 13 pour pédophilie) constatés lors de différentes missions de maintien de paix dans le monde en 2014, notamment en Haïti, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud.

 

La Minusca est l'une des plus grosses opérations de maintien de la paix de l'ONU, avec près de 8000 soldats déployés, en provenance de plus de 30 pays dont la France. Elle a été mise en place il y a un an pour tenter de sécuriser un pays livré à l'anarchie et aux violences entre chrétiens et musulmans.

 

Mercredi soir, le ministère de la Défense a fait savoir que les faits concernaient une dizaine d'enfants. Le communiqué évoque l' "extrême gravité des faits allégués" et , si ceux-ci  étaient avérés, le ministre Jean-Yves Le Drian "veillera à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l'égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat".

 

 

Centrafrique : un rapport de l'ONU accuse les forces françaises de viols sur enfants

 

France TV le Mercredi 29 Avril 2015 : 17h34

 

Des soldats français sont accusés d'avoir violé des jeunes garçons "affamés" et "sans abri" dans un centre de réfugiés de Bangui, la capitale centrafricaine, en 2014, selon un rapport confidentiel de l'ONU consulté et cité, mercredi 29 avril, par le quotidien britannique The Guardian..

 

Des soldats français sont accusés d'avoir violé des jeunes garçons "affamés" et "sans abri" dans un centre de réfugiés de Bangui, la capitale centrafricaine, en 2014, selon un rapport confidentiel de l'ONU consulté et cité, mercredi 29 avril, par le quotidien britannique The Guardian (en anglais). Contactée par francetv info, l'armée française n'a pas souhaité faire de commentaire sur ces révélations.

 

Des militaires, notamment déployés dans le cadre de l'opération de maintien de la paix Minusca, auraient commis des exactions sur des enfants, dont certains étaient âgés de 9 ans. The Guardian fait état de "viols" et de "sodomies" sur ces mineurs, parfois orphelins, placés sous la protection des soldats dans un camp accueillant des déplacés ayant fui des zones ravagées par le conflit dans le pays.

 

Les autorités françaises alertées

 

Des enfants interrogés par l'ONU et l'Unicef, en mai et juin 2014, ont rapporté des faits commis entre décembre 2013 et juin 2014, près de l'aéroport M'Poko de Bangui. Certains mineurs auraient été "exploités" contre "de la nourriture et de l'argent", selon le journal, qui précise que des enfants ont pu fournir "de...

 

 

 

Des soldats français accusés de viols sur des enfants en Centrafrique

 

Tanguy Berthemet  Le Figaro 29/04/2015 à 21:029/04/2015 à 17:11

 

Un rapport des Nations unies accuse des troupes internationales, et particulièrement les soldats français, d'avoir commis des viols sur des enfants en Centrafrique. Le ministère de la Défense français a ouvert une enquête interne et promet de faire toute la lumière.

 

Le texte, révélé par le quotidien britannique The Guardian, affirme que des militaires ont abusé de mineurs en «échange d'argent ou de nourriture». Les faits se seraient déroulés à Bangui en décembre 2013 et juin 2014. La capitale centrafricaine était alors la proie d'intenses combats entre les miliciens chrétiens anti-Balaka et musulmans de la Séléka. Des centaines de milliers de civils avaient alors fui leur maison pour se cacher sur l'aéroport de M'Poko à Bangui. C'est dans ce camp de réfugiés que les viols auraient eu lieu.

 

Des victimes âgées de 9 ans

 

Un agent du BINUCA (Bureau Intégré de l'Organisation des Nations Unies en Centrafrique) assisté de personnels de l'UNICEF ont recueilli plusieurs témoignages d'enfants, dont certains âgés de 9 ans, racontant les sévices dont ils ont été victimes. Le rapport de la MINUSCA (Mission des Nations Unies en Centrafrique), estampillé «confidentiel» est extrêmement détaillé. Un garçon de 9 ans raconte ainsi avoir été agressé sexuellement par deux soldats alors qu'il était à un check point dans l'espoir de trouver quelque chose à manger. Les victimes, très choquées, ont néanmoins pu donner des descriptions précises de certains violeurs.

 

Rédigé à l'été 2014 par une équipe des Nations unies, le rapport est très longtemps resté secret. L'enquête semblait s'enliser laissant craindre qu'aucune sanction ne soit prise. «Les abus sexuels par les forces de maintien de la paix couverts par les Nations unies montre un mépris des victimes. Mais l'affreuse vérité est que ce n'est pas rare. Le manque de réaction de l'ONU aux abus sexuels commis par ses membres doit faire l'objet d'une enquête», assure Paula Donovan, de l'ONG Free World.

 

«Des cas isolés» selon la Défense

 

Anders Kompass, un travailleur humanitaire de l'ONU, en poste à Genève, lassé de ce manque de volonté, a finalement décidé de son propre chef de saisir les autorités françaises. Le ministère de la Justice français a annoncé mercredi que le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire à ce sujet en juillet 2014. Plus étonnant, Anders Kompass est lui aussi la cible d'une enquête de l'ONU. On lui reproche d'avoir diffusé le rapport, ce qui pourrait lui valoir un licenciement.

 

Le ministère de la Défense français explique que le dossier lui a été transmis par l'ONU le 29 juillet , et qu'il a saisi le jour même le parquet de Paris sur le fondement de l'article 40 du Code de procédure pénale. Les investigations ont été confiées au commandement de la gendarmerie prévotale, l'équivalent pour ce corps de la «police des polices». En parallèle, l'armée a ouvert une enquête interne, «une enquête de commandement». «L'ensemble des investigations n'ont pas permis d'identifier les éventuels responsables de ces actes. Il ne s'agit pas de quelquechose de systémique mais de cas isolés» explique-t-on au ministère. Toujours selon cette source, les enquêteurs se heurtent à des difficultés pour retrouver certains des enfants victimes et les témoignages ne sont pas assez précis pour permettre une identification claire des violeurs. Mais les investigations seraient toujours en cours.

 

Les Nations unies ont déjà du faire face à plusieurs scandales de pédophilie dans ses rangs lors d'opération de maintien de la paix. La révélation de ces viols pourrait rendre plus difficile la mission de la France en Centrafrique où 1000 soldats français sont toujours stationnés.

 

 

Des soldats français accusés d’avoir abusé d’enfants en République centrafricaine

 

http://www.slate.fr   par Vincent Manilève  29.04.2015 - 17 h 31

 

Selon le Guardian, un employé de l’ONU aurait été suspendu pour avoir envoyé aux autorités françaises un rapport détaillant des viols commis par des soldats français.

 

Anders Kompass, directeur des opérations de terrain pour le Haut Commissariat pour les droits de l'homme (HCDH) pour l’Onu, aurait transmis aux autorités françaises un document mettant en cause son organisation et certains soldats français engagés en République centrafricaine. Impliqué depuis plus de trente ans dans le travail humanitaire, il aurait été suspendu la semaine dernière pour son rôle de lanceur d’alerte.

 

C’est en tout cas ce qu’affirme le Guardian, qui explique que le rapport en question, intitulé «Abus sexuels sur des enfants par les forces armées internationales», ferait état d’exploitations sexuelles d’enfants âgés de moins de 10 ans par des troupes de l’armée française, mais également d’une incapacité de l’Onu à faire cesser ces crimes.

 

«Les abus ont eu lieu en 2014 quand la mission de l’Onu dans le pays, Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), était sur le point de débuter», explique le journal. Cette mission avait pour but de mettre fin aux violences qui avaient lieu dans le pays en raison de différences religieuses et ethniques.

 

Dérives sexuelles

 

En 2013, la Séléka, une milice insurrectionnelle d'obédience musulmane, avait renversé le président François Bozizé. Depuis, les exactions contre la population civile, notamment à cause de leur religion, se sont multipliées. Fin 2013, l’Onu comptait 2,3 millions de personnes en situations d’assistance humanitaire et le bureau de la coordination des affaires humanitaires, l'Ocha, estime à 400.000 le nombre de déplacés internes et à 1,1 million celui de personnes touchées par l’insécurité alimentaire. La France comptait déjà en décembre 2013 plus de 600 hommes sur place, chargés d’assurer, entre autres, la sécurité de l’aéroport de Bangui. 

 

C’est dans ce contexte de crise humanitaire profonde qu’auraient eu lieu les abus contre certains enfants.

 

«Le rapport détaille le viol et la sodomie de jeunes garçons affamés et sans domicile par les forces françaises de maintien de la paix, ajoute le Guardian, censées les protéger dans un centre de déplacés à Bangui, capitale de la République centrafricaine.»

 

Des entretiens auraient également été réalisés dans le cadre du rapport avec des enfants abusés. Certains d’entre eux expliquent que les abus auraient eu lieu en échange de nourriture et d’argent.

 

Le rapport, pourtant remis à l’été 2014 au Haut Commissariat pour les droits de l'homme, n’a vraisemblablement pas trouvé écho. Le Guardian précise que l’Onu «a fait face à plusieurs scandales par le passé en rapport avec son incapacité à mettre fin aux réseaux pédophiles en place en République démocratique du Congo, au Kosovo et en Bosnie. Elle fait aussi face à des accusations de dérives sexuelles de la part de ses troupes en Haïti, au Burundi, et au Libéria».

 

France TV info a rapporté mercredi 29 avril en fin d'après-midi que ministère de la Justice a confirmé que le parquet de Paris a ouvert en juillet une enquête préliminaire sur des abus sexuels imputés à des soldats français en Centrafrique.

 

L’Onu a également déclaré au Guardian qu'une enquête interne avait été lancée pour déterminer les responsabilités dans la fuite. 

 

France TV Info a essayé de joindre l'armée, qui n'a pas souhaité faire de commentaires. 

 

 

"L'héritage empoisonné" de la France en République centrafricaine

 

http://www.slateafrique.com  29/04/2015 à 19:32

 

Un rapport de l'ONU révélé mercredi 29 avril accuse des soldats français de viols sur enfants Mais le parquet de Paris avait déjà ouvert en juillet une enquête préliminaire sur la question

 

Mercredi 29 avril, le journal britannique The Guardian a publié des révélations autour d'un rapport confidentiel de l'ONU qui accuse des soldats français d'avoir violés des jeunes garçons dans un centre de réfugiés de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. 

 

Et selon une annonce faite par le ministère de la Justice, le parquet de Paris avait déjà ouvert en juillet une enquête préliminaire sur des abus sexuels imputés à des soldats français en Centrafrique.

 

"La mission de l'ancienne puissance coloniale était de protéger des populations déplacées par des conflits ethniques en Centrafrique, et maintenant les troupes françaises sont accusées d'abus sur des enfants", écrit The Guardian dans un article intitulé "l'héritage empoisonné de la France en République centrafricaine."

 

Selon le journal britannique, cet "héritage empoisonné" laissé à l'indépendance du pays s'explique en plusieurs points. D'abord, avec l'arrivée au pouvoir de Jean-Bedel Bokassa, élu président en 1966, avant de s'auto-proclamer empereur sous le nom de Bokassa Ier par la suite. Une dégénérescence à la tête de l'Etat qui s'explique par des "infrastructures et institutions à peine fonctionnelles" laissées par les Français, selon The Guardian. Pour le reste, les ressources en or, diamants et uranium ont apporté plus de malheur que de bien à un pays où les seigneurs de guerre, dont Joseph Kony, le leader de la LRA, ont longtemps montré patte blanche. 

  

La dernière débâcle a eu lieu en mars 2013 quand le président François Bozizé, noyé dans la corruption, s'est enfui par hélicoptère de Bangui lors de l'irruption dans la ville des milices rebelles et majoritairement musulmanes de la Séléka. Une situation de crise qui a poussé l'armée française à intervenir. 

Centrafrique : la justice enquête sur des abus sexuels commis par des soldats français
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