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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 14:40

 

 

Centrafrique: Le Conseil de Sécurité se réjouit des avancées politiques mais reste préoccupé des situations sécuritaires et humanitaires

 

Bangui, 12 mars (RJDH) En fin de mission de 48 heures en République Centrafricaine aux fins d’évaluer et encourager, les ambassadeurs du Conseil de Sécurité se sont dits satisfaits des progrès enregistrés au plan politique à travers les préparatifs du Forum de Bangui. Ils restent toutefois préoccupés par la situation sécuritaire encore fragile dans certains endroits du pays et les nombreux défis humanitaires. D’où, selon eux, une forte mobilisation de la communauté internationale pour la cause de Centrafrique.

 

Ces messages ont été rendus publics lors de la conférence de presse restitutive tenue le 11 mars 2015, à 19 heures à l’Hôtel Ledger Plaza, à Bangui par la délégation onusienne. Selon le chef de la délégation, l’ambassadeur français, François Delattre, il y a une certaine convergence autour du processus de la réconciliation, à travers les consultations populaires à la base qui se déroulent presque bien.

 

« Nous avons conscience que ce pays est un tournant à la fois sur le plan sécuritaire et sur le plan de la réconciliation qui est en marche. On a vu la dynamique des autorités de la transition, la dynamique sécuritaire et la dynamique de la société civile qui convergent toutes malgré les difficultés. Cela nous incite à un regard aujourd’hui positif du Conseil de Sécurité sur les évolutions en RCA », s’est réjoui François Delattre qui, au nom de la France préside le Conseil de Sécurité au mois de mars.

 

Selon le diplomate français, la délégation n’est pas passée pieds joint sur les défis auxquels il faut faire face dans un avenir proche.  « Nous savons qu’il y a des difficultés pendantes et les défis à surmonter pléthores. Parmi ces défis, il y a une situation humanitaire qui est grave et une situation sécuritaire qui reste fragile à différents endroits », a-t-il confié aux hommes des médias venus l’écouter.

 

Les difficultés étant perceptibles, la délégation recommande la poursuite du « déploiement de la Minusca pour arriver à son plein déploiement, nous l’espérons mi-avril. C’est un message que nous portons au Conseil de Sécurité à New-York afin de mettre la Minusca en situation de répondre pleinement à son mandat. Nous appelons la communauté internationale à rester mobilisée auprès de la RCA ».

 

Lors de sa visite en Centrafrique, la mission du Conseil de Sécurité a été reçue par les autorités politiques centrafricaines, les responsables de la société civile et des forces internationales. Elle a également effectué une visite de terrain à Bria pour palper du doigt les réalités de cette localité./

 

Naim-Kaélin Zamane

 

 

12/03/15 (Afrique Actualité)

 

Les Nations Unies encouragent davantage les efforts des autorités de la transition et entendent rétablir la sécurité, la paix de manière durable et soutenir les prochaines consultations populaires en RCA. C’est ce qu’a souligné ce 12 mars 2015, François DELATTRE, Ambassadeur de la France auprès de l’ONU et chef de mission du Conseil de sécurité de l’ONU en Centrafrique. Ce dernier, accompagné d’une quinzaine d’autres diplomates onusiens a eu un entretien avec le numéro I centrafricain, Madame Catherine SAMBA PANZA.

 

La visite de deux jours des représentants du Conseil de Sécurité permet à la délégation d'examiner l'évolution de la situation sur le terrain après les six premiers mois de déploiement de la Mission Intégrée Multidimensionnelle des Nations-Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine MINUSCA.

 

« Cette visite du conseil de sécurité revêt une importance particulière. Elle a pour double objet d'évaluer et d'encourager. Evaluer les progrès accomplis dans la sortie de crise et la stabilisation du pays, évaluer les progrès dans le déploiement et la mise en œuvre de la Minusca, encourager les évolutions en cours en République Centrafricaine, notamment la Transition politique avec le prochain forum de Bangui », a expliqué à son arrivée François Delattre, le représentant de la France à l'ONU, qui co-préside la mission aux côtés de son homologue de l'Angola.

 

C'est la première fois que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies au complet se déplace en Centrafrique depuis le déclenchement de la crise militaro-politique dans ce pays.

 

Pour les autorités centrafricaines de Transition, cette visite est une fierté pour le peuple centrafricain. « Cette visite est très importante pour le pays. Au moment où nous préparons le forum de Bangui, nous avons besoin d'un certain nombre d'amélioration au niveau de la sécurité. C'est une fierté pour la République Centrafricaine d'avoir une mission aussi importante qui arrive au moment où on a besoin d'avoir toute la communauté internationale autour de nous pour réussir la Transition et organiser des élections crédibles et transparentes », a indiqué Florence Limbio, ministre centrafricaine de la Coopération internationale.

 

L'agenda de cette visite de courte durée prévoit mercredi une visite de terrain à Bria dans le nord-est, symbole de la restauration de l'autorité de l'Etat par la force onusienne.

 

A Bangui, les 15 membres de la mission vont avoir des rencontres avec les autorités de la Transition, notamment la présidente Catherine Samba-Panza. Des rencontres sont prévues avec le Conseil National de Transition(CNT), l'Autorité Nationale des élections (ANE), des représentants de la société civile, du corps diplomatique et du système des Nations Unies, y compris avec le chef de la MINUSCA, Babacar Gaye. Le Conseil de sécurité visite aussi ce mercredi, outre la MINUSCA, les autres Forces internationales déployées en RCA, l'opération française Sangaris et la mission européenne Eufor-RCA.

 

par rapport à l'actualité politique dans le pays, Hamadoun Touré, porte-parole de la Minusca a rappelé que « cette visite survient alors que s'achèvent les consultations populaires préparatoires du Forum de Bangui pour la réconciliation nationale ».

 

La visite en RCA est conduite par la France, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité pour le mois de mars, conjointement avec l'Angola.

 

 

L'ONU qualifie d'extraordinaire le travail de la Minusca

 

http://www.radiondekeluka.org   jeudi 12 mars 2015 13:59

 

Lors de leur visite de deux jours en Centrafrique, les 15 Représentants du Conseil de sécurité de l'ONU ont qualifié d’extraordinaire, le travail accompli par la Minusca, six mois après son déploiement dans le pays. Selon François Delattre, président du Conseil de sécurité, coprésident de la délégation en mission en Centrafrique, la force onusienne a des tâches immenses et fait face à une difficulté extrême.

 
« Ce n'est pas facile évidemment parce que le quotidien n'est pas facile. La tâche de la Minusca, notamment ses missions prioritaires sont par définition difficiles, que ce soit pour la protection des civils, la restauration de l'autorité de l’État comme à Bria, ce sont des missions immenses, d'une difficulté extrême », a souligné François Delattre lors de la conférence de presse animée mercredi à Bangui.


François Delattre a salué la capacité, l'aptitude opérationnelle de tout le personnel onusien œuvrant pour le rétablissement de la paix et de la sécurité sur le sol centrafricain. « Très franchement, la qualité du leadership, des hommes et des femmes qui composent la Minusca suscite notre sincère admiration aujourd'hui à tel point que nous sommes en train de relever le plafond de la Minusca pour qu'elle puisse avoir tous les moyens dont elle a besoin pour remplir à fond l'ensemble de ses missions », a apprécié le chef de la délégation onusienne qui a ajouté que « Le travail qui est accompli par la Minusca (...) est extraordinaire. Il est en parfaite osmose avec les autorités et les populations de la Centrafrique ».


« Il y a un jugement et je crois qu'il est largement partagé par le Conseil de sécurité, je parle vraiment en qualité de président du Conseil de sécurité ; un jugement extrêmement favorable sur l'action de la Minusca », a-t-il rassuré.


La mission du Conseil de sécurité de l’ONU a quitté Bangui ce jeudi à destination d’Addis-Abeba en Ethiopie. Les membres de la délégation ont bouclé leur tournée mercredi avec des séries de rencontres avec les autorités de la transition, la société civile ainsi que la presse nationale et internationale.


L'agenda a été très serré pour les membres de la délégation qui ont effectué dans la matinée du mercredi 11 mars un déplacement de quelques heures à Bria (Haute Kotto) à l'est de la Centrafrique.


A Bangui, la délégation a visité le camp des déplacés internes de Benz-vi dans le 5e arrondissement, où plusieurs personnes ont exprimé leur inquiétude face au désarmement qui piétine, avant de rencontrer la présidente de la transition.
 
Les échanges avec Catherine Samba-Panza ont porté essentiellement sur les consultations populaires, le forum de Bangui et l’organisation des élections. Le Conseil de sécurité a noté une avancée positive dans la gestion de la transition et a réaffirmé son soutien total à ce processus.


« Le succès du forum de Bangui enverra un signal fort pour dire que le peuple centrafricain est prêt à se réunir pour assurer la paix et la stabilité », a noté François Delattre.


La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a salué l’appui de la communauté internationale et particulièrement celui de l’ONU pour la stabilisation du pays.

Concernant les élections, la mission de l'ONU a précisé qu’il s’agit d’une étape cruciale pour l’avenir de la République Centrafricaine. De l'analyse des Représentants onusiens, le processus électoral nécessite une convergence des efforts des centrafricains et des partenaires internationaux.


Les échanges ont été également fructueux avec Alexandre Ferdinand Nguéndet, le président du Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire), les représentants de la société civile, mais plus encore avec la presse où plusieurs points ont été évoqués.


Par ailleurs, dans la matinée de mercredi, plusieurs dizaines de femmes, pour la plupart âgées, ont pris d’assaut le siège de la Minusca situé sur l'avenue Barthélémy Boganda. Sur les pancartes brandies par les manifestantes, on peut lire : « Nous voulons la paix avec nos forces de Défense appuyées par les forces de l’ONU » ;

« Oui à la reprise de nos forces de défense, FACA »


Le message fort de ces femmes est orienté en direction de la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU en mission en Centrafrique.


« Il s'agit des embargo sur nos ressources minières et la vente des armes à destination de la Centrafrique. Nous, femmes de Centrafrique, reconnaissons bien ce que font les Nations Unies pour nous. Si les Casques bleus étaient appuyés par les Forces armées centrafricaines FACA, on va aboutir à la paix », a fait savoir Cécile Guéret, l'une des organisatrices de la manifestation.


Reçues par Diane Corner, Représentante spéciale Afrique pour les affaires politiques et protection à la Minusca, les manifestantes, malgré des promesses rassurantes, se sont dites satisfaites à moitié.

 

NDLR : L’ONU devrait laisser les Centrafricains juger le travail de la MINUSCA et pas se faire juge elle-même. Les Centrafricains ne comprennent pas bien les hésitations de la MINUSCA à désarmer par la force les bandes armées, surtout les bandits de grand chemin qui se disent anti-balakas et qui empoisonnent la vie des banguissois avec les braquages à répétition et les enlèvements de personnes ainsi que les groupuscules d’assassins du km5.

Une mission de l'ONU en Centrafrique
Une mission de l'ONU en Centrafrique

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