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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:25

 

 

 

Centrafrique : réouverture des mosquées

 

http://www.pressafrik.com Lundi 23 Mars 2:30

 

Dix mosquées ont été rouvertes à Bangui, la capitale de la Centrafrique, à la suite du retour au bercail de nombreux musulmans.

 

De nombreux Banguissois s’étaient réfugiés dans d’autres parties du pays ou à l’étranger, à cause des violences religieuses de 2013-2014 à l’origine de la mort de cinq mille morts au moins.

 

Aliou Ousseini, l’un des imams du pays, a dit à l’Associated Press (AP) que les 10 mosquées rouvertes avaient été épargnées des saccages.

 

Un autre responsable musulman affirme qu’environ trois mille de ses coreligionnaires sont retournés à Bangui.

 

Un diplomate américain cité par AP affirme que 417 des 436 mosquées de la Centrafrique avaient été saccagées lors des affrontements entre chrétiens et musulmans.

 

Le pays a retrouvé la stabilité, à la suite de l’intervention des soldats de l’ONU et de l’armée française.

 

 

RCA : des mosquées rouvrent leurs portes après 2 ans de fermeture

 

23/03/15 (Afrique Actualité)

 

Crise politique à l'origine, la crise centrafricaine a basculé progressivement dans un conflit inter communautaire. La religion a été durement secouée et particulièrement la religion musulmane. Ainsi, « sur 436 mosquées que compte le pays, 417 ont été littéralement détruites en deux ans de crise », a confié Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU au terme d'une mission du conseil de sécurité en RCA.

 

Dans ces conditions, nombreux sont les fidèles qui changent de lieux de culte ou prient à la maison par crainte de se faire agresser.

 

A Bangui, on estime aujourd'hui à dix le nombre de mosquées qui ont rouvert leurs portes après près de deux années d'inactivité. Même si l'amélioration de la situation sécuritaire a facilité le retour de certains musulmans déplacés à leur domicile, les fréquentations des mosquées sont loin de retrouver leur rythme normal.

 

« Ma mosquée a été vandalisée. Elle est à plat de même que mon domicile. Je suis aujourd'hui déplacé dans un autre quartier jugé sécurisant. Mais pour prier, je suis souvent obligé de me rendre au PK5 où les mosquées ont échappé à la destruction, » expliqué Youssouf Fabdelmadjid Nam-Inguina, Imam de la mosquée Wananga de Gobongo dans le 4earrondissement, un des fiefs des miliciens Antibalaka.

 

L'imam Youssouf regrette cependant cette confusion qui rend impossible tout effort de cohésion aujourd'hui.

 

« Les gens confondent l'islam à une ethnie. On ne peut pas dire qu'on est chrétien ou Centrafricain, ou encore musulman ou Centrafricain. C'est un amalgame absurde. Toutes les religions implantées en Centrafricain sont importées d'ailleurs. Cette situation rend difficile tous les efforts de cohésion sociale dans ce pays. »

 

Condamnés

 

Tout comme l'imam, certains musulmans dont la proximité avec des quartiers non musulmans empêchait tout culte dans leurs mosquées respectives, étaient obligés d'aller prier ailleurs. C'est le cas d'Ousmane, aujourd'hui déplacé au PK5.

 

« Nous sommes à proximité d'un quartier où des miliciens armés hostiles à la communauté musulmane multiplient des scènes de violence contre nous. Nous ne pouvons y rester pour prier par peur de nous faire agresser. Et donc on se rend soit à la mosquée centrale ou dans une mosquée quelconque de PK5 pour prier », regrette-t-il.

 

Au cœur de la crise centrafricaine, le quartier PK5 est devenu la dernière enclave musulmane de Bangui. Cette situation a permis de sauver les mosquées se trouvant dans le secteur. « Toutes les mosquées de PK5 n'ont pas été détruites parce que nous étions là et nous les avions protégées. Par contre en dehors de ce quartier, plus de 400 mosquées sont vandalisées à Bangui et dans les villes de provinces », témoigne Aliou Ousseini, imam de la mosquée Atick, la première mosquée du pays construite en 1945.

 

Depuis des générations, les communautés centrafricaines - musulmans et non musulmans - ont toujours vécu ensemble. Cette cohésion sociale, l'imam Aliou Ousseini espère la revoir un jour... « Une maison de culte qui ferme ses portes n'est pas une bonne chose en soi. Nous sommes un pays laïc. Centrafricains et musulmans sont condamnés à vivre ensemble. Nous les imams, ce que nous voulons c'est la paix. Nous n'avons pas un autre pays que la République Centrafricaine. »

RCA : des mosquées rouvrent leurs portes après 2 ans de fermeture

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