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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 18:33

 

 

 

Centrafrique/Bangui : Les habitants de PK12 et Begoua inquiets suite au retrait de la Sangaris de leur zone


 

Bangui, 16 mars 2015(RJDH)— Les habitants de la localité de Bégoua et ses environs s’interrogent de l’effectif des éléments de la gendarmerie basés à la brigade territoriale de  PK12  sortie nord de la capitale après le départ de la Sangaris la semaine dernière.

 

Le départ de la troupe de l’Opération  Sangaris basée à la brigade territoriale de PK12 à la sortie nord de Bangui, a crée un sentiment d’inquiétude au sein de  la population de PK12 et de ses environs.

 

Ces derniers se posent des questions sur l’effectif insignifiant des Forces Spéciales Intérieures présents sur la barrière ainsi que des moyens dont ils disposent pour maintenir la sécurité dans le secteur où le banditisme est de plus en plus récurrent. 

 

Le dimanche 15 mars aux environs de 19 heures sur la barrière de PK12, un seul élément de la gendarmerie était en faction.  Sous la guérite   proche de la barrière,  étaient réunis moins de 10 éléments des forces centrafricaines (La gendarmerie, la police, les agents des eaux et forêts, les services phytosanitaire...). De l'autre côté c’est le vide, quelques éléments de la gendarmerie se trouvaient à l'intérieur du poste.

 

Don de Dieu Simon, un commerçant au marché de Begoua pense qu’il y a des raisons de s’inquiéter « la présence de la Sangaris à  PK 12 nous a beaucoup aidés. S’il y’a  des cas d’exactions dans le secteur, la Sangaris intervient très rapidement mais avec l’arrivée de ces forces nationales dont l’effectif est très réduit et qui manquent de moyens, je pense qu’il faut s’inquiéter ».

 

Cette inquiétude est partagée par Isaac Degoto, habitant de PK12. « Je suis très  inquiet suite au départ de la Sangaris. Malgré la présence de cette force qui avait les moyens, l’insécurité régnait toujours dans certains coins de Begoua. Mais, quelle sera la situation après leur départ? »

 

« Nous leur sommes reconnaissants parce qu’ils ont joué un rôle important dans la crise. 

 

Il ont apporté une bonne contribution pour pacifier PK 12 qui est l’entrée et  la sortie de Bangui »,  a souligné Jean Charles Korongoto habitant du quartier golf (un secteur de PK12) qui se dit inquiet par le manque de moyen des forces centrafricaines qui ont relevé les éléments de la Sangaris sur la barrière de PK12.  « Mais ils laissent un vide parce que les éléments qui les ont remplacés n’ont pas les matériels qu’il faut pour faire face aux nombreux bandits qui organisent le désordre ici ».

 

Bonaventure Birlo, un autre habitant de Begoua demande au gouvernement d’envoyer d’autres éléments pour compléter l’effectif. « Le PK12, c’est le principal  axe qui alimente  la capitale, il est important que le gouvernement puisse augmenter l’effectif de nos militaires afin de maitriser la situation non seulement au PK12 mais aussi dans les autres coins ».

 

Le secteur de PK12 et ses environs sont sous contrôle des forces de la Sangaris depuis que cette opération est déclenchée en RCA en décembre 2013. La Sangaris s’est retirée le vendredi 13 mars 2015. Ce sont les forces centrafricaines baptisées Forces Spéciales Intérieures (FSI) qui ont pris la relève./

Judicaël Yongo

 

 

Centrafrique/Markounda : Une autorité communale se plaint de l'insécurité
 

Markounda, 16 mars 2015 (RJDH)- L’insécurité occasionnée  par des hommes armés est le quotidien de la population de la ville de Markounda (nord), a témoigné  une autorité locale jointe par le RJDH. Le dernier cas remonte au 13 mars où des maisons ont été incendiées dans plusieurs localités.

 

 « La situation de la population est précaire et préoccupante », a déploré cette autorité. « Des hommes en arme venus du Tchad sévissent dans la ville. Ils ont tué en deux jours trois personnes. Le 11 mars, ces inconnus ont tiré sur un jeune homme à 7 kilomètres de la ville et se sont emparé de sa moto. Le même jour, une autre personne a été assassinée au village de Béh, situé à 21 kilomètres par des inconnus », a-t-elle énuméré.

 

La même source a fait savoir que le 13 mars dernier, une autre personne a été tuée et quatre maisons ont été encore incendiées par des personnes non identifiées au village Béh.

 

Un habitant a  par ailleurs relevé que « des tirs sporadiques ont été entendus toute la journée du 12 au 13 dans plusieurs localités environnantes de la ville de Markounda. La ville a été déserte suite à cet incident organisé par des hommes en arme venus du Tchad. De nos jours la plupart des habitants se retrouve dans la brousse ».

 

 Aucune force de sécurité n'est présente dans la ville de Markounda. « Les forces onusiennes arrivent rarement dans la ville. La population est abandonnée à elle-même. La gendarmerie et la police sont quasiment inexistantes », a ajouté la source.

 

La population de la ville de Markounda interpelle le gouvernement afin qu’il déploie des forces armées centrafricaines (FACA) et celles de la Minusca dans la ville pour que les habitants retrouvent la sérénité. Les activités administratives tardent à reprendre dans cette localité. /

 

Auguste Bati-Kalamet.

 

 

Centrafrique/Bangui : Les magistrats campent sur leur position malgré l'appel à la reprise

 

Bangui, 16 mars  2015 (RJDH)—Réunis ce lundi 16 mars ,  dans une Assemblée Générale extraordinaire, les magistrats centrafricains décident  de poursuivre leur mouvement de  grève. Ils exigent  des précisions  sur le délai de versement de leur indemnité de responsabilité. Cette résistance fait  suite à un appel  à la  reprise des activités judiciaires,  lancées  le samedi le 14 mars dernier  par les chefs de cours et tribunaux, après une rencontre avec le gouvernement.

 

Au niveau de cours et tribunaux, les portes sont toujours fermées.  Les forces de l'ordre sont déployées devant  chaque salle d’audience. Ceci afin d’empêcher les magistrats de rentrer dans les salles pour leur Assemblée Générale, témoigne un des magistrats. Malgré tout, ils ont tenu leur assemblée générale sous les manguiers de la cour d’appel.

 

Un fait  qu'ils déplorent et qualifient d'humiliant. «  C’est très déplorable de  voir les magistrats  tenir une Assemblée Général débout sous les manguiers. Les gendarmes qui sont là,  et qui bloquent l’accès des salles aux magistrats, ne sont que nos auxiliaires. Je crois que l’exécutif même se moque de nous », s’est indigné Salomon Feïnganazouï, conseillé au conseil d’Etat.

 

A l’issus de cette rencontre, le syndicat des magistrats centrafricains, a décidé de poursuivre la grève qui était  prévue pour 8 jours, ce  jusqu’à ce que le gouvernement leur fixe un délai, pour le versement de leurs indemnités de responsabilité. « Les magistrats veulent que le gouvernement s’engage  à verser les indemnités à une date précise », a dit  Jules Bodenaï , vice président du Syndicat des magistrats centrafricains.

 

Il indique que l’appel à la reprise des activités fait le samedi par les chefs de cours et tribunaux n’engage pas le Syndicat. « Les chefs de cours et tribunaux sont nos chefs oui. C’est au  Syndicat ou encore à la base de décider.  Car  c'est le syndicat qui a lancé le mot d’ordre de grève », a fait savoir Jules Bodenaï.

 

José Christian Londoumon président de  la cour de cassation,  a quant lui, expliqué  que « c’est  suite aux  rencontres qui ont eu lieu entre le gouvernement, le syndicat et les chefs de cours et tribunaux,  que nous avons demandé aux magistrats  de reprendre le travail. Car  les magistrats ne rentrent jamais en grève. C’est des gens qui aiment le bien de tous,  je crois  que les audiences vont démarrer d’ici la semaine prochaine », a indiqué le président de la cour de cassation.

 

Cette grève des  magistrats  coïncide avec la vacance judiciaire qui est prévue du 1er mars au 31 mars de chaque année, par le décret numéro 97.273 du 14 Octobre 1997, réglementant les  vacances   et les rentrées judiciaires dans les juridictions de l’ordre judicaire. Pendant cette période il y’a ralentissement des activités judiciaires.

 

 Cependant, les responsables du syndicat des magistrats centrafricains  ont affirmé que  la vacance judiciaire, n’a pas d’impact sur cette cessation de travail. «  Le congé ne joue en rien sur la suspension du travail que nous observons. C’est en commun accord  que la base qu’on a pris ces décisions », a précisé Jules Bodenaï.

 

Une Assemblée Générale du corps judiciaire est prévue pour le 19 mars 2015 pour une autre Assemblée Générale./

 

Annette Maélaine Malebingui.

 

 

 

Centrafrique/Bangui : Des enfants traumatisés reçoivent une assistance psychologique
 


Bangui, 16 mars 2015(RJDH) --  Au total 450, victimes de traumatisme de guerre, se sont  libérés  de leurs maux, suite à des activités  cultuelles,  sous forme de thérapie  ludique, qu'ils ont menées la semaine passée. Une initiative de  l’Association "Passe-moi le relais France"  en collaboration avec  les  ONG nationales. Ces enfants ont souhaité le retour de la paix et appellent les Centrafricains à la réconciliation.


Les activités consistaient à faire de  dessins. Les enfants ont appris l'écriture artistique et  des chants. C'était lors de la clôture d'un atelier, le samedi 7 mars,  organisé par l'Association Passe-moi le relai que ces enfants se sont exprimés, sur ce qu'ils ressentent et ont appelé les Centrafricains à faire la paix.

 

Ils ont témoigné avoir souffert à cause de la  guerre. Ce qui a poussé  certains enfants à prendre des armes. "A l’exemple des enfants soldats, il est temps de cesser toutes les mauvaises pratiques et d’aimer notre nation. Car, c’est nous qui souffrons et qui aurons toujours faim",  a déclaré Gessica Gouhoutou, élève en classe ce CM2 au Centre Protestant pour la Jeunesse.

 

"Nous sommes tous égaux et unis par une seule langue qui est le ''Sango'' baissons les armes et construisons notre Pays", un appel lancé par  Pamela Lougouandé élève en classe de CE2 à l’école Notre Dame d’Afrique.

 

Le coordonnateur de l’association, "Les frères centrafricains", Ibrahim Bouhari,  a par la même occasion demandé aux parents de ne pas mêler les enfants des conflits. « On doit protéger les enfants et ne pas les associer  aux conflits. Les enfants  doivent se parler peu importe les religions les ethnies. Car ils sont l’avenir du pays »,  a-t-il.

 

 C'est dans le cadre du projet dénommé" Artisan de siriri" (Artisan de la paix) que cette activité a été menée. Elle concerne huit établissements scolaire, identifiés dans les arrondissements de Bangui./

 

Bienvenue Marina Moulougnatho

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