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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:38

 

 

Centrafrique/Bangui : Deux ans après l’ex-Séléka, la lutte contre l’impunité se poursuit
 

Bangui, 24 mars 2015 (RJDH)—Le 24 mars rappelle la prise du pouvoir par la coalition Séléka en 2013. Après avoir franchi la ligne rouge tracée par la Misca à l’époque, les troupes de cette rébellion ont marché sur Bangui. D’après certains observateurs de l’actualité centrafricaine, le cycle infernal de violence est né de l’impunité qui a toujours caractérisé les différents régimes centrafricains. Ils ont vu en la coalition Séléka l’apothéose de cette situation dramatique.

 

Du coup, après la démission de Michel Djotodia et de son Premier ministre Nicolas Tiangaye mettant un terme au règne de la Séléka, les projecteurs se sont braqués sur la lutte contre l’impunité. Arrêter, juger et condamner les auteurs des crimes de violation des droits humains équivaudrait à ramener la paix en Centrafrique, proclame-t-on.

 

Ainsi, dans les différentes résolutions prises dans le cadre de la résolution de la crise centrafricaine, la lutte contre l’impunité est devenue le cheval de bataille de la communauté internationale et des autorités de la transition. Cela s’est traduit tout au long de l’histoire du pays par des arrestations médiatisés et commentées de par tout le pays.

 

Les plus importantes sont celles du général des Anti-Balaka, Rodrigue Ngaibona alias Andjilo, Ousmane Mahamat Ousmane, Vice-président du Front Populaire pour le Redressement de Centrafrique (FPRC), faction de l’ex-Séléka favorable à l’ancien président Michel Djotodia et pas plus tard qu’hier de Romaric Vomitiadé, ministre du tourisme pour viol de mineure. En plus de cela, la Minusca a affirmé avoir arrêté plus de 15 00 personnes pour des faits divers. D’après une source proche de la maison carcérale de Ngaragba, 700 personnes y sont logées présentement.

 

Du côté de la présidence centrafricaine, l’on affirme ne pas être en marge de cette dynamique. D’après la présidente de la transition Catherine Samba-Panza. D’abord « notre volonté de lutter contre l’impunité s’est manifestée par la réhabilitation des Commissariats, de la Gendarmerie, des Prisons, du palais de la justice etc. Nous avons mis à la disposition des forces de sécurité intérieure des moyens mobiles afin qu’elles puissent barrer la route au banditisme », a-t-elle répondu sur les ondes de la RFI.

 

 Ensuite, elle a indiqué que parmi les crimes commis en République Centrafricaine, il y en a qui relèvent de la compétence des juridictions internationales. « Dans les crimes commis en Centrafrique, il y en a de grave et de grande échelle et qui relèvent du Droit International Humanitaire. Notre volonté de lutter contre l’impunité se fait également remarquer dans le mémorandum signé avec la communauté internationale qui prévoit que des appuis soient apportés aux autorités centrafricaines au cas où des insuffisances se seraient constatées dans le système judiciaire ».

 

Entre temps, la coalition Séléka n’a pas pour autant disparu définitivement. Elle s’est morcelée en trois coordinations politiques et militaires.  le FPRC, faction de Michel Djotodia, l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass et le PRC de Joseph Zoundéiko. Ils ont des hommes armés disséminés à travers le pays dont certains dans trois bases de la capitale./

 

Naim-Kaélin ZAMANE


 

 

Centrafrique/Bossangoa : L’eau potable devient rare dans la ville après l'interruption du générateur de la SODECA

 

Bossangoa, 25 mars 2015(RJDH)-- Le générateur de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) de Bossangoa est tombé en panne depuis une  semaine. La population doit parcourir de trois à cinq kilomètres pour s’approvisionner en eau mais non potable.

 

Pendant cette saison sèche, la population de la  ville de Bossangoa s’est confrontée à de sérieux problèmes pour s’approvisionner en eau potable dans la ville. « Les femmes quittent entre trois à cinq heures du matin et parcourent parfois cinq kilomètres pour s’approvisionner en eau potable dans la ville. Les habitants de la ville de Bossangoa sont obligés de consommer de l’eau non potable », a rapporté une autorité communale. 

 

Bernadette Denam, une habitante de la ville de Bossangoa s’interroge que les conséquences de la consommation d’eau potable dans la ville. Elle se dit très  inquiète du manque d’eau potable dans la ville, et demande au gouvernement et aux ONG œuvrant dans la ville de leur venir en aide,  car « l’eau c’est la vie », rappelle –telle. 

 

Cette pénurie d’eau potable dans la ville de Bossangoa s’explique par l’absence du générateur de la SODECA de Bossangoa qui est tombé en panne depuis une semaine.

 

Une source proche de la SODECA de Bossangoa a fait savoir que ce dysfonctionnement  est lié à l'interruption de groupe électrogène. La pièce endommagée a été commandée à l'étranger. Elle avoue ne pas avoir une idée sur la date précise de l'arrivée de cette pièce de rechange. /

 

Hyppolite Feidangai  


 

Centrafrique/Bangui : Le Premier ministre Mahamat Kamoun se réjouit de la visite de la cheffe de l’État à Ndélé

 

Bangui, 25 mars 2015 (RJDH) Le chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun se dit satisfait de la visite de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Cette visite effectuée le 21 mars, marque le retour de l’autorité de l’État dans cette zone.

 

Selon les termes d’un communiqué de la Primature, publié le 24 mars, la visite de Catherine Samba-Panza est intervenue après celle de Mahamat Kamoun au mois de décembre 2014 et «marque incontestablement le retour de l’État dans cette partie du pays ».

 

S’inscrivant également dans la logique de la réconciliation nationale et du dialogue entre Centrafricains,  « cette visite du Chef de l’État de la Transition a redonné espoir à la population meurtrie de Ndélé et a permis à la présidente et toute sa délégation de se rendre compte des actions menées par le Premier ministre Mahamat Kamoun et son gouvernement pour redéployer les services de base en province et restaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine ». 

 

Signé de Georges Adrien Poussou, ministre Conseiller spécial du Premier ministre, le communiqué conclut qu’ « en effet, le chef du gouvernement, se félicite de la ferme détermination du chef de l’État de la Transition de remettre le pays sur les rails et de sa volonté de conduire cette Transition consensuelle et apaisée à bon port, dans les délais convenus. Le chef du gouvernement, salue enfin l’engagement sans relâche de la communauté internationale aux côtés de notre pays dans la crise sans précédent qu’il traverse ». 

 

De décembre 2014 en mars 2015, deux importantes visites des autorités de la transition y sont effectuées. Il s’agit de celle de Mahamat Kamoun en décembre 2014 et de la cheffe de l’État le 21 mars 2014./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Centrafrique/Moyenne-Sido : Difficiles conditions de vie des déplacés
 

Kabo, 25 mars 2015 (RJDH)- -Les déplacés  de Moyenne-Sido (extrême nord), vivent dans des conditions déplorables. Ils ont des difficultés à s’approvisionner en vivres, suite à la fermeture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. Deux personnes du site des déplacés de cette localité seraient portées disparues la semaine dernière. Un constat fait par une autorité communale jointe par le RJDH.

 

La frontière entre la Centrafrique et le Tchad a été fermée suite aux conflits armés. Dans la communale de Moyenne Sido, les déplacés qui ont été transférés dans cette localité, éprouvent des difficultés suite à la recrudescence de l’insécurité.

 

Une autorité communale jointe par le RJDH a fait  savoir que deux des personnes vivant sur site des déplacés ont été emportées par des personnes non identifiées. « Nous sommes restés sans nouvelles de ces deux personnes enlevées la semaine dernière», a déploré l’autorité communale.

 

Pour Moussa, un habitant de la commune de Moyenne Sido, le mouvement des habitants de la ville de Kabo, Markounda et de Moyenne Sido vers le Tchad est compromise par les forces tchadiennes. « Nous ne pouvons pas traverser la frontière pour aller nous procurer des vivres, des médicaments et des produits de première nécessité. Les déplacés qui s’entêtent sont passés à tabac », a déploré cette source.

 

Plus de 3000 déplacés vivent dans des conditions déplorables. Ils interpellent le gouvernement à plaider auprès du gouvernement tchadien pour la réouverture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. /

 

Japhet Béroféi.


 

Centrafrique/Lambi : Au moins 80 peulhs, sous protection de la communauté, vivent dans la précarité

 

Lambi, 25 mars 2015 (RJDH) Au moins 80 peulhs vivent dans des conditions difficiles dans la commune de Lambi, située à 185 kilomètres dans la sous préfecture de Bossembele. Selon les informations du RJDH, ces peuples pasteurs sont sous la protection des habitants de cette commune depuis plus d’un an.

 

Omer Aristide Tonzi, président du groupement ‘’Demoyongo’’ qui s’occupe de ces peuples autochtones, a indiqué que  80 peulhs vivent dans la précarité, sans assistance humanitaire. « Ils circulent librement et exercent leurs activités pastorales malgré que les ex-Séléka aient emporté 4 troupeaux, leur appartenant. Ils ne reçoivent pas d’assistance humanitaire et leurs enfants ont des difficultés à fréquenter l’école par manque de fourniture scolaire », a-t-il expliqué.

 

« Nous avons perdu la semaine passée deux membres de cette communauté, Ils sont morts des suites du paludisme. C’est regrettable de vivre dans une situation très pénible et de ne pas bénéficier d’aune aide », a fait observé la source.

 

Selon la source, les ONG humanitaires sont passées discuter avec  les peulhs de Lambi mais sans suite favorable. « Il y a de cela 8 mois, l’ONG ACORD leur était venue en aide. La Croix-Rouge aussi avait distribué des moustiquaires,  l’Archevêque et la Caritas avaient soigné ces peulhs à un moment. Mais depuis au moins 10 mois, il me semble que ces peuples sont tombés dans les oubliettes », a regretté ce leader communautaire.

 

« Ces peulhs n’ont même plus envie de vivre dans la commune. Mais, nous avons acheté des bœufs et des moutons pour eux et ils s’occupent de l’élevage dans la commune. C’est encore faible comme notre appui, c’est pourquoi nous sollicitons l’appui des partenaires pour aider ces peuples », a ajouté Omer Aristide Tonzi.

 

Le groupement ‘’Demoyongo’’, crée en 2003,  s’occupe de la protection des veuves, des orphelins, des éleveurs, des personnes vivant avec le VIH et la protection des minorités peulhs./

 

Fridolin Ngoulou


 

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