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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 01:12

 

 

Quatre candidats à la une, platitude servie au peuple Centrafricain désorienté et déboussolé, politique fiction, entente factice, alliance surprenante et incongrue, club des quatre… c’est en ces termes que la presse  a rendu compte de la rencontre et de la conférence de presse du 23 février des quatre candidats déclarés à l’élection présidentielle de 2015, Le Professeur NGUEREKATA, Maître MBOLI-GOUMBA, Monsieur WILLYBIRO, Monsieur BENDOUGUA. En fait, la presse pense ainsi avoir trouvé les expressions définitives pour pouvoir diaboliser le Professeur Gaston NGUEREKATA,  candidat que l’opinion publique trouve de cohérent, dynamique, courageux, novateur et à l’avant-garde. C’est trop allé en besogne que de penser que le nécessaire dialogue avec les autres candidats et la responsabilité politique collective des candidats déclarés  gomment le caractère imaginatif et singulier de la campagne du Professeur.

 

Avant toute chose, il n’est pas inutile de rappeler que face à l’illisibilité du chronogramme des opérations pré-électorales, il n’est nulle part demandé aux candidats déclarés de se mettre dans l’obligation d’accompagner la transition dans les moindres de ses manœuvres politiciennes alors que tout le monde sait que la réconciliation nationale, la paix, l’autorité de l’Etat  se seront pas au rendez-vous fin août 2015, date prévue pour la fin de la transition.

 

Dès lors, il nous semble justifié que les quatre candidats déclarés à la présidentielle puissent commencer à réfléchir à une nouvelle forme de « morale provisoire »  une espèce de « légitimité provisoire » dans l’éventualité d’un nouveau report  de la transition. Nous pensons, par exemple, à la mise en place d’un Conseil Politique Provisoire,   une autorité politique de surveillance dans laquelle pourra siéger une partie de la classe politique.

 

En fait, ce qu’il faut retenir de la rencontre ouverte des quatre candidats déclarés c’est qu’ elle a permis à une partie des principaux acteurs de la vie politique nationale, aux principales personnalités qui seront demain concernées par les élections à venir, sans préjuger de leurs stratégies électorales, de leurs trajectoires politiques passées ou futures,  de leurs responsabilités supposées  ou situations politiques vis-à-vis de la charte de transition ou des enquêtes judiciaires en cours, de pouvoir s’exprimer sur des questions d’intérêt national. Cette démarche est en elle-même une innovation sur l’échiquier politique national, un autre modèle de structuration de la vie politique qu’il faut saluer.

 

D’ailleurs, il semble prématuré de parler d’alliance à un moment où toutes les conditions permissives pour une alternance démocratique à la transition ne sont pas réunies.

 

L’autre mérite de la démarche des quatre candidats déclarés est d’avoir assigné de manière informelle à leur plate-forme le rôle désormais de sentinelle du jeu politicien subtil qu’affectionne les autorités de la transition pour tenter de se maintenir au pouvoir car elles y trouvent leurs comptes personnels, le pays en tire aucun profit.

 

Enfin, on peut se poser la question, en quoi ce rapprochement placerait-il de fait les quatre candidats à l’extrême de l’échiquier politique national alors que les problématiques soulevées au cours de cette conférence de presse dépassent de loin les questions de stratégie électorale ou de programme politique.

 

 

Roger  ANDJALANDJI, Paris

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