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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 16:41

 

 

Par RFI 16-03-2015 à 00:01

 

Depuis ce dimanche minuit, le mandat d'Eufor-RCA est officiellement terminé. Les 700 militaires de la force européenne ont quitté la Centrafrique. Leur mission visait à accompagner le déploiement de la Minusca et sécuriser l'aéroport de Bangui ainsi que les 5e et 3e arrondissements de Bangui.

 

Au cœur du 3e arrondissement de Bangui, le quartier du PK5 ne fait plus figure d’enclave assiégée. Les commerces ont rouvert, les clients reviennent petit à petit du reste de la ville et les musulmans du quartier se rendent jusqu’au centre-ville sans grands risques.

 

Si la sécurité est là, c’est grâce au travail d’Eufor-RCA, s’accorde-t-on à dire ici. « Ils ont bien travaillé. Ils vont partir, on va bien regretter, comme ils ont tout fait. Ils ont ramené la paix, maintenant il y a une cohésion sociale. On est là, musulmans et chrétiens, ensemble », se réjouit Abdel, un habitant du quartier. Moussa, lui, a du mal à cacher une certaine inquiétude : « Avec l’Eufor qui sillonne les rues, les malfaiteurs ont peur de se promener avec des armes. Mais une fois qu’elle sera partie, je ne sais pas… Inch’Allah, on va voir si ça peut aller. »

 

En attendant le déploiement des policiers et des gendarmes, la sécurité du 3e arrondissement revient à la Minusca. « On leur fait confiance parce qu’ils sont des Africains comme nous. Espérons qu’ils vont mettre de l’ordre. Eux aussi ont travaillé avec Sangaris, avec l’Eufor. Ils ont aussi l’idée de rétablir la paix, donc on leur fait confiance », confie Ibrahim. La réouverture du commissariat du 3e aura lieu dans quelques jours. Un événement que tout le monde attend au quartier PK5, comme un nouveau signe d’un retour à la normale.

 

Mission remplie

 

Au terme de la mission d’Eufor-RCA, son patron, le général Philippe Pontiès, ne cache pas sa satisfaction. « Si on compare la situation d’aujourd’hui à celle qui prévalait il y a un an, on a des raisons d’être collectivement fiers », déclarait-il il y a quelques jours. On retiendra d’Eufor-RCA son accouchement aux forceps, des semaines de négociations difficiles entre Etats membres. La force ne dépassera d’ailleurs pas les 700 hommes, dont un tiers de Français et un contingent de 150 Géorgiens, sur les 1 000 souhaités au départ.

 

Sur le terrain, il faut attendre deux mois pour qu’Eufor soit en mesure de prendre en charge la totalité des secteurs qui lui sont alloués : l’aéroport de Bangui, ainsi que les 3e et 5e arrondissements, certains des points les plus chauds de la capitale. Mais les résultats se font sentir et la force européenne parvient à faire baisser la tension. La force est aussi un appui aux populations. Elle installe ainsi un pont pour relier les 2e et 3e arrondissements.

 

Eufor-RCA a donc plié bagage, mais l’Union européenne garde une implication militaire en Centrafrique : Eumam, 60 conseillers chargés d’aider les autorités de transition à réhabiliter les forces armées centrafricaines.

 

 

Centrafrique: fin de la mission militaire de l'UE, des formateurs prennent le relais

 

16/03/15 (AFP)

 

L'Union européenne a officialisé lundi l'envoi de formateurs européens pour les forces armées centrafricaines à Bangui après la fin la veille de sa mission militaire Eufor RCA.

 

"Toutes les composantes sont rentrées dans leur pays", a indiqué dans un communiqué l'Eufor RCA, qui a compté jusqu'à 700 soldats au plus fort de son déploiement pendant neuf mois. Les soldats ont progressivement passé le relais à la force de l'Onu en Centrafrique (Minusca), qui a commencé à se déployer en septembre 2014.

 

Les Européens ont dès la mi-novembre remis la sécurisation de l'aéroport de Bangui entre les mains de la Minusca. Fin février, les soldats onusiens ont commencé à assurer le maintien de l'ordre dans le cinquième et dans le très sensible troisième district, qui compte la seule enclave musulmane restante de la capitale, à la place des soldats européens.

 

"La mission EUMAM (EU Military Advisory Mission) est déployée en même temps pour faciliter la réorganisation des forces armées africaines", a indiqué Eufor RCA. Les ministres européens des Affaires étrangères de l'UE avaient décidé en janvier de mettre sur pied cette mission de conseil, une façon de maintenir la présence européenne à Bangui. Elle a été officiellement lancée ce lundi à Bruxelles par les ministres des Affaires étrangères des 28.

 

Cette mission "conseillera les autorités militaires de RCA sur les réformes nécessaires pour transformer les forces armées centrafricaines en une armée professionnelle, ethniquement représentative et sous contrôle démocratique", a indiqué l'UE dans un communiqué.

 

Ses formateurs assisteront l'état-major centrafricain sur la gestion et une future réforme de l'armée, sur les programmes d'entraînement et pourront aussi mener des formations "non-opérationnelles" limitées.

 

Forte d'environ 60 hommes, la mission, basée à Bangui, sera dirigée par le général français Dominique Laugel, pour une durée initiale d'un an.

 

L'armée française commence pour sa part à diminuer sa présence dans le pays, réduisant dans un premier temps ses effectifs de 2.000 à 1.700 soldats, en passant là aussi le relais à la Minusca.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé et la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique opposant des milices principalement chrétiennes, les anti-balaka, aux rebelles Séléka, essentiellement musulmans.

 

La présence de trois forces internationales --la force française Sangaris, l'Eufor RCA et la Minusca-- a permis de stabiliser la situation, sans pour autant pacifier l'ensemble du territoire.

 

 

Eufor-RCA passe la main à la Minusca ce 15 mars à Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 16 mars 2015 09:51

 

L'opération militaire sous conduite de l'Union Européenne en Centrafrique Eufor-RCA transmet officiellement le flambeau à la mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique, Minusca ce dimanche 15 mars 2015.


Le général Philippe Pontiès, commandant l’opération Eufor-RCA qualifie de positif  les 11 mois de déploiement de leurs soldats en Centrafrique. « Aujourd’hui, nous quittons Bangui, nous quittons une ville apaisée. Les camps des réfugiés sont en train de se vider et, les déplacés rentrent chez eux, j’ai effectivement le sentiment que le devoir est accompli », a déclaré le commandant de l’Eufor-RCA dans son adresse à la presse à Bangui.


Philippe Pontiès évoque des avancées significatives en matière de dialogue, de la liberté de mouvement des populations et de la réconciliation nationale.

« Nous partons sur fond d’avancées en matière de préparation des consultations électorales, la reprise de la vie économique et sociale, une certaine sérénité retrouvée à Bangui, l’emblématique marché de PK5 qui a repris son développement, et des banguissois de toutes communautés qui amorcent des rapprochements en vue de retrouver leur vivre-ensemble », a ajouté général Pontiès.


L’opération militaire de l’Union Européenne en Centrafrique (Eufor-RCA) a été lancée en avril 2014 en soutien à l’opération française Sangaris. Eufor-RCA avait deux missions : contrôler l’aéroport et sécuriser deux arrondissements (3e et 5e) à Bangui, des secteurs plus sensibles qui ont été le théâtre d’affrontements communautaires.

Avec un effectif de 700 militaires, dont des gendarmes contre le millier d’hommes initialement prévu, la mission a trouvé du succès auprès de la population à Bangui. « On peut dire que leur présence a permis de rétablir un début de sécurité à Bangui. La présence de ces soldats européens a beaucoup rassuré la population », a reconnu un habitant du quartier de Miskine dans le 5e arrondissement.

« La mission a été positive en majorité car on sent que la spirale de la violence et des agressivités a baissé, même si cela n’est pas encore à un niveau appréciable », a témoigné pour sa part Innocent Kparè, professeur d’anglais à Bangui.

« Le seul fait pour moi d’arriver deux fois de suite au PK5 où l’on disait que les chrétiens ne pouvaient s’y aventurier est pour moi suffisant pour dire qu’Eufor a bien travaillé », explique un cadre de l’administration centrafricaine.


Cependant, certains sont restés sur leur soif. « Ils sont venus en Centrafrique pour désarmer tous les groupes armés dont Séléka et Antibalaka. Ils n’ont pas encore fini de le faire et, veulent rentrer. On est dans l’embarras », a déploré Hervé Konga, rencontré au centre-ville de Bangui. « Je vois que c’est négatif parce que la population ne vaque pas encore librement à ses occupations tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Donc Eufor ne nous a pas donné satisfaction », a témoigné pour sa part Eugénie, une mère de foyer.


Eufor-RCA se retire, mais après avoir préparé le terrain à une autre mission européenne, Eumam qui sera déployée d’ici fin mars pour aider à la restructuration des forces armées centrafricaines. « Eumam est une mission de conseil au profit des autorités centrafricaines pour les aider à formaliser leurs besoins en matière des forces armées centrafricaines, c’est-à-dire exprimer le modèle d’armée souhaité », a précisé le général Philippe Pontiès.

 
Aujourd’hui, Eufor se retire, la force onusienne en Centrafrique tire vers sa pleine opérationnalité ; malgré tout, Bangui fait encore face à une persistance de criminalité et de banditisme. Le commandant en force de Eufor recommande une approche judiciaire pour lutter contre l’impunité, réduire les activités criminelles ainsi que la circulation illégale d’armes dans la ville.

Centrafrique: le mandat d’Eufor-RCA officiellement terminé

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Centrafrique-Presse.com